Que sont devenus les héros du Sénégal, vainqueur de l’équipe de France en Coupe du monde le 31 mai 2002 ?

Le 31 mai 2002, les Lions de la Teranga battaient la France (1-0) en ouverture d’une Coupe du monde qu’ils poursuivront jusqu’en quarts de finale. Quatorze ans après, zoom sur ces héros aux trajectoires parfois étonnantes.Le 31 mai 2002, l’enceinte du Stade de Séoul résonne encore de ce qui est à ce jour l’exploit le plus retentissant de toute l’histoire du football sénégalais. Les Lions de la Teranga, pour leur toute première participation à une Coupe du monde (la seule d’ailleurs depuis lors), et en match d’ouverture, battaient (1-0) la France, championne du monde en titre. Le début d’une folle épopée jusqu’en quarts de finale (défaite 1-0 après prolongation face à la Turquie). Quatorze ans après, nous avons retrouvé la trace de ces héros «sénégaulois».Tony Sylva : L’ancien gardien de l’AS Monaco et du LOSC a terminé sa carrière en Turquie avant de rentrer au Sénégal, où il désormais en charge de la préparation des gardiens de but dans le staff de la sélection nationale.

Ferdinand Coly : L’ancien latéral droit des Sang et Or lensois a évolué après la Coupe du monde en Premier League, puis en Italie avec Parme. A la fin de sa carrière il est rentré au Sénégal pour occuper le poste de coordinateur de la sélection nationale jusqu’à la CAN 2012. Aujourd’hui il s’est reconverti dans l’agriculture où il exploite ses champs et autres vergers, en plus de s’activer dans le commerce du poisson et de l’immobilier sur la petite côte sénégalaise de Mbour.

Pape Malick Diop : L’ancien défenseur central de Strasbourg et de Lorient était rentré au Sénégal après sa carrière avant de revenir en France, il y a près de deux ans, pour passer ses diplômes d’entraîneur. Il continue néanmoins à faire des allers-retours entre la France et le Sénégal.

Lamine Diatta : L’enfant de Lormont (région bordelaise) qui constituait la paire avec Pape Malick Diop est celui qui a remplacé Ferdinand Coly dans le rôle de coordinateur de la sélection nationale depuis l’arrivée d’Aliou Cissé au poste d’entraîneur national. La mission de l’ancien joueur de Lyon, Saint Etienne, Toulouse, Marseille, Newcastle et Besiktas, consiste à préparer les différents voyages des Lions de la Teranga et s’assurer des meilleures conditions de travail pour ces jeunes frères de l’équipe nationale. Auparavant il avait obtenu la licence d’agent de joueurs et a défendu les intérêts de quelques jeunes joueurs sénégalais et français.

Omar Daf : L’ancien latéral gauche de la sélection sénégalaise est peut-être celui qui sera resté le plus longtemps en France, avec le jeune Souleymane Camara. Aujourd’hui entraîneur de l’équipe réserve du FC Sochaux (nomination depuis une semaine), il avait assuré pendant quelques temps le poste d’entraîneur intérimaire avant de devenir l’adjoint d’Albert Cartier. Il vient d’être remplacé par Christian Bracconi à ce poste. Parallèlement à ses fonctions au FCSM, il assure des piges avec la sélection nationale sénégalaise comme adjoint d’Aliou Cissé.

La joies des Sénégalais après le but de Pape Bouba Diop. (L'Equipe)

La joies des Sénégalais après le but de Pape Bouba Diop. (L’Equipe)Aliou Cissé : L’ancien capitaine de la bande à Bruno Metsu a connu une reconversion vertigineuse. Parachuté au poste d’entraîneur de la sélection nationale sénégalaise après la bérézina de la CAN 2015, et après une petite pige de quelques mois avec l’équipe olympique lors des JO de Londres en 2012 et la sélection A’. Il avait auparavant connu une courte expérience d’entraîneur adjoint de Louhans-Cuiseaux. L’ancien sociétaire du LOSC, du PSG et de Montpellier est en passe de qualifier le Sénégal à la prochaine CAN 2017 au Gabon (Le Sénégal a besoin d’un point sur six possibles).

Papa Bouba Diop : Le buteur de la rencontre a aujourd’hui pris sa retraite et vit à Arras, près de Lens avec sa famille. Après une carrière bien remplie en Angleterre, il gère ses affaires notamment ses biens immobiliers à Dakar et se fait très discret. Il est cependant en train de travailler sur des projets à mettre en œuvre dans sa ville d’origine de Rufisque.

Salif Diao : Le milieu de terrain sénégalais a terminé sa carrière en Angleterre au sein du club de Stoke City après avoir joué avec Liverpool. Il a fait du scouting pour son dernier club anglais et lancé à Dakar un centre de formation de football à but humanitaire (Sport 4 Charity). Il est très actif dans le social et très sollicité par de nombreuses organisations humanitaires intervenant au Sénégal.

Moussa Ndiaye : L’ancien joueur de l’AS Monaco et de Sedan a terminé sa carrière dans le Golfe, précisément au Qatar, avant de rentrer évoluer dans le Championnat sénégalais. Il a définitivement mis fin à sa carrière à la suite d’une blessure récurrente au genou.El Hadji Ousseynou Diouf : L’ancien sociétaire du RC Lens a terminé sa carrière en deuxième division malaisienne, il y a de cela quelques mois et essaie de trouver sa voix dans le jeu politique sénégalais désormais. Nommé ambassadeur itinérant par le Président de la République, il multiplie les sorties politiques en faveur de ce dernier et se découvre de nouvelles ambitions notamment celle de gérer la municipalité de Saint-Louis, dont il est originaire.

Khalilou Fadiga : Celui que les Sénégalais ont surnommé le «gaucher magique» a plusieurs cordes à son arc de reconversion. Conseiller marketing du Président de la Fédération Sénégalaise de football (FSF), il est aussi ambassadeur pour la jeunesse du Président Macky Sall et gère ses affaires dans le négoce et l’immobilier. Consultant pour beIN Sports à Doha lors des grandes rencontres africaines, il l’est aussi sur une chaîne belge durant les rencontres européennes. Il a intégré depuis près d’un an la commission technique de la Confédération Africaine de Football (CAF).

Pour les autres joueurs de cette génération 2002, les trajectoires d’après football semblent différentes. Habib Beye est consultant pour la chaîne Canal+, Henri Camara (2ème division grecque) et Souleymane Camara (Montpellier) sont encore en activité, Sylvain Ndiaye s’est quant a lui reconverti dans l’industrie du luxe en Espagne. Alassane Ndour s’occupe de son association les «marmites du coeur» tandis qu’Amdy Faye est resté en Angleterre après sa carrière et évolue en marge du football.

Les deux gardiens remplaçants Omar Diallo (Diambars) et Kalidou Cissokho(Dakar Sacré Coeur) travaillent avec deux clubs du pays. Mahtar Ndiaye (Rennes) et Pape Sarr (Saint-Etienne, Lens) sont restés aussi en France, sans grandes nouvelles. Pape Thiaw (FC Metz, Strasbourg) a été récemment aperçu à Toulouse après avoir évoluer sur l’ïle de la Réunion dans un club du championnat local. Amara Traoré (FC Metz, Guegnon) est installé en Guinée où il conseille le Président d’un club local après avoir entraîné les deux clubs phares du pays Horoya AC et AS Kaloum. Il est aussi Vice-Président de la Linguère de Saint-Louis au Sénégal.

Le sélectionneur Bruno Metsu ainsi que deux de ses adjoints de l’époque, Jules François Bocande et Mansour Wade, sont tous trois décédés. Seul Abdoulaye, premier adjoint de Metsu, exerce encore comme directeur technique du club de Génération Foot (partenaire du FC Metz), qui vient de réaliser trois montées en trois ans pour atteindre la première division sénégalaise.

Mali : Le démarrage du championnat national de football reporté

Ce mercredi 2 janvier le Comité de normalisation du football malien (CONOR), a annoncé dans une circulaire la décision du ministre portant suspension du démarrage de la saison 2018-2019 du championnat national de ligue 1.

Initialement prévu pour ce mois de janvier avec à l’affiche 16 clubs, le championnat national de première ligue vient d’être reporté à une date non déterminée, et peut être pas avec le même nombre de clubs. C’est après une rencontre avec le Comité de normalisation (CONOR) le lundi 31 décembre 2018 que le ministre des sports Maître Jean Claude Sidibé a informé de sa décision de suspendre le démarrage du championnat national.

Selon ses dires c’est à travers les réseaux sociaux qu’il aurait appris la publication d’une liste contenant les clubs retenus pour le championnat. « Après analyse et compte tenu des troubles que pourrait engendrer l’organisation dudit championnat à un moment ou la sécurité et la paix sociale sont affectées, nous demandons au CONOR de sursoir au démarrage du championnat jusqu’à la mise en place du nouveau bureau fédéral », a-t-il indiqué.

Ce report intervient après des manifestations organisées la semaine dernière à Bougouni contre la relégation du club de la ville.

COUR SUPRÊME CE QUI ATTEND KHALIFA SALL et Ce qui peut annuler son candidature

C’est connu. Le Conseil constitutionnel a validé, ce vendredi, la candidature de Khalifa Ababacar Sall à la présidentielle du 24 février prochain. Mais, tout va se jouer pour le candidat, ce 3 janvier, date du délibéré de la chambre criminelle de la Cour suprême dans l’affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar. Et si, le président Amadou Baal suit le réquisitoire du procureur général, l’espoir des soutiens du leader de la coalition Taxawu Senegaal risque de s’écrouler comme un château de cartes à la veille de l’entrée dans la période préélectorale.

En effet, lors de ce procès en cassation qui s’est déroulé, le 20 décembre dernier, l’avocat général a requis le rejet des pourvois des avocats de la défense. «Nous avons estimé que tous les moyens qui sous-tendent leurs requêtes sont mal fondées», a-t-il fait savoir.

Le dernier mot revient à la Cour suprême qui peut casser le verdict de la Cour d’appel ou rejeter les requêtes de Khalifa Sall et Cie.

Le second cas est synonyme d’une condamnation définitive de l’ancien maire de Dakar. A noter cependant qu’il restera au maire de Dakar la possibilité d’introduire un rabat d’arrêt avec ses pourvois pendants devant la justice. Sinon, il pourra bénéficier d’un nouveau procès devant la Cour d’appel. Mais, cette fois-ci, ce sera avec une toute nouvelle composition.

L’Etat du Sénégal : «Aucune loi n’a été violée»

Condamnés en première instance, certains prévenus ont encore perdu devant la Cour d’appel de Dakar. Le juge Demba Kandji a confirmé la décision rendue par le juge Malick Lamotte. Khalifa Ababacar Sall est ainsi condamné à 5 ans de prison pour faux et usage de faux en écritures de commerce, de faux et usage de faux dans des documents administratifs et d’escroquerie portant sur des deniers publics. La même peine est prononcée à l’encontre de Fatou Traoré, Yaya Bodian et Mbaye Touré pour complicité d’escroquerie portant sur des deniers publics. Amadou Mactar Diop et Ibrahima Yatma Diaw ont pris 2 ans de ferme pour faux dans des documents administratifs. L’ancien et l’actuel percepteur, respectivement Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré, ont été relaxés comme devant le tribunal correctionnel de Dakar.

Placés sous mandat de dépôt le 7 mars 2017, Khalifa Sall et les autres condamnés se sont pourvus en cassation pour réclamer justice.

Cependant, pour les avocats de l’Etat du Sénégal, «aucune loi n’a été violée». Me Baboucar Cissé de dérouler face à Amadou Baal : «L’autre partie soutient qu’on veut prendre Khalifa Sall en otage pour l’empêcher d’être candidat. Ce discours n’a pas sa place au prétoire. Vous jugez sur des droits et non des faits. En droit, tout est inopérant.»

Son confrère Me Moussa Félix Sow d’avertir que la Cour suprême ne peut ordonner des mesures pour affaiblir la décision d’un juge (Demba Kandji). De plus, il a indiqué que la Cour d’appel a pris le soin de faire tout un développement là-dessus. Il s’en est rapporté aux écrits en demandant de dire que «le pourvoi est infondé». Pour Me Yérim Thiam, la défense cherche à tromper. «Car, ils ont fait un faux pour les factures», a-t-il balancé.

La défense : «Il y a 6 autres pourvois qui arrivent»

Les conseils de Khalifa Sall et Cie, eux, ont plaidé l’infirmation de l’arrêt. «Nous sommes à la recherche d’un juge qui connaît le droit et qui dit le droit. Nous l’avons trouvé, ce 20 décembre, a clamé Me Amadou Aly Kane. L’assistance de l’avocat dès les premières heures de l’interpellation du mis en cause a été violée. La Cour d’appel a fini par reconnaître que le règlement 5 de l’Uemoa n’a pas été respecté. Du coup, elle a annulé le procès-verbal d’enquête de police. Mais elle s’est limitée là-bas. Alors que toutes les procédures subséquentes à savoir devaient être annulées.»

Me Kane ajoute : «Les juges d’appel ont violé un certain nombre de dispositions surtout sur l’unicité de la Caisse de l’Etat et sur l’organisation de la comptabilité publique. Donc, il faut infirmer l’arrêt rendu le 30 août dernier et débouter l’Etat du Sénégal de sa demande.»

À la suite de son confrère de La Défense, Me Ndèye Fatou Touré a croisé les doigts : «Nous espérons que la vérité juridique va jaillir devant ce prétoire.» Sa consœur Me Borso Pouye de plaider également le renvoi de la procédure devant le Conseil constitutionnel en soulignant que «tous les éléments d’inconstitutionnalité sont réunis».

Un des avocats de la défense, lui, a tenu à prévenir le juge : «L’Etat candidat ne peut pas nous imposer son rythme. Ce n’est pas possible. Même si vous rendez cet arrêt, il y 6 autres pourvois qui arrivent. Donc, on ne peut pas utiliser la Cour suprême pour arrêter Khalifa Sall.»

Les conseils de la Ville de Dakar ont aussi demandé la casse et l’annulation de l’arrêt.

Ainsi, l’avenir du candidat à la présidentielle de 2019 Khalifa Sall est entre les mains du président Amadou Baal.

Auteur: Awa FAYE – Seneweb

Dr Yaya Niang : « La seule peine qui pourrait rendre Khalifa inéligible »

« Seule une décision miraculeuse de la Cour suprême aggravant la condamnation de Khalifa Sall en le privant, de manière expresse, ses droits civils et politiques en application laborieuse des sanctions complémentaires prévues à l’article 34 du Code pénal, pourrait le rendre d’office inéligible. »

C’est l’avis du constitutionnaliste Dr Yaya Niang. Qui précise par ailleurs que « l’application de l’article 34 est impossible pour le délit d’escroquerie sur les deniers publics d’une part et demeure, d’autre part, facultative pour le délit de faux en écritures publiques ».

Khalifa Sall doit être fixé sur son sort ce jeudi 3 janvier. La chambre criminelle de la Cour suprême rend sa décision à propos du pourvoi de l’ex-Maire de Dakar dont la condamnation en première instance, dans l’affaire de la Caisse d’avance de la ville de Dakar, a été confirmée en appel.

Pour l’expert en droit électoral, la plus haute juridiction « ne pourrait pas reprocher au juge d’instance de n’avoir pas appliqué l’article 34 du Code pénal compte tenu de son caractère facultatif, cette peine complémentaire de déchéance de ses droits devant, en principe, être écartée par la Cour suprême comme l’avait fait le juge d’instance, rien ne s’oppose désormais à la candidature de Khalifa Sall ».

Par conséquent, explique Dr Yaya Niang, « si la Cour suprême se contente de confirmer la condamnation de Khalifa Sall à 5 ans d’emprisonnement ferme avec une amende de 5 millions de FCFA, sa décision ne pourrait remettre nullement sa candidature ».

À l’en croire, la qualité d’électeur de l’ex-maire de Dakar est définitivement acquise depuis le 17 juillet 2018 après la clôture de la révision exceptionnelle des listes électorales, conformément au décret n°2018-476 du 20 février 2018 susvisé. « Il reste éligible s’il remplit les autres conditions fixées par l’article L. 116 du Code électoral, modifié ».

« La liste électorale définitivement établie »
Le juriste rappelle à cet effet que lors de la refonte du fichier électoral organisée par la loi n°2016-27 du 19 août 2016 et son décret d’application n°2016-1535 du 29 septembre 2016, Khalifa Sall s’est déplacé devant la Commission d’inscription pour confirmer son inscription. Depuis cette opération de confirmation, il figure sur le fichier électoral.

Dr Niang développe : « Khalifa Sall ne pouvait pas être radié du fichier électoral lors de cette révision exceptionnelle du simple fait que sa condamnation n’était pas encore définitive. Cette révision exceptionnelle est clôturée le 30 avril 2018 et la liste provisoire qui en est issue a été publiée le 2 juillet 2018. La phase contentieuse a pris fin le 17 juillet 2018. La liste électorale issue de cette révision est établie définitivement à la même date par les services du ministère de l’Intérieur. »

Auteur: Salla GUEYE – Seneweb.com

Vidéo – Elu homme politique de l’année 2018, Ousmane Sonko réagit…


L’ancien Inspecteur des Impôts et des Domaines, Ousmane Sonko a été élu par les Sénégalais comme l’homme politique de l’année 2018, à la suite d’un sondage réalisé par la 2stv.

Adoptant les débats d’idées ainsi qu’une campagne judicieuse sur les réseaux sociaux, le leader de Pastef constitue véritablement une révélation et un espoir par rapport à l’échéance présidentielle de 2019.

Voici sa réaction !