Mali-Angola : IBK échange avec le Président de l’Angola

Le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéita, a reçu en audience son homologue Monsieur João Lourenço de la République de l’Angola.

La rencontre entre les deux personnalités a eu lieu en milieu de journée, en marge de la cérémonie solennelle d’ouverture du forum « Zayed Sustainability Prize Awards » et à l’ouverture solennelle de la Semaine du développement durable (Abu Dhabi Sustainability Week 2019) à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis).

Les deux Chefs d’Etats ont évoqué les questions d’actualité notamment le sort de nos compatriotes vivant en Angola. Le président Lourenço a salué l’intégration des Maliens dans son pays et leur respect des lois angolaises.

Le président IBK a invité son homologue angolais en visite au Mali au cours de cette année. L’invitation a été acceptée et la date sera fixée ultérieurement.

Les échanges se sont déroulés en présence du Ministre de l’économie et des finances, du Ministre de l’énergie et de l’eau et du Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République du Mali.

IBK aux Présidents des Institutions : La stabilité et le développement du Mali dépendent de la solidité des institutions »

Le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, a reçu dans la matinée du 10 janvier 2019, les vœux de Nouvel an du Gouvernement, des Présidents des Institutions de la République et des Autorités Administratives Indépendantes.

En réponses à ses éminents visiteurs du jour , le Président de la République dans un ton rassembleur a exprimé ses vœux « Je vous souhaite à chacun, à chacune, à vous tous, à vos collaborateurs et, à vos proches et familles mes vœux les plus ardents de franc succès pour le Mali. Je souhaite à tous ceux qui travaillent nuit et jour avec vous pour la réussite de vos missions respectives souvent dans des conditions difficiles, une bonne et année heureuse 2019. » a souhaité IBK

Le Chef de l’Etat a félicité le Premier ministre pour le bon travail d’ensemble effectué par lui et son équipe , dans des conditions défavorables et dans la forte demande des populations maliennes.

IBK a profité de l’occasion pour lancer un message aux Présidents des Institutions de la République et des Autorités Administratives Indépendantes

« La stabilité et le développement du Mali dépendent de la solidité des institutions », de leur bonne animation, du sens que vous donnez à leur existence. Le Gouvernement s’attellera pour sa part à vous aider dans cette tâche par une redéfinition plus pointue des tâches et l’élaboration de plan de carrière dans l’Administration pour une gouvernance plus transparente, plus équitable gage d’une vie meilleure pour nos travailleurs et nos populations. Il s’agit en effet, d’impulser une plus grande professionnalisation du service public dans son ensemble, cela est une des conditions de l’amélioration de l’Etat, gage du développement du Mali.» a lancé le Chef de l’Etat.


Devant IBK, Soumeylou Boubèye Maïga revient sur la nécessité de la révision constitutionnelle

Intégralité de l’allocution des vœux de nouvel an 2019 du Premier Ministre , Chef du Gouvernement Monsieur Soumeylou Boubèye Maiga à Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita , Président de la République, Chef de l’Etat.

Monsieur le Président de la République
Monsieur le Président de la République,
Par la grâce de Dieu, nous voici de nouveau rassemblés en ce lieu si symbolique de la République, pour vous présenter les vœux de Nouvel An du Gouvernement. Nous tenons tout d’abord à vous remercier de la confiance que vous avez accordée à notre équipe afin que soient pris en charge par elle des enjeux décisifs pour l’avenir de notre pays. Ces enjeux ont été identifiés par vous lors du Conseil des ministres du 14 septembre 2018 et ils structurent l’action gouvernementale autour de cinq axes :
– la gouvernance et les réformes institutionnelles ;
– la promotion d’une croissance inclusive ;
– le développement du capital humain et de l’inclusion sociale ;
– l’environnement, le changement climatique et le développement durable ; – la diplomatie, la coopération internationale et le partenariat.
Monsieur le Président de la République,
La concrétisation de votre projet de société « Notre Grand Mali avance » nous fait obligation de transformer et de servir le Mali. Transformer notre pays ne signifie pas aller à marche forcée vers des bouleversements qui ne seraient pas compris, et encore moins acceptés par nos concitoyens. Transformer notre pays ne signifie pas non plus réduire l’attention à accorder aux urgences que constituent la sécurisation du territoire national et la relance économique.
Transformer le Mali découle de deux constats irréfutables. Le premier est qu’il nous est absolument indispensable de porter remède dès maintenant et de manière durable aux carences institutionnelles et de gouvernance qui ont favorisé la crise politico-sécuritaire de 2012. Le second constat est que nous devons prévenir l’apparition de nouvelles fragilités socio-économiques, fragilités qui remettraient en cause les résultats déjà obtenus. Pour atteindre ces deux objectifs, il nous faut engager dès maintenant les importants chantiers qui maintiendront le Mali en tant que nation debout.
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Monsieur le Président de la République,
Pour empêcher que ne se renouvellent les épreuves traversées, nous devons trouver en nous la lucidité et le courage d’établir des diagnostics sans complaisance, d’aller vers des réformes décisives et d’innover dans l’élaboration de solutions.

Parmi les réformes à faire aboutir, figure tout d’abord la révision constitutionnelle autour de laquelle il nous revient de bâtir un vrai consensus populaire. Le Gouvernement a aussi inscrit dans ses priorités la poursuite de la réorganisation territoriale, réorganisation qui prendra mieux en compte la diversité de notre pays. Car c’est de cette diversité qu’est né le vivre ensemble qui constitue la force et la fierté de la nation malienne.

Il nous faut donc revivifier ce qui constitue notre spécificité et surtout lui donner la possibilité de s’exprimer pleinement afin de ne pas permettre qu’elle soit pervertie en handicap. A cet égard, j’estime important de souligner que l’émergence d’une véritable gouvernance locale n’est pas en contradiction avec la préservation de l’indivisibilité et de l’unité du Mali. Contrairement à des préventions exprimées, la reconnaissance institutionnelle des identités territoriales fortifiera la nation plurielle qu’est la nôtre.
Monsieur le Président de la République,
D’un côté, la solidité de notre démocratie dépendra en grande partie de la capacité de nos territoires à faire prendre en compte au niveau national la vision qu’ils ont de leur devenir. De l’autre, la pérennité de notre redressement socio-économique sera fortement tributaire d’une plus grande implication des populations dans l’identification et dans la réalisation de leurs objectifs prioritaires de développement.
La mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger balise la voie à des évolutions institutionnelles qui peuvent être sans hésitation qualifiées d’incontournables et de majeures. C’est pourquoi elles figurent en bonne place dans les Programmes de Travail et d’Action du Gouvernement.

Monsieur le Président de la République,
Transformer le Mali, c’est également – et ainsi que je l’ai indiqué plus haut – innover dans les solutions apportées. Grâce à un ciblage précis des domaines à traiter et des populations bénéficiaires, le Programme Présidentiel d’Urgences Sociales a considérablement amélioré le quotidien de dizaines de milliers de nos concitoyens. Tout au long de l’année 2019, le Gouvernement préservera dans toutes ses actions le même souci de retombées rapides, positives et concrètes, la même démarche pragmatique, la même volonté d’apporter à nos compatriotes des raisons supplémentaires de croire en l’avenir.

Je ne reviendrai pas sur ces actions dont les détails ont été donnés lors de la cérémonie des Cent jours de votre deuxième mandat. Mais je tiens à rappeler tout particulièrement que, conformément à vos instructions, le Gouvernement renforcera de manière substantielle les initiatives entamées en faveur de l’employabilité aussi bien des jeunes diplômés que des jeunes ruraux.

Monsieur le Président de la République,
Transformer le Mali, c’est construire un pays nouveau. Un pays qui doit sortir plus fort et plus conquérant des épreuves subies. Un pays qui a foi en son destin et qui affiche ses ambitions à travers des projets emblématiques. Comme le Programme Présidentiel de la Rénovation urbaine de Bamako qui renforcera notre capitale dans sa position de hub régional. Comme le maintien de nos efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement. Comme l’optimisation des échanges avec les pays voisins et la promotion des zones économiques spéciales. Comme l’encouragement explicite apporté à l’entreprenariat jeune et féminin dont certains représentants développent déjà de remarquables initiatives.

Monsieur le Président de la République,
La réalisation du projet de société « Notre Grand Mali avance » exige que l’équipe gouvernementale serve notre pays avec une totale abnégation et un investissement de tous les instants. Face à l’ampleur et à la complexité des tâches à accomplir, l’Exécutif a un devoir d’exemplarité. Il nous revient de restaurer la confiance des citoyens en l’action publique en cultivant la proactivité, en bannissant l’impunité des mœurs administratives et en fortifiant l’autorité d’un Etat impartial et secourable.

Nos principes de travail sont clairs. Dans la conjoncture que continue d’affronter notre pays, un équilibre est à observer par nous entre l’indispensable écoute, la nécessaire pédagogie et l’incontournable fermeté. Nous nous attacherons à respecter le recours à ces trois principes dans le traitement de tous les grands dossiers de la Nation, qu’il s’agisse de la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, du rétablissement de l’apaisement dans le Centre du Mali ou de la restauration de la cohésion sociale.

Monsieur le Président de la République,
Permettez-moi de saluer une fois de plus les partenaires qui, dès les premières heures de la crise de 2012, se sont impliqués dans la sauvegarde de notre pays. Permettez-moi également de leur exprimer le souhait du Gouvernement du Mali de les voir aujourd’hui dépasser le traitement des priorités immédiates pour accompagner le Mali dans des projets sur la durée. Comme vous l’indiquez si justement et à plusieurs reprises, notre nation est aujourd’hui une digue. Il fait en effet barrage à un danger terroriste dont il convient de ne pas sous-estimer la dimension.
Il faut donc non seulement soutenir notre pays dans son combat en première ligne, mais également l’aider à éradiquer le péril par des actions autres que sécuritaires. Le rétablissement et la préservation de la paix dans le monde, la gestion de la sécurité globale de la planète ont fait apparaître de nouveaux impératifs de solidarité et d’entraide auxquels nulle nation ne devrait se soustraire. Fort heureusement, cette conclusion est unanimement partagée par tous les chefs de gouvernement amis venus en terre malienne ces dernières semaines.

Monsieur le Président de la République,
Les actions programmées par l’équipe gouvernementale feront certainement dire à certains que nous avons établi un catalogue de vœux pieux. Qu’à cela ne tienne. Je rappellerai qu’un commentaire identique avait accueilli en début 2018 l’engagement pris par le Gouvernement d’exécuter la mission principale que vous lui aviez assignée, à savoir l’organisation à bonne date d’élections transparentes, crédibles et apaisées. Pour paraphraser une expression bien connue des amoureux du sport, la présidentielle de 2018 a constitué pour nous (si vous m’autorisez l’expression) un «challenge référence ». Et nous avons remporté ce challenge.
La réussite de l’élection présidentielle est pour nous un précieux acquis. Elle justifie notre optimisme en l’avenir, car elle démontre à suffisance que notre pays recèle en lui des ressources insoupçonnées. Notre devoir en tant que Gouvernement est de libérer ces ressources, de faire garder à nos compatriotes leur confiance en eux-mêmes et leur confiance en l’Etat.

Ainsi – et seulement ainsi – sera préservée l’extraordinaire aptitude malienne à surmonter les adversités.

Monsieur le Président de la République,
Notre peuple vous a renouvelé sa confiance, vous sachant profondément attaché à la grandeur de notre Nation et au mieux-être des filles et des fils de ce pays. Je puis vous assurer que le Gouvernement fera siennes les ambitions que vous nourrissez pour le Mali.

A cet égard, je voudrai proposer à votre attention cette remarquable citation de l’écrivain français Victor Hugo, citation qui résume la ligne de conduite à laquelle vous n’avez jamais dérogé, même dans les moments les plus difficiles. Je cite « Tenter, braver, persister, persévérer, s’être fidèle à soi- même, prendre corps-à-corps le destin, étonner la catastrophe par le peu de peur qu’elle nous fait, tantôt affronter la puissance injuste, tantôt insulter la victoire ivre, tenir bon, tenir tête ; voilà l’exemple dont les peuples ont besoin, et la lumière qui les électrise » (fin de citation).

Monsieur le Président de la République,
Permettez-moi au nom de tout le Gouvernement de vous adresser pour l’année 2019 nos vœux les plus sincères de bonne santé, de bonheur et de prospérité, à vous-même, à votre famille, à tous ceux qui vous sont proches et chers ainsi qu’à vos collaborateurs.

Que le Tout Puissant vous inspire et vous guide dans vos décisions. Qu’Il préserve en vous le don de soi, la persévérance et la pondération que vous démontrez dans l’exercice de votre charge.

Je vous remercie de votre attention.


Tragédie du 1 er Janvier 2019 à Koulogo: IBK fait le bilan de sa visite

Suite aux incidents tragiques survenus à Koulogon (Cercle de Bankass) le 1er Janvier 2019 le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées, SEM Ibrahim Boubacar KEITA s’est rendu ce vendredi 04 janvier 2019 dans la Région de Mopti.

Le Chef de l’Etat a témoigné de sa compassion et présenté ses condoléances et celles du peuple tout entier aux populations de la localité. le Président IBK très ému et attristé, a constaté sur place les séquelles de ces incidents sur les populations.

Dans la même foulée, IBK après avoir rassuré et réconforté les populations de koulogon les a invités à rester dans leur village. Le Chef de l’Etat a annoncé un projet de rencontre inclusive avec toutes les personnalités charismatiques et légitimes de la Région de Mopti afin de trouver des solutions pérennes et définitives aux problèmes d’insécurité et aller vite au développement du Mali. Pour IBK, le malien est assez grand « pour que l’on cesse de s’entretuer, parce que nul n’y gagnera, nul n’y gagnera » a évoqué IBK.

Nous vous proposons l’intégralité de l’interview du Président de la République , Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Chef Suprême des Armées.

« Nous avons été à koulogon, et dans la douleur, nous avons vu l’horreur, un village avec des maisons calcinées, des cases, des greniers, une population effrayée, inquiète. Et nous avons été nous recueillir sur sculpture collective de 37 corps. On ne peut pas sortir d’une telle expérience totalement indemne. Il y a taches profondes. Cette tragédie que nul ne souhaite, qu’elle survienne où que ce soit dans le monde à fortiori dans son pays. Et, c’est pour cela que, je souhaite vraiment que chacun reprenne la raison, et songe un peu à ce pays, à ce peuple meurtri au lieu que d’en rajouter.

Quand on va allègrement sur des Sommets en donnant des chiffres fantaisistes de victimes on a pas besoin de ça. Ce qui est déjà avéré, qui a été mis en terre est suffisamment dramatique et tragique pour qu’il faille en rajouter, un peu de pudeur, de décence, d’honnêteté intellectuelle, c’est tout ce qu’on demande. Et, si on aime ce pays autant qu’on le proclame urbi et orbi, on devrait avoir ce sens. Et, c’est une population meurtrie, une population violentée, et une population digne, calme, qui nous a accueilli avec respect, qui a apprécié que nous ayons fait ce déplacement, qui était obligé, nous l’eussions fait d’ailleurs plus tôt, n’eut été notre obligation de présider les cérémonies d’hommage national au Docteur Seydou Badian. Mais, je pense que notre présence a été un réconfort autant qu’on puisse réconforter en pareille situation. Et, nous avons décidé non seulement de maintenir des éléments de sécurité sur place, mais nous allons renforcer la sécurité dans l’ensemble de la zone qui déjà faisait l’objet de soins attentifs de la part du Gouverneur de Région. Et, il n’est pas exact de prétendre que des éléments de sécurité avaient été improprement retirés de cette zone avant l’attaque fatale, je pense que cela aussi, ça demande également que l’on fasse preuve d’honnêteté intellectuelle à ce niveau.

Je pense que ce drame dans son tragique vient encore une fois nous interpeller tous autant que nous sommes sur l’urgence qu’il y’a dans ce pays à ce que nous nous entendions, à ce que nous cessions de nous quereller, que nous songions un peu au confort du Mali, au quotidien des maliennes et des maliens, au lieu que de continuer de traduire le plan sur la comète par rapport à des ambitions débridées, je crois que c’est pas ça qu’il y’est de saison. Et, vraiment , l’unité de ce pays, l’union des maliens est la chose la plus urgente. Nous sommes venus aujourd’hui en deuil pour un témoignage au nom de la nation pour des condoléances. Mais, nous avons projet de revenir ici, et d’y tenir une rencontre de tous ceux qui sont d’influences certaines a quelque niveau que ce soit, et qu’ensemble nous voyons ce qu’il convient de mettre en place, en œuvre, de convenir pour que l’apaisement revienne, pour que l’on cesse de s’entre-tuer, parce que nul n’y gagnera, même ces oiseaux de mauvaises augures qui voudraient, tel de charogner sur un champ de bataille trouver à se repêtre n’y gagneront rien du tout, nul n’y gagnera. Je pense qu’aujourd’hui le Mali a besoin de paix, le centre du Mali plus qu’aucune autre région de ce pays à besoin de Paix. Et je crois que de souffler sur la braise, d’attiser le feu n’est pas de convenance aujourd’hui, le malien est assez grand déjà. Je l’ai dis , nous avons trouvé hier les ressources au plus profond de nous mêmes pour l’apaisement ici dans cette zone. La dîna de Cheick Amadou avait imaginée des systèmes, des mécanismes de résolution de conflits, de gestion des parcours pastoraux pour que les conflits qui venaient de naître, qui peuvent naître, la coexistence des systèmes économiques différents et sociaux se gèrent dans la fraternité, dans la quiétude, dans la paix, et conformément à ce que notre sous région de paix souhaite. Ce temps là était un temps de raison, il faut qu’on n’y revienne.

Koulogon est une tragédie, et je pense que cela doit cesser. Étant à koulogon, j’ai une pensée très profonde également pour nos parents de Menaka, ils ont souffert, ils ont été violentés, et là aussi, nous avons eu le malheur de perdre beaucoup de vies humaines, et avant cela Bankass avait connu également cette tragédie là. Donc le cycle infernal doit s’arrêter, que cela s’arrête, que le Mali se dédie de nouveau à sa seule mission de paix et de développement pour que l’ensemble de ses populations du nord au sud, d’est en ouest, du centre, et qu’ensemble nous bâtissions, j’espère une Nation autrefois enviée qui aujourd’hui a encore sa place dans le concert des nations, et qui ai comme destin non pas sa petitesse mais la grandeur faite d’honneur et de dignité, pas les petits calculs » s’est exprimé le Président de la République.

IBK à Koulogo après la tragédie du 1er janvier 2019 : «Que chacun reprenne la raison et songe un peu à ce pays»

A Koulogo, dans le Cercle de Bankass, Région de Mopti, où il s’était rendu, le vendredi 4 janvier 2019, à la suite de l’attaque tragique soldée par 37 morts d’innocents civils, le Chef de l’Etat a rappelé que l’unité du Mali et l’union des Maliens sont la chose la plus urgente. «Que chacun reprenne la raison et songe un peu à ce pays», a souhaité le Président Ibrahim Boubacar Kéïta

Le 1er janvier 2019, premier du jour du nouvel an, le village de Koulogo a vécu la période la plus sombre de son Histoire. La localité a été la cible d’une attaque meurtrière qui a fait 37 morts, des cases et des maisons incendiés ainsi que des greniers pillés. Une attaque perpétrée par les ennemis de la paix. Cette barbarie a meurtri les cœurs et les esprits de chaque citoyen malien qui n’en revenait pas.

Deux jours après, le Président de la République a effectué un déplacement de 24 heures sur le site, accompagné d’une forte Délégation composée des membres du Gouvernement, des parlementaires, des Officiers Supérieurs de la haute hiérarchie militaire nationale et de Représentants de la société civile. Le Président IBK, très ému et attristé, a constaté sur place les séquelles de ces incidents sur les populations.

«Nous avons été à Koulogo, et dans la douleur, nous avons vu l’horreur, un village avec des maisons calcinées, des cases, des greniers, une population effrayée, inquiète. Et nous avons été nous recueillir sur la sculpture collective des 37 corps. On ne peut pas sortir d’une telle expérience totalement indemne. Il y a taches profondes. Cette tragédie que nul ne souhaite, qu’elle survienne où que ce soit dans le monde à fortiori dans son pays », a déclaré le Chef de l’Etat malien. Et IBK a invité solennellement les uns et les autres à raisonner: «C’est pour cela que je souhaite vraiment que chacun reprenne la raison et songe un peu à ce pays, à ce Peuple meurtri au lieu que d’en rajouter. Quand on va allègrement sur des Sommets en donnant des chiffres fantaisistes de victimes, on n’a pas besoin de ça. Ce qui est déjà avéré, qui a été mis en terre est suffisamment dramatique et tragique pour qu’il faille en rajouter, un peu de pudeur, de décence, d’honnêteté intellectuelle, c’est tout ce qu’on demande. Et, si on aime ce pays autant qu’on le proclame urbi et orbi, on devrait avoir ce sens ».

Selon le Chef de l’Etat, c’est une population meurtrie, violentée, mais digne et calme, qui a accueilli avec respect la Délégation et qui a apprécié le déplacement effectué, même si certains tendent à incriminer les autorités du fait de ne pas se rendre promptement dans la localité.

«Nous l’eussions fait d’ailleurs plus tôt, n’eut été notre obligation de présider les cérémonies d’hommage national au Docteur Seydou Badian. Mais, je pense que notre présence a été un réconfort autant qu’on puisse réconforter en pareille situation », a justifié Ibrahim Boubacar Kéïta.

Le Chef suprême des Armées a révélé qu’il a été décidé non seulement de maintenir des éléments de sécurité sur place, mais de renforcer la sécurité dans l’ensemble de la zone qui faisait déjà l’objet de soins attentifs de la part du Gouverneur de la Région de Mopti. Et, il n’est pas exact de prétendre, estime le Président IBK, que des éléments de sécurité avaient été improprement retirés de cette zone avant l’attaque fatale.

«Je pense que cela aussi, ça demande également que l’on fasse preuve d’honnêteté intellectuelle à ce niveau. Je pense que ce drame, dans son tragique, vient encore une fois nous interpeler tous autant que nous sommes sur l’urgence qu’il y a dans ce pays à ce que nous nous entendions, à ce que nous cessions de nous quereller, que nous songions un peu au confort du Mali, au quotidien des Maliennes et des Maliens, au lieu de continuer de traduire le plan sur la comète par rapport à des ambitions débridées, je crois que ce n’est pas ça qu’il y est de saison. Et, vraiment, l’unité de ce pays, l’union des Maliens est la chose la plus urgente », a martelé le locataire de Koulouba.

Le Chef de l’Etat a révélé qu’un projet est en cours pour la tenue d’une rencontre de tous ceux qui sont d’influences certaines, à quelque niveau que ce soit, et qu’ensemble « nous voyons ce qu’il convient de mettre en place, en œuvre, de convenir pour que l’apaisement revienne, pour que l’on cesse de s’entretuer, parce que nul n’y gagnera, même ces oiseaux de mauvaises augures qui voudraient, tel de charogner sur un champ de bataille trouver à se repaître n’y gagneront rien du tout, nul n’y gagnera. Koulogo est une tragédie, cela doit cesser».

Le Président de la République a expliqué que le Mali a besoin aujourd’hui de paix et que le Centre du Mali, plus qu’aucune autre Région de ce pays, a besoin de paix. Et souffler sur la braise et attiser le feu n’est pas de convenance aujourd’hui. Car, le Malien est assez grand déjà.

« Nous avons trouvé hier les ressources au plus profond de nous-mêmes pour l’apaisement ici dans cette zone. La dîna de Cheick Amadou avait imaginé des systèmes, des mécanismes de résolution de conflits, de gestion des parcours pastoraux pour que les conflits qui venaient de naître, qui peuvent naître, la coexistence des systèmes économiques différents et sociaux se gèrent dans la fraternité, dans la quiétude, dans la paix, et conformément à ce que notre Sous-région de paix souhaite. Ce temps-là était un temps de raison, il faut qu’on n’y revienne », a-t-il souhaité.

Depuis Koulogo, le Chef de l’Etat a également eu une pensée très profonde pour les populations de Ménaka et de Bankass qui ont aussi souffert des violences et des pertes en vies humaines. A ses dires, le cycle infernal doit s’arrêter. «Que cela s’arrête, que le Mali se dédie de nouveau à sa seule mission de paix et de développement pour que l’ensemble de ses populations du Nord au Sud, d’Est en Ouest, du Centre, et qu’ensemble nous bâtissions ». Le Président Ibrahim Boubacar Kéïta espère qu’une Nation autrefois enviée qui aujourd’hui a encore sa place dans le concert des Nations et qui ait comme destin non pas sa petitesse mais la grandeur faite d’honneur et de dignité, pas les petits calculs.

Au passage, le Président IBK a témoigné de sa compassion et présenté ses condoléances et celles du Peuple malien tout entier aux populations endeuillées de la localité après ce massacre. Dans la même foulée et après avoir rassuré et réconforté les populations de Koulogo, il a invité les populations locales à rester dans leur village. Pour le Président de la République, le Mali ne mérite pas de tels actes criminels.

Avant de quitter la localité, le Chef de l’Etat s’est recueilli sur la tombe des victimes. Il a prié pour le repos de l’âme des innocents disparus et pour un prompt rétablissement des blessés.

MOPTI: IBK aux côtés de la population de Koulogon

Le président de la République est arrivé ce matin à Mopti. IBK s’est rendu à Koulogon. Dans cette localité du cercle de Bankass, près d’une quarantaine de civils ont été tués par des hommes armés non identifiés en début de semaine.  

Sur le même sujet, le chef du gouvernement sera également à l’assemblée nationale lundi prochain. Interpellé par les députés, le Premier ministre devrait s’expliquer sur la situation au centre du pays.

2e congrès réussi de l’ASMA-CFP : SBM après IBK ?

Assurément, il convainc au fil du temps la population, surtout les hommes politiques plus ou moins en verve. Ainsi, il fédère la force politique autour de lui pour traduire en faits les promesses de campagne du président IBK, sans oublier cependant de placer sa troupe sur le qui-vive les élections à venir.

«Au lieu d’accuser là où vous êtes tombé, il faut plutôt accuser là où vous avez trébuché». A bon entendeur, au regard de la vague d’amitié exprimée à l’Asma-Cfp (L’Alliance pour la solidarité au Mali – Convergence des forces patriotiques), il dit que la solidarité, sa principale raison d’exister, est partagé en dépit des divergences politiques.

L’Alliance pour la solidarité au Mali – Convergence des forces patriotiques, à cheval sur le chapitre depuis sa naissance, une attitude rarissime, vaut à son mentor, Soumeylou Boubèye Maïga, d’être reconduit à son poste de Premier ministre.

Assurément, il convainc au fil du temps la population, surtout les hommes politiques plus ou moins en verve. Ainsi, il fédère la force politique autour de lui pour traduire en faits les promesses de campagne du président IBK, sans oublier cependant de placer sa troupe sur le qui-vive les élections à venir.

En tout cas, depuis belle lurette, la classe politique souffre de divisions internes du fait de la guerre de positionnement même au camp du parti au pouvoir. Aujourd’hui plusieurs cadres de différentes formations politiques trouvent leur salut à côté de SoumeylouBoubèyeMaïga, le tigre national. C’est vrai ! La transhumance fait partie du jeu politique malien. Le tigre pour sa part a été on ne peut plus clair : « Nous n’avons acheté personne ».

«Au lieu d’accuser là où vous êtes tombé, il faut accuser là où vous avez trébuché». A bon entendeur, il faut naturellement rappeler que la Convergence des forces patriotiques, depuis son premier congrès ordinaire tenu le 6 Décembre 2014, avec la bénédiction d’une vingtaine de partis, annonce ainsi la couleur pour prendre les brides du pouvoir.

Auparavant, en ces temps farouches, l’Asma-Cfp plaça à l’Hémicycle cinq députés, 217 conseillers municipaux, dont 24 maires à travers le pays.

Quant à son indéfectible soutien à IBK, SoumeylouBoubèyeMaïga redit : «C’est un choix de cœur, de raison, de conviction et de confiance. C’est un choix que nous maintenons sans réserve. Car, nous demeurons convaincus de la validité et de la pertinence du projet présidentiel : Le Mali d’abord». Il a dit vrai, car son cheminement le prouve à suffisance.

Toujours est-il que la Convergence des forces patriotiques peine sans céder aux récriminations, aux lamentations, sans montrer, ni faiblesse ni renoncement, afin que naisse le Mali de demain.

SoumeylouBoubèyeMaïga, à travers sa politique constante et son travail remarquable, éclipse d’emblée les chefs de partis. Il serait sans doute chef de file de l’opposition s’il était candidat. Mais, il préféra donner une seconde chance à IBK que le laisser en rade.

Pour la bonne gouverne des pessimistes, le cinquième    chef du gouvernement consolide en continu un vaste réseau de renseignements fiables. C’est d’ailleurs la plus efficace de tous les temps depuis sa nomination ès qualité de chef des services de renseignements avant celui de ministre des Affaires étrangères. Cette distinction lui permit, bien sûr, d’étendre les tentacules de son incontournable réseau -toujours opérationnelle- même sur le plan international. Au point qu’en bon journaliste, formé au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal, tout ce qui touche le Mali de bon ou mauvais, de près ou de loin, n’échappe au contrôle permanent de cet homme d’Etat né le 8 juin 1954 à Gao.

Toujours au top de la bonne ou mauvaise nouvelle en temps réel avant même l’autorité suprême, l’ancien secrétaire général de la Présidence, nommé Premier ministre le 30 Décembre 2017, surprend de plus belle les langues pendues.

Tarés, voilà l’une des bottes secrètes de SoumeylouBoubèyeMaïga. Au moment où, sitôt nommé Premier ministre, les assoiffés, sans base outre que la rue, doutaient de sa capacité à organiser une élection présidentielle crédible.

Mieux qu’une élection transparente, SoumeylouBoubèyeMaïga réussit à convaincre les djihadistes du Nord et du Centre quant à la nécessité d’organiser la présidentielle 2018. C’est dire ! Il a réussi avec brio, sans détonation, là où, le folklorique Moussa Mara échoua lamentable lorsque les canons tonnèrent et le mirent en déshérence.

Après son titanesque travail formidable, bouclé en seulement six mois, les séniles respectèrent pourtant la tradition au premier et second tour de l’élection présidentielle. Dans le respect de l’ordre public, les vrais citoyens accomplirent leur devoir civique. Et, en temps de guerre, loin du bruit des bottes !

De fait, la palme d’une élection rendue crédible et transparente, validée par les observateurs, revient donc à Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants qu’il quitte en réaction à la déroute de l’armée à Kidal.

Diantre, qu’est-ce que Soumeylou Boubèye Maïga réserve encore aux Maliens ? Mystère et boule de gomme !

Cet homme peut en fait bien diriger  le Mali après IBK. Le Clemenceau malien !