Fin de la campagne électorale, le moment de tout traduire en suffrages valablement exprimés (Par Papa Ibrahima Diassé)

Fini le temps de la politique! Nous voici sortis d’un long tunnel de 21 km, qui nous plongent sans transition dans le temps du vote, dernière étape de cette saison électorale. Ils ont été illuminés par la qualité, la profondeur des débats et l’expression démocratique au premier degré mais aussi et malheureusement émaillés de violences qui ont rendues certaines copies imparfaites et donc la note salée pour le peuple.

En effet certaines considérations politiciennes ont suscité une sorte de bazar électoral attristant et navrant, donnant naissance à des séquences péniblement vécues par moments à cause des pertes en vies humaines. Mais au bout du compte, tout peut être rangé dans le placard du jeu pour ne pas dire joute électoral en temps de campagne. Ce qui enrichit ou enlaidit le landerneau politique national suivant les cas. C’est cela en plus, le charme de la démocratie qui promeut la liberté d’expression, la diversité et la contradiction dans le respect des règles établies. Grosso modo, il faut saluer les actions d’envergures de très hautes responsabilités qui ont mis à contribution l’ensemble des forces vives de la Nation: Sans qu’on le dise, des chefs religieux se sont cramponnés sur leurs nattes de prières, pour psalmodier le nom d’Allah afin que tout se termine dans la concorde. Des journalistes ont mouillé le gilet pour le droit à l’information à leurs risques et périls sacrifiant leurs corps et leurs cordes vocales.

La société civile a remis tout le monde face à ses responsabilités prônant la stabilité et la paix durant tout le trajet. Les observateurs se sont surpassés pour donner une forte dose de transparence afin que les règles du jeu soient respectées. Dans sa mission régalienne, l’Etat trop réactionnaire au goût du peuple a tenté de réorganiser le désordre à travers les forces de sécurité et les services compétents. A cela s’ajoutent les actions citoyennes qui ont servi de garde-fous et de bornes sur toute la route et orienté les uns et les autres vers ce terminus si magnifique dans la vie de notre chère nation. Entre autres passages marquants ou faits d’armes qui méritent d’être retenus, je citerai le candidat Sonko qui comme pour avoir la bénédiction du peuple démarre tout par les paroles et la musique symphoniques de l’hymne national. Macky Sall qui lui présente ses condoléances à la suite du rappel à Dieu d’un de ses militants. Le même Macky Sall qui esquisse des pas de danse à Saint Louis assuré d’une victoire prochaine ou qui rejoint le stade Massène Sene Fatick, sa ville natale, à pas de course. Issa Sall du Pur qui improvise une minute de silence à l’endroit des 7 enfants disparus lors d’un accident de la route et a formulé des prières à leurs mémoires.

Sans jamais oublier, Madické Niang qui a su manier avec docilité et habileté la baguette de l’humour en faisant découvrir une autre facette de sa personne, pour briser la glace et détendre l’atmosphère par son fameu « Fii Tojneu ». Idy lui, a battu sa campagne en aparté. N’empêche, il s’est distingué par son boubou blanc sinon par l’ingénieuse idée qu’il a eue à un moment d’envoyer son médecin personnel consulter les journalistes qui suivaient sa caravane. Que de bons moments vécus qui ont humanisé cette campagne qui restera à jamais gravé dans notre mémoire collective. Nos 5 candidats aux styles distincts ont rivalisé d’ardeur chacun étant allé jusqu’à épuiser le dernier point de son offre programmatique pour en faire une sorte de déclaration d’amour destinée au peuple à qui, ont été promis monts et merveilles.

Le tout dans une atmosphère purement électorale. Hélas, tout est bien qui finit bien! On tourne légèrement cette page pour continuer ensemble à écrire les lignes éloquentes de notre belle histoire politique. C’est dire que le moment du peuple est arrivé. Le temps de l’évaluation individuelle pour chaque citoyen afin d’identifier et bien, la couleur du bulletin à glisser dans l’urne, une fois qu’on soit seul dans l’isoloir. Ce moment symbolique doit être vécu par chaque citoyen comme un des temps cruciaux de son existence. Car c’est l’un des rares moments qu’il lui est donné de s’exprimer et d’espérer que son expression soit prise en compte. Pour le citoyen, cette période n’est rien d’autre qu’une prise de conscience de la place qu’il occupe à bord du train immanquable de l’histoire. Plus personne ne dicte personne, plus aucune action ne presse aucune conscience.

Aucun cas de propagande ne prévaut sur aucun geste, seule la volonté ressentie, le désir individuel guident et éclairent nos choix. C’est le moment, vraiment le moment de transformer la colère en vote, de convertir les soutiens en bulletin et surtout de traduire les foules en suffrages valablement exprimés pour que la balance électorale bascule du côté voulu par la majorité des sénégalais ce 24 février 2019. Au regard des nombreuses foules drainées durant la campagne et de l’engouement suscité, tout cas d’abstention serait incompréhensible. Le peuple est debout pour affirmer sa souveraineté et assumer ses responsabilités à travers un choix judicieux qu’il lui plaira de faire, le choix le meilleur qui lui garantira 5 années de stabilité politique, de rayonnement économique, de développement social et de grandes mutations industrielles, scientifiques et technologiques. Dans une position de confort, le peuple devient désormais le maître du jeu. Et donc attention à vous chers candidats face à tout excès de confiance, l’humilité est un facteur de grandeur important en compétition encore que le peuple n’a rien soufflé à personne.

🇸🇳

Vive le Sénégal

Papa Ibrahima Diassé

Photos (10) – Campagne électorale : Madické Niang « Todji na » Louga…

« Sénégal, plus je te visite, plus je t’arpente, plus je t’écoute et t’entend, plus je me rends compte que ma foi et ma conviction profonde de te servir sont réciproques, car ton beau peuple me montre à chaque fois, son adéquation à mon projet « JAAM AK KHEWËL ».

Cet engagement que je sens autour de toi, Sénégal me donne du courage pour les combats à venir. Nous te prêtons allégeance, Sénégal. En route, vers la victoire.

Ce fut hier, dans le département de Louga. Merci à toutes et à tous, en route vers un Sénégal meilleur. Louga merci ! », s’est réjoui le candidat de la Coalition Madické 2019, hier après son passage à Louga.

(10 photos): Issa Sall reprend sa campagne sous la vigilance de la gendarmerie

Après la suspension de sa campagne, le leader du PUR, El Hadj Issa Sall  a repris sa campagne électorale ce vendredi 15 février 2019. Pour cette journée, il va sillonner Kébémer, Ndande, Kelle, Léona, Sakal, Saint-Louis et environs

Comme l’avait si bien annoncé Aly Ngouille Ndiaye, désormais, les forces de l’ordre assurent la sécurité des candidats  pour le reste de la campagne électorale. Ainsi donc, la caravane de Issa Sall qui a quitté Tivaouane ce vendredi,  est entouré des éléments  de la gendarmerie en direction de Saint-Louis.

Incidents-Campagne présidentielle: La coalition Idy 2019 interpelle, « particulièrement » le ministre de l’Intérieur…

Suite à l’accident qui s’est produit ce dimanche et qui a malheureusement emporté la vie de quatre jeunes gendarmes au service du peuple, la coalition Idy2019, dans une note parvenue à senego présente ses condoléances à la Gendarmerie nationale, à leurs familles respectives et à la nation toute entière.

« C’est le Sénégal dans son ensemble qui est endeuillé d’avoir perdu ces quatre valeureux concitoyens qui accomplissaient leur mission régalienne« , regrette la Coalition Idy 2019 qui présente également ses sincères condoléances aux familles de tous ceux qui ont perdu la vie dans cette période de campagne, « avec une pensée toute aussi particulière pour ce jeune conducteur de Jakarta victime d’accident et cet autre qui a succombé de ses attaques à Tambacounda. Nous prions pour le repos éternel de leurs âmes« .

Par ailleurs la coalition Idy 2019 dénonce, « de la plus forte des manières« , les violences observées dans cette première dizaine de jours de campagne électorale. « Les multiples attaques notées n’ont pas raison d’être« , regrettent-ils. Ils appellent ainsi les autorités responsables, plus particulièrement le ministère de l’intérieur, à prendre les dispositions nécessaires. « Elles sont appelées à mettre les sénégalais en sécurité, quelle que soit leur appartenance politique« , rappelle Idy 2019.

« Au demeurant, nous exigeons que la presse soit protégée, qu’elle puisse faire son travail en toute sécurité, que les militants et leaders en caravane ou seuls, puissent avoir la latitude de circuler et de battre campagne. Nous exigeons la préservation de la paix« , a conclu la Coalition Idy 2019

​Meurtres et violences en campagne électorale : Cinq organisations de la société civile exigent l’ouverture d’une enquête.

Préoccupées par les violences suivies de meurtres à Tamba, à l’est du Sénégal, dans le cadre de la campagne électorale, cinq organisations de la société civile dont la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), la Rencontre Africaine pour la Défense des  
Droits de l’Homme (RADDHO), ont exigé des autorités l’ouverture d’une enquête afin de traduire les auteurs en justice, selon le communiqué transmis à PressAfrik. 

« Nos organisations appellent en outre les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sur  
Tous les actes de violence survenus depuis le début de la campagne électorale et de traduire  
Leurs auteurs en justice », lit-on dans la note signée de Me Assane Dioma Ndiaye et compagnie. 

Les auteurs du communiqué rappellent aux candidats et coalitions « l’obligation qui leur incombe 
d’appeler leurs militants et sympathisants à respecter la liberté de manifestation,  
d’expression et d’opinion des adversaires politiques et de renoncer à tout recours à la  
violence ».  

« Nos organisations rappellent que ces violences fragilisent la sécurité des journalistes et  
groupes de presse au Sénégal et constituent une grave violation de la liberté d’expression.  
Elles contribuent surtout à déprécier la qualité de leur métier », affirment-ils. 

Ils exhortent les autorités sénégalaises à faire « tout ce qui est en leur pouvoir pour  
Endiguer les violences qui ont eu lieu et de veiller au respect des droits aux libertés  
d’opinion, d’expression et de réunion pacifique ». 

Dans le cadre  
de la campagne pour l’élection présidentielle du 24 février 2019, des actes de violences entre sympathisants de partis politiques ont entraîné la mort  
d’au moins un individu à Tambacounda. Ibrahima Diop, tailleur de profession, est mort lors  
d’une bagarre. Au moins quatre journalistes ont été blessés et des voitures incendiées.