Démission de Madické Niang du PDS : Abdoul Aziz Diop va le remplacer à l’Hémicycle

La démission de Me Madické Niang du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) entraine de facto la perte de son siège à l’Assemblée nationale. Le coordonnateur des cadres libéraux, Abdou Aziz Diop devrait le remplacer.

Le règlement intérieur de l’Assemblée nationale est sans équivoque. Un député qui démissionne de son parti perd ipso facto son mandat et est remplacé et par son suivant direct dans la liste de son parti ou de sa coalition. Le candidat de la Coalition Madické Président a rompu les amarres avec le Parti démocratique Sénégalais (PDS) la semaine passée. 

Abdoul Aziz Diop coordonnateur des cadres libéraux est son suivant immédiat sur la liste proportionnelle du PDS. Par conséquent, il va hériter du siège de Madické Niang qui annoncé sa démission suite à des bisbilles avec le secrétaire général national du PDS qui lui a refusé tout soutien et l’a voué aux gémonies. 

Pourquoi Madické Niang tourne la page Pds ?

Présenté à l’élection présidentielle du 24 février sans l’assentiment du parti de l’ex président, Abdoulaye Wade, mais qui n’en était pas exclu, 
Madické Niang a annoncé ce weekend, qu’il va quitter le Pds.

Ce samedi, Madické Niang a réuni ses militants et a décidé de tourner la page Pds. Durant la campagne électorale, l’ancien ministre a fait cavalier seul, sans les moyens ou le maillage territorial du Pds et sans le soutien de Me Wade.

Alors que la candidature de Karim Wade n’est pas reconnue, la ligne du Pds est restée intangible : Karim ou rien.

Cette démission doit être officialisée au niveau des instances de son ancien parti.

Audio : Massaly démissionne du Pds, traite Wade de tous les noms et menace de…

Mamadou Lamine Massaly est très remonté contre le Pape du Sopi, Abdoulaye Wade.

En direct sur Rfm; il déclare démissionner du toutes les instances du Parti démocratique Sénégalais à cause du non soutien de Abdoulaye Wade à son candidat Madické Niang lors de la Présidentielle de 2019.

« Abdoulaye Wade nous a surpris. Nous avons pendant longtemps travaillé pour lui mais il ne valait pas la peine. Je demande pardon à tous ceux, à qui j’ai fait du tort. Je demande pardon à Idrissa Seck, Souleymane Ndéné Ndiaye et tous les autres. Je suis en train d’écrire un livre mais je vais tout dévoiler. Le vieux nous a vraiment surpris… », crie – t-il!

Une première depuis l’Indépendance : Une présidentielle sans le Ps et le Pds

Une grande page de l’histoire politique sénégalaise se ferme. C’est pour la première fois, depuis l’Indépendance du Sénégal qu’une élection présidentielle s tient sans le Parti socialiste du premier Président du Sénégal et le Parti Démocratique Sénégalais (Pds), de l’opposant charismatique, Me Abdoulaye Wade, fondateur de ce parti. L’invalidation des candidatures de Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall par le Conseil constitutionnel est passée par là.

Et aujourd’hui, organiser une élection présidentielle sans la participation du Parti démocratique sénégalais (Pds) et du Parti socialiste (Ps) n’est autre que la fermeture d’une grande page de l’histoire politique sénégalaise.

La scission au sein du Ps

Tout est parti du compagnonnage entre le Président Macky Sall et le arti socialiste dés le second tour de la présidentielle de 2012. Le parti fondé par Lepold Sédar Senghor, le premier président du Sénégal, avait participa ç la victoire de l’Apr contre Wade en 2012. Ce fut le début d’une alliance sans précédent. Ce qui n’est pas du goût de certains responsables du parti avec à la tête, Khalifa Sall, alors maire de Dakar. C’est le début d’une guerre froide entre Ousmane Tanor Dieng et Khalifa Sall.

Ainsi, des jeunes favorables à Khalifa Sall réclament le départ d’Ousmane Tanor Dieng de la direction de leur parti. Dans le camp du Secrétaire général du parti socialiste, on refuse d’attendre que la coupe soit pleine pour réagir. Ainsi, les socialistes de la commune de Grand-Dakar prennent le contre-pied du Mouvement And Dolel Khalifa Sall. Ils demandent à Ousmane Tanor Dieng de se présenter au prochain congrès de leur parti.

Après les défaites de Tanor Dieng aux présidentielles de 2007 et de 2012, des vents de contestations commencent à se soulever dans le parti pour réclamer du sang neuf. Dès lors, Khalifa Sall, Maire de Dakar et Me Aïssata Sall symbolisent ce besoin de cure de jouvence du parti de Léopold Sédar Senghor.

Cette fracture était totale lors des dernières élections où Khalifa Sall partit sous sa propre bannière « Taxawu Dakar » puis « Taxawu Sénégal » lors des dernières législatives. Par ailleurs, Ousmane Tanor Dieng soutient le président Macky Sall qui l’a fait nommer président du HCCT (Haut Conseil des Collectivités Territoriales). De même, deux de ses partisans sont nommés ministres, Serigne Mbaye Thiam (ministre de l’éducation) et Aminata Mbengue Ndiaye (ministre de l’élevage).

En réunion du Bureau Politique (BP) et Secrétariat exécutif permanent, Ousmane Tanor Dieng et ses camarades officialisent leur soutien au président Macky Sall pour l’élection présidentielle du 24 février 2019.Par conséquent, c’est une première dans l’histoire politique du pays, le parti socialiste n’aura pas de candidat pour la prochaine élection présidentielle.

Khalifa Sall et son camp se désolidarisent et compte se présenter à la présidentielle de 2019.

C’est à partir de ce bras de fer que connaissent les déboires de l’ancien maire de la capitale Sénégalaise. La suite est connue, Khalifa Sall est emprisonné et perd son droit de vote.

Une première au Pds

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) tient plus que jamais à la candidature de Karim Wade à la présidentielle du 24 février 2019. Le chargé des élections du parti libéral Cheikh Dieng a intimé le régime de Macky Sall de rétablir le fils de l’ancien Président sénégalais dans ses droits, «s’il ne veut pas plonger le pays dans le chaos. Nous affronterons Macky Sall, nous maintenons la candidature de de Karim Wade. Il sera candidat ou alors le Président Sall assumera tout ce qui s’en suivra».

Suite à son emprisonnement dans le cadre de l’enrichissement illicite, la candidature de Karim Wade a été invalidée. Et les recours disposés par le Pds auprès du Conseil constitutionnel, afin de permettre à son candidat de participer à la Présidentielle 2019, ont été rejetés.

Pas de plan B au Pds

L’ancien président de la République Me Abdoulaye Wade s’est prononcé sur le rejet de l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales. Wade-père soutient qu’il n’y aura pas d’élection au Sénégal sans le candidat Karim. «Le Pds va appeler la Jeunesse à se rendre au ministère de l’Intérieur et dans les gouvernances pour s’emparer et brûler les listes électorales ne comportant pas les noms de ces deux candidats».

«Le Pds n’a pas de plan B et «ne soutient personne», a déclaré Wade. Pour dissiper tout doute sur son éventuel soutien à Madické Niang, l’ancien président de la République prévient : «Il est sorti du Pds, il n’a qu’à cesser d’utiliser les symboles de notre parti. S’il n’arrête pas, je vais porter plainte contre lui».

Accord de Wade pour soutenir Macky Sall : Le PDS dément Ahmed Khalifa Niasse et précise…

La cellule de communication du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) informe l’opinion nationale et internationale que la visite rendue par Me Abdoulaye Wade, secrétaire général national à Cheikh NIASSE et à ses frères et sœurs ainsi qu’à Ameth Khalifa NIASSE avait un caractère purement personnel. 

A aucun moment il n’y a eu d’échanges politiques entre Ameth Khalifa NIASSE et Me WADE qui à la fin, se sont isolés à la demande de Ahmed K. Niasse qui tenait à lui présenter des membres de sa famille. 

La Cellule de communication du PDS rappelle que la position officielle et constante du parti est de s’opposer avec tous les moyens légitimes à un scrutin dont tout le monde s’accorde à dire qu’il manque de transparence. 
En conséquence aucune consigne de vote n’a été donnée en faveur de l’un quelconque des candidats. 

Réunion du comité directeur du PDS : Wade va parler

Le comité directeur du PDS se réunit ce mercredi 13 février 2019 à l’hôtel Terroubi, situé sur la corniche Ouest de Dakar à partir de 17 heures. Selon un communiqué parvenu à Senego, la réunion sera présidée par le Président Abdoulaye WADE, Secrétaire Général National du parti.

Une rencontre est prévue avec la presse au sortir de cette réunion, une occasion certainement pour l’ancien président Abdoulaye Wade de se prononcer sur la suite de son combat. Son combat, faut-il le rappeler, est de parvenir à faire boycotter la prochaine présidentielle sénégalaise.

Audio : Pourquoi le Pds fait partie de la Présidentielle du 24 février…

Pourquoi le Pds appelle-t-il à la mobilisation pour accueillir son Sgn, Me Wade, d’autant plus qu’il n’est pas partant pour la Présidentielle ? Lamine Bâ, membre du comité directeur du Pds, s’explique sur les ondes de la Rfm.

« On n’a jamais raté une élection au Sénégal. Pour celle du 24 février-ci, souligne-t-il, le Pds est présent sur tout le processus. Même si le président Macky Sall a exclu notre candidat déclaré, Karim Wade, de la course à la Présidentielle ».

Kaolack : Le Pds tourne le dos à Wade et rejoint Idy

Les libéraux de Kaolack ont décidé de ne pas suivre la logique de Me Wade. Aussi comptent-ils bien choisir un candidat. En réunion ce mercredi, ces membres de la fédération urbaine du parti bleu se sont rangés derrière Idrissa Seck.

«Nous n’avons rien compris dans la déclaration de Me Abdoulaye Wade. Le Pds ne peut ne pas avoir de candidat. Sur ce, nous avons décidé de soutenir Idrissa Seck», déclare Ousseynou Goumbala, président de ladite fédération. Selon l’ancien directeur des Bourses, des cinq candidats, ils sont plus proches de celui de la coalition « Idy-2019 ».

Présidentielle 2019 : Karim Wade out, Madické Niang finalement candidat du PDS ?

Le verdict du Conseil constitutionnel est tombé, le matin du lundi 14 janvier 2019. Et comme beaucoup l’avaient déjà annoncé, à l’image du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, Karim Wade n’est pas encore candidat. Face à cette situation, Me Madické Niang, candidat ayant passé le cap des parrainages, est le seul libéral avoué à bord.

Le schéma faisant, le leader de la coalition Madické 2019, composée de plus de 14 entités politiques, est dans les mesures de devenir un des vrais challengers de Macky Sall, au soir du 24 février 2019. Et pour cause, des pontes du PDS sont prêts à l’accompagner, l’appuyer, après la presque élimination de Karim Wade.

Après tout, Madické Niang avait toujours clamé et sans ambiguïté son appartenance au PDS et son désir d’accompagner Karim Wade, si jamais sa candidature venait à être validée. La logique ne voudrait-elle pas que tous les soutiens de Karim Wade se réunissent autour du seul candidat héritier du PDS afin de conquérir le palais ?

Et plus, des pontes du parti du Pape du Sopi, trouvent en la personne de Madické Niang, l’alternative crédible. La figure tant recherchée pour pallier au départ de Me Wade qui, depuis, a laissé un vrai vide.

Me Madické Niang, malgré toutes les tentatives de discréditation de sa candidature fait son bonhomme de chemin. Il a su massifier là ou Macky Sall, malgré d’énormes efforts reste toujours sans succès. A Touba, comme à Dakar, qui représentent plus de la moitié de l’électorat sénégalais, Me Madické Niang a su s’entourer des grands électeurs. Ces derniers pouvant renverser la tendance avec tout le poids électorale qui les accompagne.

En outre, faut-il souligner que Abdoulaye Wade, qui a récemment annoncé son retour à Dakar, est convaincu que si appui il doit donner, ce sera pour un libéral. Autant dire qu’il sera du côté de son « petit-frère » et ancien ministre, Me Madické Niang… si la logique de l’ancien président va jusqu’au bout !