Couplage Locales/Législatives : Valdiodio Ndiaye épouse Aïssata Tall Sall…

Valdiodio Ndiaye trouve l’idée de couplage des élections législatives et locales « pertinente ». L’expert électoral a ainsi rappelé, sur les ondes de Sud fm, que ce débat a déjà été soulevé en 2017.

« Il est pertinent d’envisager la dissolution de cette assemblée en 2019 et de coupler les Législatives avec les élections locales…« , dit-il, rappelant qu’ « au lendemain du scrutin de 2017 et après la décision du Conseil Constitutionnel de maintenir le mandat du Président Macky Sall à 7 ans, l’idée de coupler les élections locales et législatives avait été agitée par certains qui plaidaient pour une cohérence institutionnelle…« 

« Ce couplage, s’il a lieu, va permettre, en dehors de la cohérence institutionnelle, de remettre le pays au travail pour les années suivantes (…) Ce qu’a dit Me Aïssata Tall Sall, au delà de toute considération, me semble pertinent…« , assure l’expert électoral.

Kaolack dit oui au couplage des Locales et Législatives

Après la razzia de Benno bokk yakaar à Kaolack lors de la Présidentielle, avec 70% des suffrages valablement exprimés, le Président du Conseil départemental, M. Baba Ndiaye, a initié une grande soirée «Sargal» à l’intention des militants et responsables.

Une opportunité pour le président du Conseil de surveillance de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics du Sénégal (Acbep) de se prononcer sur l’idée de couplage des élections locales et législatives.

D’avis avec le député-maire de Podor, Me Aissata Tall Sall, il soutient : «Que les élections locales et législatives se fassent ensemble, parce que je considère qu’il y va de la rationalisation du calendrier électoral au Sénégal; ça va permettre de fermer le chapitre des élections pour qu’on puisse travailler au profit des populations.»

Auparavant, il a félicité le Président Macky Sall, pour sa réélection au premier tour, avec 58,26% des voix, réitérant son engagement à travailler à ses côtés pour mettre le Sénégal sur les rampes de l’émergence.

Couplage Législatives/Locales : choc des impératifs politiques et étatiques

L’éventuelle dissolution de l’Assemble nationale, après la Présidentielle qui a sacré Macky Sall vainqueur avec 58,26%, fait débat.

Est-ce utile de passer à une élection législative dans 7 mois ? Le Président Sall souhaite-t-il dissoudre l’Assemblée nationale, réglée par l’article 87 de la constitution, dont la 13e Législature remonte à 2017 ? Pour s’extirper d’un coûteux cycle électoral, en couplant les Législatives aux Locales prévues en décembre ?

Plus que des questions, des propositions de couplage des élections législatives aux locales sont agitées depuis la proclamation des résultats officiels de la Présidentielle par le Conseil constitutionnel.

Le jeu n »en vaut pas la chandelle, disent d’aucuns, la plupart du bord pouvoir qui arguent la confortable majorité de plus de 129 députés dont dispose Benno sur les 165 existants. Seraient-ils timorés par l’opposition significative chapeauté par Idrissa Seck et Ousmane Sonko qui avaient déjà émis la dissolution de l’Assemblée nationale pour redéfinir une majorité, du moins, un Parlement plus conforme à la distribution des suffrages issue de la Présidentielle ?

Il est vrai qu’un calendrier électoral, pour épouser les contours délégataires du pouvoir des populations, pour qui et par qui, les articulations démocratiques sont instaurées, se devrait de s’adapter aux aspirations démographiques qui s’expriment d’un scrutin présidentiel. Car, à scanner le message lancé par le peuple sénégalais dans les urnes présidentielles, il y a une configuration parlementaire et de pouvoir local qui est ébauchée et qui devrait se lire dans l’écart des voix distribuées entre le pouvoir et l’opposition.

Et, il semble que de plébiscite est loin le vote du 24 février dernier qui serait plus proche d’une exigence de continuité des réalisations étatiques mais de certaines réformes, dont le bannissement du gaspillage électoral.

Même sans présumer du souhait d’élections regroupées par les populations, rationaliser le calendrier électoral, pour moins destiner nos maigres ressources, seraient-elle des milliards, à un lassant enchaînement des scrutins, sorte de traite des politiques, est un impératif.

Et la levée de boucliers observée contre cette thèse de la part des partisans de Benno nous conforte dans l’idée que la permanence élective entretient ce personnel politicien, dont veut se départir le pourcentage assez représentatif de la population qui s’est logé dans le suffrage exprimé pour l’opposition.

Car dissoudre l’Assemblée nationale, pour le pouvoir, c’est courir le risque de perdre sa majorité, vu la percée de l’opposition en Casamance et à Thiès.

Mais, l’appel du président de la République qui prête serment le 2 avril prochain, doit se refléter dans des actes républicains pour lire cette exigence populaire. Et l’homme d’Etat veut supplanter l’homme politique, l’élégance voudrait que Macky Sall, président réélu, soit plus poreux à ce qui sert l’Etat et non seulement son parti. Ce, pour être, comme dit dans sa prestation de serment en 2012, le président de tous les Sénégalais.

Vidéo : « Des Législatives en 2019 se trament…. »

La cohabitation en politique désigne la situation de coexistence d’un chef de l’Etat et d’un chef de gouvernement (Premier ministre) appartenant à une majorité parlementaire qui lui est politiquement opposée.

Le jeune socialiste pro Khalifa et maire de la commune de Sacré Cœur Mermoz,  dans une vidéo postée sur sa page Facebook officielle, revient sur le cas Khalifa Sall, le parrainage et la justice de manière générale.

Analysant les faits politiques du régime en place, il soupçonne l’organisation des Législatives en 2019 pour motif le « Risque de cohabitation ». Pour lui, le mandat des députés qui doit s’achever en 2022 n’est pas du tout bénéfique au président qui, s’il a un deuxième mandant risque de vivre deux (02) années avec d’autres parlementaires qui lui feront face.

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