Victime de racisme: Moise Kean offre la victoire à la Juventus contre l’AC Milan

A quatre jours du déplacement à Amsterdam pour y affronter l’Ajax en quarts de finale aller de la Ligue des Champions, la Juventus affrontait l’AC Milan pour se rapprocher encore un peu plus du titre. De l’autre côté, le club lombard restait sur trois matches sans victoire et voulait conforter sa quatrième place. Privé de Cristiano Ronaldo, préservé avant le match contre l’Ajax, Massimiliano Allegri alignait un 3-5-2 avec les titularisations de Spinazzola, De Sciglio ou encore Bernardeschi. En face, Gennaro Gattuso était lui privé de Donnarumma, blessé, et titularisait donc Reina ans les cages tandis que le goleador Piatek était bien aligné en pointe. Dès les premières secondes, le Polonais reprenait un centre de Suso mais manquait le cadre (2e). La Juve souffrait et perdait Emre Can sur blessure à la demi-heure de jeu (25e). Bakayoko forçait ensuite Mandzukic à repousser sur sa ligne (26e), et un penalty était même refusé aux Milanais après une main de Sandro dans la surface (37e).

Mais cela ne perturbait pas les Rossoneri et Piatek ouvrait le score après un ballon gratté par Bakayoko au milieu de terrain (0-1, 39e). Au retour des vestiaires, le Polonais forçait Szczesny à la parade (51e), avant que Borini ne manque le cadre (56e) et que le portier de la Juve ne s’interpose encore, cette fois face à Bakayoko (58e). Et après cette vague d’occasions, le leader de la Serie A obtenait un penalty après une faute de Romagnoli (59e). Dybala s’élançait et égalisait (1-1, 60e). Calhanoglu passait proche de redonner l’avantage à Milan (65e), tandis que Bentancur voyait sa frappe déviée au dernier moment (67e). Kean manquait le cadre de près (71e), alors que Sandro voyait sa tête passer à côté (78e). Finalement, Kean donnait l’avantage à la Juve et fusillait Reina après une superbe interception de Pjanic (2-1, 84e). Calhanoglu butait sur Szczesny en deux temps (89e). La Juve l’emportait ainsi 2-1 et se rapproche encore un peu plus du titre. De son côté, Milan laisse l’opportunité à l’Atalanta de passer devant.

La déclaration honteuse de Bonucci sur Moise Kean, victime de racisme

Lamentable. Une nouvelle fois en Italie, le racisme a frappé. À l’occasion de la rencontre entre Cagliari et la Juventus, Moise Kean et Blaise Matuidi ont été victimes d’injures racistes et de cris de singe tout au long de la partie. Ces insultes se sont intensifiées au moment où Moise Kean a trouvé l’ouverture, avant de venir déployer ses bras devant les supporters de Cagliari en guise de célébration. Une réponse exquise, tant le jeune italien avait subi la bêtise de ces « fans ».

Pourtant, Leonardo Bonucci a trouvé le moyen de taper sur Moise Kean en marge de la rencontre.

« Kean sait que, quand il marque, il devrait fêter ça avec ses coéquipiers. Il y a eu des cris racistes après le but, oui. Mais je pense que la faute est partagée à 50-50 », a-t-il déclaré en zone mixte.

Les propos de Bonucci montrent malheureusement à quel point le racisme est ancré dans le football italien.

« Kean ne doit pas répondre aux imbéciles, si des imbéciles prennent à parti un joueur, vous avez les moyens pour les identifier et les bannir à vie du stade. Le problème c’est que vous ne voulez pas », a de son côté réagi Massimiliano Allegri, préférant ainsi s’en prendre aux instances italiennes, qui continuent de rester les bras croisés.

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