En tournée à Bambeye et Baba Garage, Ousmane Faye adresse un message à Idrissa Seck et Aida Mbodj

Ousmane Faye, en tournée à Bambeye et Baba Garage, demande à Idrissa Seck, dés son arrivée à Touba, d’aller présenter ses excuses a la famille Boussobé et Serigne Fallou… et fait un clin d’œil à Aida Mbodj.

Le Président de la Coalition Manko Wattu Sénégal (MWS) était ce samedi 9 février à Bambèye et Baba Garage, dans le cadre de son programme de campagne pour la réélection, dès le premier tour au soir du 24 février, du Président Macky Sall, candidat de BBY et de la grande Coalition de la majorité Présidentielle.

Après les visites de courtoisie et de proximité auprès des responsables, militants et sympathisants de sa coalition et des dignitaires dans les localités visitées, clôturées par un grand rassemblement à Bambèye, le Président Ousmane Faye a lancé un appel solennel à sa sœur, l’honorable député Mme Aida Mbodj, d’avoir le courage et la liberté de choisir le camp de la raison, de la stabilité et de l’émergence pour apporter sa contribution à la belle victoire de son frère, le Président Macky Sall, dès le premier tour au soir du 24 février.

Le leader de MWS a aussi demandé à Idrissa Seck, lorsqu’il sera à Touba pour faire sa campagne électorale, de faire un tour chez le khalife des Boussobé et de Serigne Fallou Mbacké, pour leur présenter ses excuses, suite à l’assassinat de leur digne fils et neveu, Serigne Khadim Bousso, un grand opérateur économique.

« Quand Idrissa Seck était dans le pouvoir, alors puissant ministre d’État d’Abdoulaye Wade, il avait demandé d’envoyer le GIGN (Groupement d’intervention Mobile de la Gendarmerie Nationale) au domicile du grand commerçant, sis dans la ville sainte de Touba pour le cueillir par la force, vivant ou mort, sans même tenir compte des multiples interventions de feu le khalife Général des Mourides Serigne Saliou Mbacké », a rappelé Ousmane Faye.

Qui ajoute : « si, quelques années après, il revient dans la ville sainte pour battre campagne, Idrissa Seck doit forcément aller présenter ses excuses à toute la famille Boussobé, en particulier, et de Serigne Fallou Mbacké en général, oncle de feu Serigne Khadim Bousso. C’est la raison pour laquelle Ousmane Faye se demande « de qui se moque le leader de la coalition ‘’Idy Président’’ qui, rattrapé par son passé, est en train de sillonner le pays pour vouloir bénéficier de leurs suffrages comme si il n’a jamais était dans les affaires comme puissant ministre d’État d’Abdoulaye Wade et le premier ministre le plus arrogant de l’histoire du Sénégal. »

Aida Mbodji encore indécise

La presidente de l’Alliance nationale pour la democratie – Saxal Liggeey, Aida Mbodji, n’a pas encore choisi parmi les cinq candidats pour la Présidentielle. Hier, lors d’une Assemblée générale, les délégués des régions du pays et de la diaspora, avec sa base locale lui ont donné carte blanche.

Aida Mbodji tient en haleine les 5 candidats a la Presidentielle du 24 fevrier 2019, pour une alliance avec l’un d’entre eux. «Je suis au regret, parce que je ne peux pas donner un choix aujourd’hui (hier)», dit-elle. Sa base qu’elle a consulté séance tenante, lui a donné carte blanche pour choisir parmi ces candidats. «On ma délivré une carte blanche, et je n’ai pas eu le temps de l’exploiter», déclare-t-elle, ne voulant pas aller vite en besogne et préférant prendre le temps de réfléchir. «Maintenant, je vais entamer des discussions avec chaque région», apprend-elle.

Et test a travers une résolution que tous les délégués régionaux lui ont donné la liberté de choisir entre Macky Sall, candidat à sa propre succession et ses adversaires. Une résolution qui ne lui facilite pas la tache. «La résolution ne m’a pas aidée. J’avais cru, qu’une fois dans la salle, vous allez me dire qui sont pour tel candidat ou tel autre. Et une fois que les tendances seront vérifiées, le choix puisse être fait », souligne Aida Mbodji.

Et dans cette résolution, les délégués des régions invitent leur mentor a rendre compte devant le peuple souverain sur le choix quelle fera. «Vous avez clairement dit «non., pas devant le parti, mais devant le peuple souverain que je dois prendre une décision., souligne Aida Mbodji. «Je ferai une conférence de presse pour que le peuple souverain soit informe du choix que nous avons fait., déclare-t-elle.

La présidente de l’Alliance nationale pour la démocratie estime qu’un mauvais choix serait fatal. «Un jour, une décision, une rencontre pour une durée de 5 ans, cela nécessite une préparation. C’est pour cela que je n’ai pas droit a l’erreur», relève Aida Mbodji

SAER SY