Grand Yoff: « Jogg And Jappo » s’investit pour un second mandat de Macky…

Avec 100.000 habitants dans la commune de Grand Yoff, 80.000 électeurs ont été recensés dont seulement 30.000 votants depuis des années. Une configuration électorale que le coordonnateur de la Coalition pour l’émergence, Me Ousmane Sèye, a qualifié d’anormale…

Le Coordonnateur de la Coalition pour l’émergence (Cpe), Me Ousmane Sèye, qui recevait le mouvement « Jogg And Jappo a déploré l’existence de 2 comités électoraux dans leur commune alors que les responsables pouvaient bien unir leurs forces. C’est pourquoi il préfère « travailler avec la base pour convaincre les groupements de femmes et associations de jeunes en vue de la réélection du président Macky Sall dès le 1er tour ». Encore que l’Apr n’a pas réussi à faire de Grand Yoff sa chasse gardée au cours des dernières joutes électorales.

Ainsi, Me Sèye demande aux jeunes et aux femmes de la localité à redoubler d’efforts dans la sensibilisation auprès des populations locales. Et, pour la présidente du mouvement «la nouvelle formule va consister à animer le Front Républicain, organiser des visites de proximité dans le but d’atteindre une majorité absolue le 24 Février prochain». Pour l’avenir, le mouvement compte se projeter vers une alternance à la tête de la municipalité de Grand Yoff pour permettre aux populations de mieux prendre en charge leurs propres préoccupations.

PROROGATION DU MANDAT DES DÉPUTÉS : PAR LA SUSPENSION DE SES ACTIVITÉS À L’AN, LE PARTI SADI JOUE-T-IL FRANC JEU ?

En guise de protestation contre la prorogation de 6 mois du mandat des parlementaires qu’il juge anticonstitutionnelle, le parti de l’ancien secrétaire général de l’AEEM, Dr Oumar Mariko suspend toutes ses activités à l’hémicycle.

Prévu pour être fini le 31 Décembre passé, le mandat des législateurs est prorogé de 6 mois afin de corriger et combler certaines insuffisances constatées dans notre loi fondamentale et de permettre la prise en compte des nouvelles régions dans la configuration de la nouvelle législature. Pour protester contre cette prolongation même accordée par la cour constitutionnelle, le parti d’Oumar Mariko suspend ses activités à l’hémicycle.

Depuis l’annonce de cette prorogation du mandat des parlementaires, l’enfant terrible de Kolondièba et malheureux candidat à la présidentielle de juillet dernier, Dr Oumar Mariko avait sonné sur tous les toits que son parti suspendrait ses activités au sein de l’assemblée nationale. A l’origine de cette décision, une mesure que le parti SADI trouvait en porte-à-faux avec la constitution.

Tant bien même que la cour constitutionnelle qui est la seule habilité à rallonger le mandat du parlement avait donné son aval pour ce faire. Plus respectueux de la constitution que ses gardiens, le parti d’Oumar Mariko insiste sur le fait accompli. Aussi faut-il comprendre que cette décision de la solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance est non-avenue puisqu’il sera sans effet sur le cours des évènements d’une part et sa crédibilité decrescendo.

Cette décision serait temporelle au regard des recettes à manquer pour l’élu de Kolondièba et ses collègues. Le sort de cette décision sera connu à l’issue du congrès qui se tiendra le mois prochain. Beaucoup de militants du parti doutent déjà de la sincérité de cette décision inopportune de leur mentor.  En tout cas, « cette décision reste en vigueur jusqu’au prochain congrès du parti prévu pour février prochain » a insisté le président Mariko.

« Ce qui est sûr le parti va revenir cette décision car le parti va déjà mal en termes de recettes et ce sera une peine de plus à endurer pour le parti qui peine encore à se tenir débout. » nous a confié un militant de première heure. Et un autre de dire que « cette décision n’est que du pilotage à vue pour qui connait les soubresauts dont le parti a toujours fait montre en l’occurrence la réclamation par  Mariko de sa caution lors de l’élection présidentielle passée. »