Chef de l’opposition : Macky table sur Sonko au détriment d’Idrissa Seck

Banni hier aujourd’hui adulé, c’est ce qu’on est tenté de dire des relations jusque là exécrables entre le Président Macky et le leader de Pastef, Ousmane Sonko. Pour le statut de chef de l’opposition, le Chef de l’Etat préfère Sonko à Idrissa Seck. Comme si le statut  relève  moins des résultats de la présidentielle que des humeurs  du Premier sénégalais.

Désormais, Idrissa Seck devrait se rendre à l’évidence que le camp du pouvoir le fuit comme de la peste. Mieux, le Macky ne serait plus à l’aise depuis que le leader de Rewmi a jeté l’opprobre sur les résultats du scrutin présidentiel en tenant le Président Macky responsable de tout ce qui arriverait. Un casus bellimal reçu par la majorité et qui est renforcé par le silence de cimetière d’Idrissa Seck.

En l’espèce, c’est une sorte de paranoïa qui habite désormais le camp du pouvoir car beaucoup de zones d’ombres entourent les résultats du scrutin présidentiel. Et ce qui ne s’est pas dit est beaucoup plus visible que ce qui s’est dit dans cette affaire. Ousmane Sonko qui était avant la présidentielle,l’homme politique à abattre par tous les moyens, est soudain devenu plus proche que jamais au Macky en termes de sympathie ou de stratégies de diversion.

En tous les cas, Macky préfère Sonko à Idy pour le statut de chef de l’opposition. S’il est vrai que le Président de la République peut avoir toutes les intentions du monde en jetant son dévolu sur Sonko mais le Chef de l’opposition devrait dans les normes revenir à celui qui vient après le vainqueur de la présidentielle. Ce qui veut dire qu’Idrissa Seck est incontournable pour ce statut .

Et toute manœuvre tendant à l’attribuer à Ousmane Sonko procède d’une stratégie de liquidation d’un adversaire politique  trop redouté. Dès lors, on peut s’attendre à ce que le dossier très controversé des 94 milliards soit enterré au profit de cette nouvelle donne. Nous sommes au Sénégal et il est bon de le rappeler.

Appel au dialogue, Oustaz Alioune Sall recadre Macky et l’opposition

A l’émission « Al bidaya » de ce jeudi 07 mars 2019, Oustaz Alioune Sall et Oustaz Mbacké Sylla sont revenus sur l’actualité politique de la semaine.

L’appel au dialogue du chef de l’Etat a été disséqué par le prêcheur Sall.

Selon lui, le président de la République a bien fait d’appeler au dialogue l’opposition et les anciens présidents. « J’approuve aussi quand il dit qu’il va essayer de voir pourquoi certains n’ont pas voté pour lui. Il est le président de tous les Sénégalais. Mais, la confiance entre eux fait vraiment défaut. Il doit appeler l’opposition et demander à ses leaders de quoi ils ont besoin, au lieu de leur imposer les points du débat. L’opposition aussi ne doit pas toujours refuser les appels… »

Abdoulaye Wade ou Idrissa Seck, tête de fil de l’opposition et non Ousmane Sonko, selon Mously Diakhaté:

Mously Diakhaté a donné son avis sur la situation actuelle du pays, particulièrement , notamment la main tendue du président Macky Sall à l’opposition pour un dialogue.

Entre Idrissa Seck, qui est arrivé second lors de cette présidentielle et Ousmane Sonko, qui sera chef de fil de l’opposition? Mously Diakhaté opte pour Abdoulaye Wade, ou le président de la Coalition Idy2019 car, selon elle, il existe deux oppositions, celle dirigée par Me Abdoulaye Wade et celle notée lors de ces élections, celle des quatre (4) autres candidats, qui ont fait face à Macky Sall. « Ça se joue entre le Pds et Rewmi…« , laisse-t-elle entendre.

Regardez

Attaques répétées contre les opposants : Diazaka n’en fait-il pas trop ?

Le Sénégal a toujours connu des musiciens militants d’un parti politique. Toutefois, le cas Mame Goor Diazaka est singulier, avec ses attaques répétées contre des politiciens.

C’est devenu une ritournelle : Mame Goor Diazaka ne cesse de poster des vidéos diatribes contre les politiciens adversaires Macky Sall.

Utilisant sa posture de musicien connu, Mame Goor, « d’un ton jugé arrogant » par la plupart des internautes, ne semble avoir cure des insultes dont on l’abreuve à travers les commentaires sur internet.

La démocratie consacre à tout le monde le droit de militer dans le parti de son choix, de déclarer ouvertement son appartenance, de participer au débat politique. Toutefois, ne serait-il pas préférable de le faire en confrontant des idées, sur la base d’arguments solides et de questions d’intérêt général, que de s’abaisser à des jugements crypto personnels ?

Toujours est-il que les Sénégalais méritent un débat politique relevé et de haute facture, surtout après cette Présidentielle.

L’opposition face au dialogue : les risques d’une frilosité…

L’opposition sénégalaise reste encore frileuse à l’appel au dialogue inclusif émis par le président de la République.

Son refus risque de faire désordre au regard de l’offre d’un Macky Sall ragaillardi par sa victoire pour un dernier tour présidentiel de cinq ans. Élu au premier tour et sa cote de popularité revigorée par le crédit démocratique que lui a valu son dernier discours à la nation, le leader de Bby met l’opposition dans une posture électoralement inconfortable. Car décliner l’offre de dialogue passerait mal au filtre des populations et la présenterait comme se désintéressant des intérêts du pays.

D’autant plus qu’il y a matière à débattre, à réflexion : processus électoral, réformes institutionnelles, les cas Karim Wade et khalifa Sall, neutralité de l’organisateur des élections, chefferie de l’opposition, entre autres, mériteraient des propositions d’idées émanant de tous les esprits compétents.

Toutefois, dialoguer suppose une reconnaissance paritaire des deux parties interlocutrices. Et par son appel, le chef de l’Etat reconnait un statut à l’opposition, dont les leaders ne devraient manquer à leur devoir d’élégance républicaine de lui reconnaître son statut de Président réélu à une confortable majorité. Déroger à ce préalable serait faute à expier électoralement.

C’est dire que l’opposition, dans le cadre du Frn ou de la bande des quatre, gagnerait à communaliser une réponse réfléchie à l’offre de Macky Sall, laquelle conforterait l’image d’homme d’Etat de ses leaders. Et pour cause, 41% des votants, portion non négligeable de l’électorat, leur ont donné leurs voix.

Encore que se parler à la table de négociations n’est nullement sabordement de convictions ou de valeurs.

Notre question d’observateur est de savoir si ce que l’on perd en refusant de dialoguer vaut ce qu’on gagne à méconnaître la légale légitimité d’un président crédité de 58,26% de l’électorat et qui n’a plus de mire politique au terme de son mandat qui s’entame.

La démocratie n’est pas synonyme de paix, mais d’ententes consensuelles et de ruptures dynamiques.

Vidéo : Gaston Mbengue discrédite l’opposition

Le promoteur de lutte Gaston Mbengue, au micro de nos confères de Infos Rewmi, revient sur la Présidentielle de février 2019.

Pour l’allié du Président Sall, l’opposition ne pèse pas lourd devant la coalition Bby.

« Ils ont été battus partout aux Sénégal et même dans la Diaspora. Je les appelle à venir travailler avec le Président Macky Sall pour un Sénégal meilleur. …. »

Sur la non-reconnaissance par l’opposition de la victoire de Macky Sall, Gaston Mbengue est d’avis que l’opinion internationale méprise cette opposition.

Présidentielle : « Que l’opposition aille au dialogue… »

Les politologues Docteur Moussa Diaw et Babacar Diongue saluent le discours qu’a effectué Macky Sall hier, après la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel. L’opposition doit, selon eux, répondre à appel de Macky Sall qui ouvre le débat.

« Ce discours de rassemblement est le bienvenu, parce que ça permet d’unifier l’ensemble des forces du pays pour travailler et relever des défis. En ce sens, le Président s’est inscrit dans une logique d’apaisement, vu que la tension avait atteint un certain niveau. Et donc, ce discours-là permettra d’aplanir nombre de difficultés, d’instaurer la paix sociale, la paix politique », a déclaré le professeur en science politique, Docteur Moussa Diaw.

Babacar Diongue, invité sur le plateau de la 2stv, estime que l’opposition n’a pas intérêt à rater ce rendez vous: «Il y a une tentative d’apaisement. primo, du fait de ce qu’on a vu avec la justice : le juge ayant décidé de libérer tous ceux qui étaient arrêtés. Secundo, il y a cet appel au dialogue.

C’est le moment par rapport au parrainage ; c’est le moment par rapport à ce tournant décisive de la politique sénégalaise. Que ces partis de l’opposition aillent répondre au Président Macky Sall, pour pouvoir mettre sur la table reproches et récriminations qu’ils ont faits à l’administration sénégalaise » .

Urgent : les 9 jeunes de l’opposition tous libres

Le public était venu nombreux au jugement des 9 jeunes de l’opposition, qui étaient, ce mardi, devant le juge. Au finish, ils sont tous libres.

Les 9 accusés de l’opposition, arrêtés dans le cadre de la Présidentielle, sont tous libres, après avoir été auditionnés par le juge à qui ils ont dit n’avoir n’avoir pas reçu de sommation.

Et leurs avocats ont plaidé leur relaxe pure et simple, pour vice de procédure.

« Il n’y a pas de fait, et s’il n’y a pas de fait, c’est une détention arbitraire. Donc il ne doit pas y avoir de plaidoirie. Ces gens doivent être libérés”, soutient l’un d’eux, Me Ibrahima Diaw.

Il sera suivi par le juge qui a prononcé leur libération

A rappeler que ces jeunes répondaient des chefs d’accusation de trouble à l’ordre public.

Selon Kilifeu, si l’opposition a décidé de ne pas déposer de recours, c’est parce que…

Suite aux résultats provisoires proclamant Macky Sall vainqueur au premier tour, l’opposition a décidé de ne pas déposer de recours au niveau du Conseil constitutionnel qui va se prononcer cet après-midi.

Le Mouvement Y’en a marre a fait face à la presse ce mardi. Sur la décision de ne pas déposer de recours, Kilifeu rappelle que l’opposition a toujours déposé des recours, sans succès, depuis 2012. Raison pour laquelle…

Regardez !

Arrestations de membres de l’opposition : «Il frappe à l’aveuglette parce que…» (Me Pape Kanté)

La vague d’arrestations qui frappe les membres de l’opposition et plus particulièrement ceux de la coalition «Idy 2019» découle de la peur de Macky Sall et de son régime devant la posture de ses adversaires lors de la Présidentielle du 24 février dernier. C’est la conviction de Me Pape Kanté avocat au barreau du Canada. 

 Me Kanté martèle dans les colonnes du journal «Enquête» : «Il (Macky Sall, ndlr) a peur. Le non-recours et la non-reconnaissance est un message subliminal à l’effet que d’autres moyens de lutte seront envisagés, puisqu’on ne croit pas à la justice». 
 L’avocat d’ajouter : «C’est dire qu’on s’en remet au peuple à qui appartiennent les suffrages. Il doit se dire que quelque chose se prépare et il frappe à l’aveuglette.