Vidéo – Souleymane Ndéné Ndiaye : « Ce que Karim m’avait dit en prison… »

L’ancien Premier ministre libéral Souleymane Ndéné Ndiaye revient sur son rapport avec le fils de Me Abdoulaye Wade.

Face à Pierre Edouard Faye et à Maimouna Ndour Faye, Souleymane Ndéné Ndiaye évoque le dialogue, qui fait débat au Sénégal.

Pour lui, le dialogue doit impliquer tous les partis politiques, et coalitions de partis. Sur l’affaire Karim Wade, il révèle que ce dernier lui avait demandé de faire une médiation pour le faire bénéficier d’une grâce présidentielle.

Amnistie de Karim et Khalifa : Le mode opératoire qui se joue des Sénégalais

Le caractère politique des dossiers de Karim Wade et Khalifa Sall  décrié par l’opposition a été toujours rejeté par la majorité qui soutenait urbi orbi que ces dossiers procédaient de la reddition des comptes.

Mais aujourd’hui à la croisée des chemins, le Président de la République qui entame son premier mandat de cinq ans dont il a bataillé ferme pour l’obtenir au prix de l’agitation de tous ces dossiers judiciaires table désormais sur l’apaisement du climat politique national. Un apaisement corrélé aux dossiers très controversé de Karim Wade et Khalifa Sall.

L’on parle d’amnistie de ces deux principaux adversaires pour calmer le jeu. Se joue-t-on des Sénégalais qui sont manipulés à souhait par un pouvoir qui ne s’en prend qu’à sa tête ? En tous les cas pour corroborer cette thèse nous citons le Professeur Iba Barry Camara qui lève un coin du voile sur ces feuilletons burlesques : ««Maintenant, avec l’amnistie, on vote une loi pour dire que les personnes qui ont eu à commettre de telles infractions ne peuvent pas être poursuivies dans un délai déterminé, etc.», a fait savoir le Pr. Camara. Avant de souligner : «C’est une remise en cause justement de ce qui existait avant et ceci peut fragiliser effectivement notre arsenal juridique, notamment pénal. Et surtout lorsque ce sont des questions relatives comme les questions pécuniaires telles que le détournement ou bien l’enrichissement illicite», a-t-il expliqué sur iRadio.

C’est dire que s’il est facile de trainer des opposants devant la barre pour assouvir des intentions inavouées, aujourd’hui, la tournure des événements démontrent à suffisance que c’est le peuple Sénégalais qui devient au final le dindon de la farce d’un pouvoir qui est prêt à tout pour faire passer ses desseins.

L’apport de Khalifa et Karim à Idrissa Seck

Idrissa Seck est arrivé deuxième à la Présidentielle du 24 février avce 20,51% .

Selon une étude réalisée par Moubarack Lô, Amaye Sy et Moussa Diaw, le leader du parti Rewmi doit une grande partie de son score à Khalifa Sall et Karim Wade, c’est-à-dire 15,5%.

« Idrissa Seck aurait eu 5% des voix (au lieu de 20,51% au sortir du 24 février), dans le scénario d’une participation de Karim Wade et Khalifa à l’élection », peut-on lire dans le rapport.

Pour Moubarack Lô et ses partenaires, »Idrissa Seck a entamé une progression significative (dans les intentions de vote), après l’invalidation des candidatures de Khalifa Sall et Karim Wade, alors que pendant toute l’année 2018, il affichait un score quasi constant à 3% ».

Le rapport donne aussi à Idrissa Seck « 37% des électeurs d’Abdoulaye Wade lors des Législatives, contre un report de 16% en faveur de Macky Sall et 19% au bénéfice de Sonko ».

Affaire Karim Wade-Me Ciré Clédore Ly : « La dimension de cette lutte de Karim Wade a une portée africaine et… »

La décision rendue par la Cour de justice de la Cedeao, ce 4 mars dans l’affaire Karim Wade, est une pilule difficile à avaler pour Me Ciré Clédor Ly. 

Membre du pool des avocats du fils de Me Abdoulaye Wade, il s’est littéralement défoulé sur les juristes africains. D’emblée, il a fait savoir que « ce dossier a été vidé en dehors de l’intérêt du client, dès lors que sa procédure, engagée depuis novembre 2018, était d’obtenir qu’on lui reconnaisse le droit d’avoir une carte d’électeur, en tant que Sénégalais, pour participer à l’élection du 24 février 2019« . 

Car, « une décision, même favorable, n’aurait été que symbolique mais privée de tout objet, dès lors que l’urgence reconnue et admise par la Cour de justice de la Cedeao a été vidée de sa quintessence avec un jugement rendu alors que les lampions étaient désormais éteints et que les élections se conjuguaient au passé« .

« Priver un citoyen de son droit électoral, c’est… »

Ainsi, la robe noire a insisté sur leur volonté de saisir le Comité des droits de l’homme des Nations Unies sur la violation par l’État du Sénégal des dispositions du Pacte international sur les droits civils et politiques et le non-respect de la très récente décision du Comité enjoignant l’État du Sénégal de faire réexaminer, dans un délai de 6 mois, la décision de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) sur la condamnation et la peine prononcée à l’encontre de Karim Wade. « Priver un citoyen de son droit électoral, c’est ajouter une sanction, donc une peine non prononcée par un juge« . Or, plaide-t-il, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a demandé le réaménagement de la peine par une juridiction supérieure.

« Notre décision de poursuivre la bataille juridique n’est pas, en elle-même, une attaque à l’endroit de la prestigieuse Cour de justice  de la Cedeao, mais elle permettra à l’organe chargé par les Nations Unies de veiller, de surveiller et de contrôler l’application du Pacte, de clarifier et de dire, s’il est équitable et juste, de priver une personne d’un droit et d’un devoir aussi sacré que le droit de choisir celui qui doit présider aux destinées d’une nation, et celui de solliciter la confiance d’un peuple pour le diriger, en se fondant sur une décision judiciaire qui avait refusé cette sanction qui faisait partie des demandes de l’État du Sénégal« , a souligné Me Ciré Clédor Ly.

« La lutte de Karim Wade a une portée africaine »

La robe noire d’affirmer que « si les manœuvres politico-judiciaires observées passent, toutes les dictatures africaines iront à l’école sénégalaise, pour faire condamner les opposants politiques et les radier des listes électorales ou refuser leurs inscriptions« . Pour Me Ly, « le tour de passe-passe sera simplement de recopier et de coller les mêmes dispositions du code électoral sénégalais dans leur corpus législatif« .  Il indique, à ce propos, que « la dimension de cette lutte de Karim Wade a une portée africaine et est pour l’instauration de l’État de droit et des valeurs démocratiques en Afrique« .

L’avocat de signaler que le devoir des juristes africains est « d’utiliser leurs savoirs et leurs expériences au service du mieux-être et du bien-être de leurs peuples déjà exténués par plus d’un siècle de domination, d’exploitation et de brimades« . Mais, dit-il, « pas la concussion l’opportunisme, le carriérisme et le désir effréné et sans fin de richesses colossales  personnelles, au détriment de leurs concitoyens« . Car, fait noter Me Ly, « privés de leurs droits naturels de s’alimenter convenablement, les juristes africains n’ont pas le droit de laisser priver leurs peuples de leurs droits humains et de leurs aspirations démocratiques« .

« Les juristes se frottent sans cesse avec l’injustice »

Toutes choses qui font, a laissé entendre Me Ciré Clédor Ly, que « les juristes flirtent quotidiennement avec la justice et se frottent sans cesse avec ou sans complaisance avec l’injustice, car leur vrai et seul devoir dans cette vie éphémère est d’utiliser le savoir et l’intelligence pour les générations futures, afin que ces dernières puisse s’épanouir, et de mettre le savoir et l’intelligence aux services des convoitises circonstancielles, individuelles et improprement égoïstes au détriment de la collectivité présente et futur« .

Le membre du Collectif des avocats de Wade-fils de conclure sa plaidoirie : « Les juristes peuvent être facteurs d’instabilité ou vecteurs de stabilité d’une nation, contribuer à l’éclosion et au parachèvement de l’État de droit ainsi qu’à la construction et la consolidation de la démocratie ou porter la responsabilité, devant Dieu et devant les hommes, des intrigues et machinations qui feront effondrer toutes les conquêtes positives des générations, passées et présentes, qui avaient sacrifié de leur vie ou de leurs libertés« .

Débouté par la Cedeao, Karim Wade saisit l’ONU

La Cour de justice de la Cedeao a débouté de toutes ses requêtes Karim Wade, qui y avait recouru après l’invalidation de sa candidature pour non-inscription sur le fichier électoral. Une décision, qui acte une des rares victoires du gouvernement du Sénégal auprès de l’institution sous-régionale.

Le fils de l’ancien président « a immédiatement saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies pour faire rétablir son droit fondamental de participer librement à la direction des affaires publiques de son pays ». C’est en tout cas ce qu’a fait savoir le collectif de ses avocats, à travers un communiqué de presse.

Le Collectif des avocats de Karim WADE informe l’opinion publique nationale et internationale que la Cour de justice de la CEDEAO s’est abstenue, ce 4 mars 2019, de constater et de sanctionner les graves violations des droits du candidat Karim WADE d’être électeur et éligible à l’élection présidentielle du Sénégal du 24 février.

Me Ciré Clédor Ly & Cie considèrent d’ailleurs, que cet arrêt est en contradiction flagrante avec les décisions de justice internationale, qui ont déjà condamné les atteintes portées aux droits fondamentaux de leur client par l’État du Sénégal.

Le Collectif rappelle notamment que le Comité des droits de l’homme des Nations Unies vient de juger, que la condamnation prononcée par la CREI contre Karim WADE avait « violé le Pacte international relatif aux droits civils et politiques », qui s’impose au Sénégal.

Verdict de la CEDEAO: les avocats de l’Etat et de Karim s’expliquent

Le candidat recalé à la présidentielle du 24 février dernier par le Conseil constitutionnel, Karim Mëissa Wade, a été débouté par la Cour de justice de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ce lundi matin à Abuja au Nigéria. Ses avocats et ceux de l’Etat s’expliquent.  

Me Moussa Felix Sow, avocat de l’Etat dans cette affaire revient sur le fondement de ladite décision : «La Cour a estimé que d’abord, les textes du code électoral sénégalais ne sont pas contraires à la Constitution, elle considère aussi qu’elle n’a pas pu constater en quoi l’Etat du Sénégal a empêché Karim Meissa Wade de recourir devant l’ambassade du Sénégal au Koweit après que les juridictions sénégalaises se soient déclarées incompétentes. Elle a également constaté que les cas d’illégitimité ne concerne pas seulement Karim Wade et que ces dispositions étaient élaborées pour tout sénégalais qui se trouve dans ces conditions ».  

Fort de tout cela, souligne la robe noire : « la Cour a exprimé que les demandes de Karim Mëissa Wade sont mal fondées et ils (les juges, ndlr) l’ont purement et simplement débouté. Le droit a été appliqué tout simplement, je pense que c’est une excellente décision qui permet de clarifier les choses». Donc, ajoute-t-il: « Aucun droit de l’homme n’a été violé, c’est ce que vient de dire la Cour ».  

Du côté des avocats du demandeur, Karim Wade, ils estiment que cette décision est « caduque », parce que disent-ils, «la présidentielle, c’est bien derrière nous».  

Me Demba Siré Bathily d’expliquer : «Il faut savoir, d’abord, cette procédure n’avait plus aucun « intérêt » dans la mesure où elle était liée à l’organisation de l’élection qui s’est passée dans les conditions que vous savez. Ensuite, ce qu’il faut savoir c’est que cette procédure sera toujours pendante puisse que la question n’est pas définitivement réglée », soutient-il.  

«Ce qui est important, poursuit l’avocat, c’est de dire à l’Etat du Sénégal : qu’est-ce qu’il attend pour s’acquitter de la décision du groupe de travail sur la défense arbitraire de Karim Wade qui demande qu’il le répare sur la décision du comité de droit de l’homme».  

A l’en croire, cette décision de la Cour de la CEDEAO de débouter Wade fils rendue après plus d’une semaine de la présidentielle (dimanche 24 février) ne présente pour eux, «aucun intérêt puisse l’élection est déjà passée».  

«En tout état de cause, lance Me Bathily, il y a des procédures qui sont pendantes et dans un futur très proche, vous sauvez que Karim Wade n’a jamais perdu de procédures devant l’Etat du Sénégal, car ses droits sont bien articulés ».  

La Cedeao rejette le recours de Karim Wade

Le verdict tant attendu est tombé à l’instant.

La Cour de justice de la Cedeao a débouté de toutes ses requêtes Karim Wade qui y avait recouru après l’invalidation de sa candidature pour non-inscription sur le fichier électoral.

Une décision qui acte une des rares victoires du gouvernement du Sénégal auprès de l’institution sous-régionale.

Wade-fils était le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (Pds) à la Présidentielle du 24 février dernier, dont les résultats provisoires réélisent le candidat sortant dès le premier tour, avec 58,27% des voix.

La Cedeao se prononce sur le cas Karim Wade

Karim Wade sera fixé sur son sort aujourd’hui par la Cour de justice de la Cedeao.

Le fils de l’ancien président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, contestait le rejet de son inscription sur les listes électorales et l’invalidation de sa candidature à la Présidentielle. Une requête qui vise l’État du Sénégal.

Macky Sall va tourner la page et ainsi pardonner Karim Wade et khalifa Sall. Par Abdoulaye Mamadou Guissé

Ceci est ma ferme conviction.

Après le triomphe , le Président Élu va sans doute tourner la page pour ainsi stabiliser l’irréversible émergence découlant d’un bilan qui nous parle si fort et dont le dernier signal fort constitue cette réélection au premier tour à 58% et sans bavure.

Monsieur le président élu,

Votre référentielle demeure sans aucun doute khadimou Rassoul et c’est en cela que l’autoroute Ila Touba marquera l’histoire pour l’éternité comme étant le plus grand projet jamais réalisé dans le Sénégal d’El hadji Malik Sy et de Limamou lahi.

Monsieur le Président Élu, votre triomphe devrait transcender les rancœurs et les chasses aux sorciers.

En effet , Mr le Président Élu, ce que Dieu nous donne, il nous l’ôte. Mais ce que le peuple sénégalais vous a donné, il vous le laisse. Et c’est en cela que vous avez réussi.

Le temps de l’action , c’est aussi le temps du pardon, de l’amnistie et de la réconciliation de l’homo sénégalensis avec lui même.

L’amnistie, qui signifie « oubli », est une notion de droit public pénal, qu’on peut définir comme l’acte qui dispose que des fautes passées devront être oubliées.

Je lance un Appel solennel au Président Élu à tourner la page et à pardonner.

L’émergence c’est également la paix des cœurs.

Au lendemain de votre seconde prestation de serment historique, que votre majorité revigorée par cette réélection au premier à 58% , dépose sur la table du président de l’assemblée Nationale Moustapha Niasse , le projet de loi d’amnistie pour votre frère libéral Karim Meissa Wade et Khalifa Sall.

Moustapha Cissé Lô: « Si Khalifa Sall et Karim Wade faisaient partie de la course, nous allions au second tour… »

Moustapha Cissé Lô a tenu un meeting de remerciement, ce samedi après-midi à Ouest Foire. Il était en compagnie de son ami Abdoulaye Ndour, ancien Dage à la présidence… Le premier vice-président de l’Assemblée nationale est revenu sur la défaite du président de la République, Macky Sall à Touba mais aussi sur son second mandat. De son avis, c’est parce que Khalifa Sall et Karim Wade sont éliminés de la course que le patron de Benno Bokk Yakaar est passé sans soucis.

« J’avais dit à Macky Sall que sans moi, il ne va jamais gagner à Touba et Dieu m’a donné raison. On l’a laminé dans la ville sainte de Touba. Je réitère mes propos, c’est grâce à moi qu’il a gagné Touba en 2012 et aujourd’hui, s’il a gagné à la cité nouvelle, c’est grâce à moi mais aussi à Abdoulaye Ndour. Et sans nous deux, je pense qu’il allait perdre…« , a fait savoir Moustapha Cissé Lô qui dit n’attendre aucun poste en retour, seulement la nomination de Abdoulaye Ndour.

« En tout cas, avec Abdoulaye Ndour, nous pourrons faire de très belles choses. Et je lance un appel au président de la République pour qu’il puisse nommer Abdoulaye Ndour à un poste stratégique de ministre… Moi je ne lui réclame rien. Je le remercie et le soutien…« , poursuit-il dans rfm.

« Sou Khalifa démone ak Karim Wade, deuxième tour la gnou dieum… (Si Khalifa Sall et Karim Wade faisaient partie de la course (à la présidentielle), nous allions au second tour…« , reconnaîtra Moustapha Cissé Lô, lors de ce meeting de remerciement…