Débouté par la Cedeao, Karim Wade saisit l’ONU

La Cour de justice de la Cedeao a débouté de toutes ses requêtes Karim Wade, qui y avait recouru après l’invalidation de sa candidature pour non-inscription sur le fichier électoral. Une décision, qui acte une des rares victoires du gouvernement du Sénégal auprès de l’institution sous-régionale.

Le fils de l’ancien président « a immédiatement saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies pour faire rétablir son droit fondamental de participer librement à la direction des affaires publiques de son pays ». C’est en tout cas ce qu’a fait savoir le collectif de ses avocats, à travers un communiqué de presse.

Le Collectif des avocats de Karim WADE informe l’opinion publique nationale et internationale que la Cour de justice de la CEDEAO s’est abstenue, ce 4 mars 2019, de constater et de sanctionner les graves violations des droits du candidat Karim WADE d’être électeur et éligible à l’élection présidentielle du Sénégal du 24 février.

Me Ciré Clédor Ly & Cie considèrent d’ailleurs, que cet arrêt est en contradiction flagrante avec les décisions de justice internationale, qui ont déjà condamné les atteintes portées aux droits fondamentaux de leur client par l’État du Sénégal.

Le Collectif rappelle notamment que le Comité des droits de l’homme des Nations Unies vient de juger, que la condamnation prononcée par la CREI contre Karim WADE avait « violé le Pacte international relatif aux droits civils et politiques », qui s’impose au Sénégal.

Verdict de la CEDEAO: les avocats de l’Etat et de Karim s’expliquent

Le candidat recalé à la présidentielle du 24 février dernier par le Conseil constitutionnel, Karim Mëissa Wade, a été débouté par la Cour de justice de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ce lundi matin à Abuja au Nigéria. Ses avocats et ceux de l’Etat s’expliquent.  

Me Moussa Felix Sow, avocat de l’Etat dans cette affaire revient sur le fondement de ladite décision : «La Cour a estimé que d’abord, les textes du code électoral sénégalais ne sont pas contraires à la Constitution, elle considère aussi qu’elle n’a pas pu constater en quoi l’Etat du Sénégal a empêché Karim Meissa Wade de recourir devant l’ambassade du Sénégal au Koweit après que les juridictions sénégalaises se soient déclarées incompétentes. Elle a également constaté que les cas d’illégitimité ne concerne pas seulement Karim Wade et que ces dispositions étaient élaborées pour tout sénégalais qui se trouve dans ces conditions ».  

Fort de tout cela, souligne la robe noire : « la Cour a exprimé que les demandes de Karim Mëissa Wade sont mal fondées et ils (les juges, ndlr) l’ont purement et simplement débouté. Le droit a été appliqué tout simplement, je pense que c’est une excellente décision qui permet de clarifier les choses». Donc, ajoute-t-il: « Aucun droit de l’homme n’a été violé, c’est ce que vient de dire la Cour ».  

Du côté des avocats du demandeur, Karim Wade, ils estiment que cette décision est « caduque », parce que disent-ils, «la présidentielle, c’est bien derrière nous».  

Me Demba Siré Bathily d’expliquer : «Il faut savoir, d’abord, cette procédure n’avait plus aucun « intérêt » dans la mesure où elle était liée à l’organisation de l’élection qui s’est passée dans les conditions que vous savez. Ensuite, ce qu’il faut savoir c’est que cette procédure sera toujours pendante puisse que la question n’est pas définitivement réglée », soutient-il.  

«Ce qui est important, poursuit l’avocat, c’est de dire à l’Etat du Sénégal : qu’est-ce qu’il attend pour s’acquitter de la décision du groupe de travail sur la défense arbitraire de Karim Wade qui demande qu’il le répare sur la décision du comité de droit de l’homme».  

A l’en croire, cette décision de la Cour de la CEDEAO de débouter Wade fils rendue après plus d’une semaine de la présidentielle (dimanche 24 février) ne présente pour eux, «aucun intérêt puisse l’élection est déjà passée».  

«En tout état de cause, lance Me Bathily, il y a des procédures qui sont pendantes et dans un futur très proche, vous sauvez que Karim Wade n’a jamais perdu de procédures devant l’Etat du Sénégal, car ses droits sont bien articulés ».  

La Cedeao rejette le recours de Karim Wade

Le verdict tant attendu est tombé à l’instant.

La Cour de justice de la Cedeao a débouté de toutes ses requêtes Karim Wade qui y avait recouru après l’invalidation de sa candidature pour non-inscription sur le fichier électoral.

Une décision qui acte une des rares victoires du gouvernement du Sénégal auprès de l’institution sous-régionale.

Wade-fils était le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (Pds) à la Présidentielle du 24 février dernier, dont les résultats provisoires réélisent le candidat sortant dès le premier tour, avec 58,27% des voix.

La Cedeao se prononce sur le cas Karim Wade

Karim Wade sera fixé sur son sort aujourd’hui par la Cour de justice de la Cedeao.

Le fils de l’ancien président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, contestait le rejet de son inscription sur les listes électorales et l’invalidation de sa candidature à la Présidentielle. Une requête qui vise l’État du Sénégal.

La CEDEAO condamne le Sénégal dans l’affaire Cheikh Mbacké Gadiaga

Condamnés par les tribunaux sénégalais, les anciens détenus Assane Diouf et Cheikh Mbacké Gadiaga « sont des victimes » de l’aveugle machine judiciaire sénégalaise. Alors que les juges sénégalais les ont reconnus coupables d’actes délictuels, ceux de la Cedeao les ont trouvé sympathiques au point de condamner l’Etat du Sénégal. Et de l’obliger à leur payer la somme de 20 millions pour Assane Diouf et 10 millions pour Cheikh Mbacké Gadiaga.

Après les longues détentions qu’ils ont subies dans la prison centrale de Dakar, c’est vers une harassante course pour l’obtention de leurs indemnisations que se dirigent les sieurs Assane Diouf et Cheikh Mbacké Gadiaga. Engagés dans un bras de fer avec l’Etat du Sénégal pour faire reconnaitre le caractère arbitraire de leur détention, « l’insulteur public n°1 » du Sénégal et le sulfureux Cheikh Mbacké Gadiaga se sont vus récompensés dans leurs efforts de se faire reconnaitre le statut de victimes de la machine judiciaire sénégalaise.

En effet, alors que les tribunaux nationaux sont restés sourds à leurs doléances, ceux communautaires, notamment ceux d’Abuja, se sont penchés sur leurs dossiers. Par la voix de l’avocat, Me Ciré Clédor Ly, qui les représentait devant cette cour, ils ont pu plaider leurs causes. Et se faire entendre. Et dans le rendu de son verdict, le tribunal d’Abuja (au Nigéria) a déclaré que « la présomption d’innocence de Cheikh Mbacké Gadiaga a été violée » par la justice sénégalaise. Comme l’a été celle de Assane Diouf.

Aussi, les juges de la CEDEAO ont reconnu que leurs droits à être jugés dans un délai raisonnable ont été bafoués. Comme leurs droits à un procès équitable ont, aussi, été vendangés. « Tous ces manquements, à en croire les juges communautaires, les ont amené à subir de longues périodes de détention arbitraire. »

Au vu de tous ces manquements commis par les juges nationaux, ceux de la Cedeao ont condamné l’Etat du Sénégal à payer 10 millions de F CFA à Cheikh Mbacké Gadiaga. Et pour « l’insulteur public n°1 » -élargi de prison le lundi 25 février-, le tribunal d’Abuja lui a attribué la rondelette somme de 20 millions de FCFA. Alors que Me Clédor s’est tué à expliquer aux juges que Assane DIOUF a été victime de tortures, d’humiliation et de traitements dégradants dans sa prison, les juges ont estimé qu’en l’absence d’un certificat médical qui atteste de ces traitements, ils ne peuvent statuer l’a dessus.

Tournée cette page judiciaire, voila ouverte, à Dakar, celle de la récupération de la compensation financière. Si les législateurs sénégalais ont prévu le dédommagement de personnes arbitrairement détenues, l’administration -représentée par l’agent judiciaire de l’Etat- ne s’est, elle, jamais pliée à cette loi.

A ce propos, Cheikh Tidiane Diop, un homme amputé en prison à cause de mauvais traitements que lui ont fait subir les matons, a couru plusieurs années derrière l’agent judiciaire de l’Etat, Antoine Diome, pour récupérer son dû. Las de faire des va et vient devant le bureau de cet agent judiciaire, Cheikh Diop s’est, le 2 novembre 2018, aspergé d’essence devant les grilles du palais. Il est décédé quelques heures plus tard à l’hôpital principal de Dakar. Et jusqu’aux dernières nouvelles, sa famille n’a jamais récupéré un seul centime de la part de l’Etat.

Affaire Assane Diouf: l’Etat du Sénégal perd encore une fois à la Cour de la Cedeao

L’Etat du Sénégal perd encore une fois devant une juridiction internationale pour avoir bafoué les droits d’un de ses citoyens.

Il a été condamné par la Cour de justice de la Cedeao dans l’affaire Assane Diouf.

Pour la cour sous-régionale, les droits d’Assane Diouf ont été violés. De la même manière que ses droits à un procès équitable ont, aussi, été piétinés. Au vu de tous ces manquements, la juridiction communautaire condamne l’Etat du Sénégal à payer 20 millions de FCfa à Assane Diouf.

Condamné à 2 ans de prison, dont 9 mois ferme, celui qui est surnommé « L’insulteur public numéro 1 » a recouvré la liberté le 25 février.

Dernière minute : la CEDEAO rejette les demandes de Khalifa Sall et s’apprête à délibérer sur le cas Karim Wade

La Cour de Justice de la CEDEAO, se prononçant sur l’invalidation des candidatures de Khalifa Sal et de Karim Wade, vient de rejeter les demandes au fond introduites par l’ex-maire de Dakar. Il nous est également revenu que le délibéré concernant Karim Wade a été rabattu et les débats, à ce sujet, ouverts. Au moment où ces lignes sont écrites, la cour s’est retirée pour délibérer.

Jour de vérité sur le dossier Karim Wade devant la Cour de justice de la CEDEAO à Abuja

Jour de vérité sur le dossier Karim WADE devant la Cour de justice de la CEDEAO à Abuja. Les avocats de Karim WADE sont convoqués ce mercredi 20 février 2019 à partir de 10 heures pour plaider devant la Cour qui va rendre son verdict.

En effet, le pôle avocats de Wade-fils demande à la Cour communautaire de “constater la violation par l’Etat du Sénégal, du droit de Karim de participer aux affaires de son pays”, de “dire que le droit de vote, le droit d’être électeur et éligible du requérant pour l’élection présidentielle de 2019 ont été violés. Mais aussi d’”ordonner à l’Etat du Sénégal de rétablir immédiatement le nom du requérant sur les listes électorales en vue de cette élection.

Ils demandent également à la Cour de “dire que le code électoral du Sénégal tel que modifié par la loi numéro 2018-22 du 4 juillet 2018, en son article modifiant l’article L57 du code électoral est une violation du droit de libre participation aux élections, et d’”ordonner en conséquence, à l’Etat de lever tous les obstacles à une participation de Karim Wade à la présidentielle de 2019, consécutif à cette modification”.

Urgent – Débouté par la Cedeao, Khalifa Sall rejoint Idrissa Seck

C’est désormais effectif : l’ex-maire de Dakar, empêché définitivement de briguer un mandat présidentiel, a donné une consigne de vote en faveur d’Idrissa Seck, le jour du 24 février 2019.

Un soutien de taille pour le leader de la coalition Idy 2019, qui multiplie les ralliements, ces derniers temps.

Voici la lettre de Khalifa  Ababacar Sall