Audience au Palais : Akon chez Macky avec un projet d’investissement

Le chanteur Akon a été reçu en audience avant-hier, mercredi 3 avril, par le Président Macky Sall. L’AS, qui donne l’information, signale que le rappeur américain d’origine sénégalaise, accompagné d’une forte délégation, était porteur d’un projet d’investissement dans les domaines de l’énergie et de l’agriculture. Le journal rapporte que la cible d’Akon sont les jeunes et les femmes du Sénégal.

La veille, l’artiste a assisté à la cérémonie d’investiture de Macky Sall qui s’est déroulée à Diamniadio.

Macky annonce le départ de plusieurs ministres: « je suis obligé de faire des changements »

Un grand « Sét sétal » en vue lors de la constitution du nouveau gouvernement, si l’on en croit aux propos tenus par le président de la République vendredi à la rencontre d’adieu organisée au Palais avec les 300 membres de son cabinet.

Selon le journal Libération, de nombreux ministres, et pas des moindres, vont quitter le gouvernement, à l’issue du « remaniement en profondeur » qui s’annonce. Et c’est le chef de l’Etat qui a, lui-même, fait l’annonce. « Je suis obligé de faire des changements pour mieux répondre aux aspirations des populations. C’est un quinquennat plein de défis, à tous les niveaux, qui nous attend », a-t-il déclaré, selon le journal.

Le président élu Macky Sall va faire sa prestation de serment le 2 avril prochain. Après, il va nommer un Premier ministre et constituer un gouvernement dont la composition et la taille tiennent en haleine toute la République

Les coulisses du dernier Conseil des ministres: Macky offre un déjeuner d’adieu à ses ministres

Il est vraiment particulier le chef de l’Etat. Certains diraient élégant et hospitalier. Figurez-vous que pour le dernier Conseil des ministres de son septennat, «Niangal» a offert un déjeuner d’adieu à ses ministres. Un repas gargantuesque, selon nos informations.

Ce n’était pas une séance de remerciements, Macky a évoqué certains dossiers lors du Conseil

C’était certes le dernier Conseil du septennat, mais ce n’était pas juste un Conseil de remerciements et de félicitations. C’était une véritable séance de travail lors de laquelle des dossiers importants du pays ont été évoqués. La preuve, certains ministres (Sidiki Kaba, Amadou Bâ et Papa Abdoulaye Seck) ont évoqué des sujets liés à leur Département. Mieux, un projet de décret a été examiné et adopté. Il s’agit du projet de décret approuvant et rendant exécutoire le Plan Directeur d’Urbanisme de Dakar et ses environs horizon 2035.

jotaay.net

Réélu avec 58,26% à la tête du Sénégal, le président de la République Macky Sall s’apprête à prêter serment pour entamer son deuxième et dernier mandat. Hier, lors du dernier Conseil des ministres du septennat, le chef de l’État a donné ce qui devrait être ses dernières directives au gouvernement dirigé par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Ce dernier ainsi que les membres du gouvernement se sont confondus en des remerciements à l’endroit du chef de l’État, qui leur a donné l’opportunité de servir la Nation.  

Alors que les questions vont bon train, notamment dans la majorité présidentielle : qui sort ? Qui arrive ? Ou encore qui reste ? La réponse se précise. Macky Sall a, en effet, réuni son gouvernement pour la dernière fois pour ce qui est de son septennat à la tête du Sénégal.  


LES DERNIERES DIRECTIVES DE MACKY A BOUN DIONNE


Il a ainsi donné ce qui devrait être ses dernières directives pour son septennat finissant. Après avoir remercié et félicité le Premier ministre et l’ensemble des ministres «pour leur engagement républicain et le travail remarquable accompli durant ces sept années», Macky Sall a rappelé que c’est grâce à l’action quotidienne des différents gouvernements et des ministres et de l’ensemble de leurs collaborateurs que les Sénégalais ont sanctionné positivement son bilan et lui ont renouvelé leur confiance. 
Il a tout de même magnifié particulièrement l’engagement et l’abnégation de ce dernier gouvernement «qui a parachevé ses ambitions du premier mandat, avec à sa tête le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne». 
À propos de sa très prochaine prestation de serment prévue le 2 avril 2019 au Centre des Expositions de Diamniadio, en présence, notamment, de nombreux invités chefs d’État et de gouvernement, Macky Sall recommande au gouvernement de prendre «toutes les dispositions pratiques adéquates en vue du bon déroulement de la cérémonie d’investiture et saisit cette occasion pour réitérer ses remerciements au peuple sénégalais pour sa confiance suprême renouvelée en son endroit». 


Mohammed Dionne remercie Macky et présente le Rapport général d’activités du gouvernement 2012-2019

De la même manière, le Premier ministre a adressé au chef de l’État ses remerciements et ceux de tous les membres du gouvernement pour la confiance placée en eux et l’honneur qu’il leur a fait de les avoir appelés à ses côtés pour servir la nation. 
Il a ensuite présenté le Rapport général d’activités du gouvernement 2012-2019, marqué par différentes réalisations. Parmi les réalisations mis en exergue : l’inclusion sociale, l’équité territoriale, les performances économiques, le développement de l’agriculture, le rattrapage infrastructurel, le renouveau des transports de masse, la hausse des investissements et la progression constante du budget national, la consolidation de l’État de droit, le développement des savoirs, ou encore l’autonomisation des jeunes et des femmes. 


Mame Mbaye Niang «serein»

Chez les ministres, le mot d’ordre semble être le même :  sérénité. Au micro de nos confrères de la Rts qui ont recueilli leurs impressions à la suite du Conseil, les membres du gouvernement ont tous ou presque dit la même chose. Pour le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang ,leur calme s’explique par la confiance que le peuple sénégalais place en eux, notamment en renouvelant le bail du président de la République. «Notre sérénité, on tire ça des dernières élections qui sanctionnent positivement le travail que le président de la République a eu à réaliser durant ce septennat». 

Seydou Guèye reconnaissant

L’autre mot que les ministres se sont passé : remerciements. Des remerciements à l’endroit du chef de l’État. «Il nous a permis de prendre part au premier conseil de 2012, mais aujourd’hui également, de prendre part à ce dernier conseil. Et une reconnaissance très grande au président de la République de nous avoir fait confiance», explique le ministre porte-parole du gouvernement Seydou Guèye.

Serigne Mbaye Thiam loue Macky

C’est aussi le cas pour le ministre de l’Éducation, Serigne Mbaye Thiam. «Nous avons eu la chance de l’accompagner durant tout son septennat et j’ai vu un homme profondément attaché au développement de son pays, à l’équité territoriale et au service des populations», a-t-il magnifié.


Aly Ngouille Ndiaye salue «la bonne dynamique»

Et puis, il y a ceux qui se sont remémoré le passé, le début l’aventure. C’est le cas du ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye. «Nous avons travaillé ensemble avec tous les Premiers ministres qui ont été désignés. D’abord, le Premier ministre Abdoul Mbaye, ensuite madame le Premier ministre Aminata Touré et Mahammed Boun Abdallah Dione. J’avoue sincèrement qu’avec ces trois Premiers ministres, nous avons travaillé ensemble dans une bonne dynamique», a-t-il dit.  


Omar Guèye parle de privilège, Mary Teuw Niane remercie

Alors que le ministre de la Pêche, lui, a choisi d’exalter le grand travailleur qui est le président de la République. «C’est un privilège, c’est un honneur d’avoir travaillé pendant sept ans aux côtés du Président Macky Sall qui a hissé le travail à un niveau sacerdotal», a dit Omar Guèye. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane aussi, indique : «il s’agit de le remercier très fortement de nous avoir donné l’opportunité de servir le Sénégal au plus haut niveau». 


Abdou Latif Coulibaly fier

Pendant ce temps, le ministre de la Culture a préféré dire sa fierté. «Évidemment, on ne peut que se sentir fier d’avoir été dans l’équipe qui a fait un très bon travail qui a été récompensé par les Sénégalais», a indiqué Abdou Latif Coulibaly. 


Souleymane Jules Diop «devoir accompli»

Pour le ministre en charge du Pudc, Souleymane Jules Diop, «un travail magnifique a été fait… Ce qui reste, c’est encore le sens du devoir accompli». 


Khoudia Mbaye : «continuer le chemin, avec ou sans nous»

Plus réaliste, Khoudia Mbaye laisse entendre que le dernier mot appartient au président de la République et à lui seul. «Je suis rassurée que le président de la République puisse continuer le chemin, avec ou sans nous», a dit le ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’État.

Sidy Djimby NDAO 

Dernier Conseil des ministres : Les adieux de Macky à l’équipe de Dionne

C’était le dernier Conseil des ministres du septennat de Macky Sall. Pour l’ultime réunion hebdomadaire du gouvernement, ce mercredi 27 mars, le chef de l’État a « remerci(é) et félicit(é) le Premier ministre et l’ensemble des ministres pour leur engagement républicain et le travail remarquable accompli durant ces sept années ».

Selon le communiqué de la réunion du gouvernement, « le président de la République (a) rappell(é) que c’est grâce à l’action quotidienne des différents gouvernements et des ministres et de l’ensemble de leurs collaborateurs que les Sénégalais ont sanctionné positivement son bilan et lui ont renouvelé leur confiance ».

« À cet égard, rapporte la même source, le chef de l’État (a) magnifi(é) particulièrement l’engagement et l’abnégation de ce dernier gouvernement qui a parachevé ses ambitions du premier mandat, avec à sa tête le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. »

Macky Sall a été réélu au premier tour le 24 février. Il prête serment le 2 avril prochain. S’ensuivra la formation du nouveau gouvernement. Le premier de son second mandat.

SENEWEB

Sonko devance de très loin Macky et Idy

Le leader de Pastef est plébiscité par les Sénégalais sur les réseaux sociaux. Selon un rapport de monitoring de Gorée Institute parcouru par L’As, Ousmane Sonko, avec 152 publications, « est le plus prolifique en terme de publications, car ses vidéos sont vues 3 362 843 fois ».

Il est suivi du Président Macky Sall (467 841 vues) et d’Idrissa Seck (322 504 vues). Le monitoring couvre la période du 1e février au 10 mars 2019. Durant ce laps de temps, 717 contenus de Sonko ont été analysés, dont 662, soit 93%, sur Facebook et 47, soit 7%, sur Twitter.

Et, ce n’est pas tout. Pour les publications (vidéos, textes, images), le leader de Pastef, arrivé troisième à la dernière élection présidentielle avec 15,67% des suffrages, caracole en tête en termes d’interactions avec le public, notamment « Like », « Partage » et « Commentaire ».

SENEWEB

Défaite de Macky à Diourbel, Touba et Mbacké : Le rapport salé des Rg…

Défaite de Macky à Diourbel, Touba et Mbacké : Le rapport salé des Rg…

La lourde défaite de la coalition Benno bokk yakaar (Bby) reste toujours en travers de la gorge de la mouvance présidentielle.
Dans un rapport très salé, les Renseignements généraux révèlent les véritables causes de la défaite de Macky Sall à Diourbel, Touba et Mbacké.

Selon L’Obs, Macky Sall a toujours voulu entretenir, avec la stratégie des mallettes d’argent, les marabouts Mbacké-Mbacké et leurs épouses.

Ce qui a suscité des frustrations chez les populations et certaines familles maraboutiques.

Macky Sall n’a pas aussi suivi les pas de ses prédécesseurs, Diouf et Wade, qui, autant que faire se peut, éviter de confier des responsabilités politiques à des marabouts, pour éviter, selon les Rg, des déséquilibres entre familles maraboutiques. Ce n’est pas tout.

Le rapport pointe aussi l’ostracisme dont cette partie du pays fait l’objet.

En effet, Diourbel reproche à Macky Sall de n’avoir qu’un seul ministre : le ministre délégué au Budget, l’Ige Birima Mangara, à qui il est interdit de faire de la politique.

Et, pour ne rien arranger, Aminata Tall, la présidente du Cese, vit à Dakar.

Le département de Bambey n’a plus de ministre, depuis les départs de Mor Ngom et Pape Diouf.

Idem pour Mbacké qui n’a plus de membres au gouvernement, depuis feu Iba Guèye et Moussa Sakho, rapporte Seneweb.

MACKY CHOISIT DIAMNIADIO POUR PRÊTER SERMENT

Le président Macky Sall prêtera serment devant les 7 sages du Conseil constitutionnel à Diamniadio, dans le département de Rufisque. Selon L’Observateur, qui donne l’information, le nouveau cadre du Centre des expositions de ladite ville abritera la cérémonie de prestation de serment du président de la République réélu avec 58,26% des suffrages de la présidentielle du 24 février 2019. Un choix motivé, indique le journal, « par les besoins de confort et d’espace. » Ce, au détriment des locaux du Conseil constitutionnel, « n’ayant pas les commodités pour recevoir du monde. »

A pied d’œuvre à une dizaine de jours de la cérémonie, les services impliqués dans la préparation ont effectué dans la matinée d’hier, mercredi 20 mars, une visite de reconnaissance sur le site, rapporte la source. Laquelle cite l’équipe de sécurité du palais, de communication de la présidence et le protocole. Il est question de « travailler avec l’équipe de la logistique sur les aménagements à faire. »

Abritant les nouveaux bâtiments gouvernementaux, la deuxième sphère ministérielle de la « nouvelle ville » de Diamniadio a été inaugurée le 16 janvier dernier par le chef de l’Etat. Ce, après la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres qu’il y avait présidée. Elle est construite par le groupe Teylium SA sous la supervision de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat.

La première sphère, construite par la société Envol a été inaugurée en mai dernier. Opérationnelle, elle abrite actuellement les ministères de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

En plus de décongestionner la ville de Dakar et de diminuer la charge locative de l’Etat, le projet des sphères ministérielles a pour but d’améliorer le service rendu aux usagers des services publics.

EMEDIA

SERIGNE MBAYE SY: « J’avais dit que Macky aura un 2nd mandat »

Le Khalife Général des Tidianes a profité, hier, de la cérémonie officielle du Ziar Général pour rappeler qu’il avait prédit, selon L’Observateur, la réélection du chef de l’État : « J’avais bien ici qu’il aura un second mandat. Macky Sall a été choisi par Dieu. J’exhorte les opposants à accepter le décret divin. Je prie pour lui et pour la réussite de son nouveau quinquennat ».

Et d’ajouter dans un langage codé rapporté par Le Quotidien : « J’avais déclaré jamais un sans deux et prié pour que Dieu lui donne 20 mandats, mais il m’a dit que c’était beaucoup. Je lui ai demandé d’enlever le 0 pour n’avoir que le chiffre 2. Des Djinns ont pris part au vote en jouant un rôle très déterminant. Nous ne sommes pas seuls dans cette salle où sont présentes d’autres créatures, invisibles pour certains, qui méritent une certaine attention ».

Serigne Mbaye Sy Mansour de marteler : « Malgré les remous politiques, il n’y aura que la paix au Sénégal. Les gens pensaient que le pays allait imploser, mais la présidentielle s’est déroulée sans heurts, ni contestations. Tout candidat qui aurait déposé un recours risquait de subir une humiliation parce qu’on ne peut remettre en cause la volonté de Dieu ».

Après 12 ans de pouvoir : Le syndrome Wade de 2012, guette Macky en 2024 !

Au terme d’un parcours politique surprenant, avec près de 27 ans d’opposant avant de prendre le pouvoir en 2 000 (première alternance au Sénégal), Wade a livré le combat le plus difficile de sa carrière, lequel, a connu depuis qu’il a décidé de briguer la magistrature suprême pour la troisième fois, des pics de passions et des fossés de difficultés. À quelques encablures de la présidentielle de 2012, jamais un président sénégalais au pouvoir n’aura eu une telle aura. Wade, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, est chaque matin que Dieu  est au cœur des discussions des Sénégalais. Il capte, domine et fascine, comme un personnage de romans, comme un héros de film d’aventures. Du fait de vouloir gérer le pays au niveau des envies et des rêves qu’il avait 30 années durant, l’a perdu. «L’appétit du pouvoir rend fou», a-t-on l’habitude de dire. Cela, Wade l’a appris à ses dépens.

Car, le clash avec le peuple est intervenu lorsqu’il a voulu briguer un troisième mandat, pour se faire soupçonne-t-on, succéder par son fils, Karim.

Sa tentative d’imposer aux Sénégalais, le quart bloquant, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Même ses partisans, voire ses inconditionnels de la trempe de Moussa Sy, Me El Hadji Diouf, pour ne citer ceux-là,  étaient en pleine séance à l’hémicycle, monté au créneau pour dénoncer le projet.

Cet esprit rebelle qui a fait école au sien du Pds et de ses alliés, a été déterminant dans les urnes à la présidentielle en 2012.

…En 2012, le Pds a fait face au Pds

La route menant à la présidentielle de 2012, a été pleine d’embûches, parce que sinueuse. Le candidat Wade qui avait en face de lui ses apprentis politiques comme il se glorifie de le dire : Idrissa Seck et Macky Sall et d’autres, subit de plein fouet une réelle bataille de légitimité. Les «rebelles» libéraux qui ont démontré que la constante était variable pèseront lourd en février  2012 où le Pds a fait face au Pds.

Et Wade n’avait pas les moyens d’éteindre l’incendie qui était en train de consumer son «château» politique. Parce que les sapeurs sont arrivés trop tard pour sauver la maison du père fondateur du Pds. Ce qui a causé d’énormes dégâts dans la grande famille libérale.

Face à Macky Sall qu’il a chassé de la maison familiale et Idrissa Seck revanchard, la carte électorale subit une véritable transmutation. En ce sens, Thiès, Fatick, Diourbel et le Fouta représentent un réservoir de voix que tout candidat voudrait contrôler, basculent. Ce qui a fait que 2012, a été une étape du grand combat entre le Pds et le Pds. Dégâts collatéraux de l’amour inouïe qu’il porte pour son fils, en 2012, Wade est conduit chez ardo par Macky Sall, avant d’être achevé au second tour. Il perdra ainsi le pouvoir sous l’autel des ambitions de son fils,  qu’il a qualifié le plus intelligent du Sénégal indépendant.Publicité

 Le syndrome Wade de 2012 guette Macky en 2024 …

Déjà, le débat fait rage. Alors qu’il n’a pas encore prêté serment, les sorties les plus folles spéculent sur le troisième ou une possibilité d’un troisièmes mandat de Macky Sall.

Cela n’est pas vain. Il s’agit d’un ballon de sonde mais aussi d’une alerte, pour explorer les opinions ou plus sournoisement pour préparer les esprits.

Car, la Constitution étant sacré stipule dans son article 27 que : «la durée du mandat du Président de la République est de 5 ans. Nul ne peut exercer plus de 2 mandats consécutifs».

Ainsi, le premier mandat de 7 ans de Macky que lui a imposé le conseil constitutionnel peut être comptabilisé comme étant le premier et celui qui vient de lui être attribué par les urnes en est le deuxième et dernier mandat. Partant de ce postulat qui semble  unanime, il convient de considérer que Macky a bouclé son premier mandat de 5 ans le 24 février 2019 et qu’il entame bien son deuxième mandat de 5ans, le 02 avril prochain, date à laquelle, il va prêter serment.

En effet, si certains de ses proches qui considèrent que Macky Sall, a fait un mandat de 7 ans et que la constitution fait état de cinq ans, l’obligeant à se présenter en 2024, rendent les choses plus compliquées. En ce sens, le syndrome du Pds en 2012, guette l’Apr.

« En principe… c’est le deuxième et dernier mandat…Il appartient au Président d’apprécier ». Il ouvre ainsi les fenêtres en attendant que son mentor ouvre la porte du Conseil constitutionnel pour une « décision avisée » qui tranchera la question en sa faveur. Comme pour sa duperie sur la réduction de son premier mandat, le tour sera joué.

Si Macky entérine le principe que son nouveau quinquennat est le dernier, il rentre de facto dans le long tunnel de fin de règne. Il sera un chef d’Etat qui va organiser des élections sans y être candidat, ne sera plus le maître du jeu politique et la réalité du pouvoir politique serait entre les mains de son potentiel poulain successeur.

Cela va lui ouvrir grandement, au vu de son âge, les portes de diriger les grandes institutions du monde. Comme ce fut le cas avec Abdou Diouf. Le contraire ne serait qu’un effet boomerang.