Le Fond monétaire international (Fni), avec l’appui de l’Union Européenne (Ue) et du ministère de l’Economie, des finances et du plan, a organisé hier un séminaire régional sur la transparence budgétaire en Afrique francophone. Un atelier qui illustre la volonté commune de promouvoir des institutions responsables et transparentes.

Le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Bà, a présidé hier l’ouverture de l’atelier sur la transparence budgétaire en Afrique francophone. Cette cérémonie a été organisée dans le cadre d’un partenariat stratégique qui unit l’Union européenne (UE). le Fond monétaire international (FNI) et le Gouvernement du Sénégal.

Selon l’ambassadrice de l’Ue, Irène Mingasson, l’importance centrale de la question de la transparence budgétaire dans les relations entre l’Etat et, plus largement. Le secteur public, les citoyens et les acteurs sociaux, est qu’elle ne cesse de s’illustrer dans les pays industrialisés comme émergents. «les efforts de l’UE au Sénégal et dans la région, pour soutenir la réforme des systèmes budgétaires et l’accroissement de la transparence, prennent la réforme d’assistance technique et celle de programme d’appui budgétaire ciblant ces réformes.

Nous unissons nos efforts avec ceux de FNI à travers des Ies appuies techniques mise en œuvre par le FMI et financée par l’UE. Comme c’et le cas du Sénégal qui est le premier pays de la région à avoir conduit un autre exercice d’analyse du degré de transparence selon la méthodologie Fte du Fmi», explique-t-elle.

Pour sa part, le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Ba, pense que cet atelier sur la transparence budgétaire offre à l’Etat l’occasion de présenter les résultats issus de l’évaluation de la transparente des finances publiques sénégalaises d’avril 2018 tout en s’appuyant sur les normes et pratiques définies par le Code de transparence des finances publiques du Fmi, adopté en 2014.

Elle a été conduite par le département des finances publiques du FMI. Il en résulte que le Sénégal est encore le seul pays d’Afrique subsaharien à avoir un cadre de gestion des finances publiques de tradition francophone à se porter volontaire pour une évaluation de transparence selon le Code du Fmi.

Ce qui a ainsi permit de le classer dans la moyenne des Etats de niveau de revenu similaires et de capacité institutionnelle. A en croire le ministre Amadou Bâ, le défit de la transparence budgétaire résulte, d’une manière générale, d’une demande sociale pressante et permanant du citoyen usager du service public.

Et cette demande sociale est, dans le contexte actuel, la chose la mieux partagée dans ce monde. Ce défit, tel qu’il ressort, est l’évaluation de la transparence des finances publiques, conduite par le Fmi en avril 2018, le Sénégal l’a relevé depuis plusieurs années. Il poursuit «La transparence budgétaire n’est plus à démontrer au Sénégal.

C’est la raison pour laquelle le Gouvernement en a fait un point d’attention. Les efforts consentis contre la transparence de notre système de gestion remonte aux efforts d’évaluation des finances publiques et du système de passation des marchés de juin 2002.»

En effet, le ministre de dire, sur le classement de l’indice sur le budget ouvert, que le Sénégal a fait des bons important sur la période (2017-2018) et se positionne dans ce domaine à la 1ère place en Afrique subsaharienne, avec un record de 51 points/100, supérieurs à 10 points de la moyenne mondiale.

Par ailleurs, selon M. Bâ, le président de la République a accordé une importance toute particulière à la réduction des comptes. C’est une 1ère dans l’histoire du pays, grâce à ses directives et, depuis 2014, le Gouvernement a produit un compte administratif de l’ordonnateur qui a permis à la Cour des comptes de faire le rapprochement entre le compte administratif de l’ordonnateur et celui des comptables publics. «C’est à compter de la gestion de 2016 que les projets de loi et règlements sont adoptés en Conseil des ministres avant leur transmission à la cour des comptes, conformément à la réglementation en vigueur.

Le gouvernement a réussi de faire le pari d’examiner par la Commission des finances de l’Assemblée nationale, le projet de loi de règlement de 2017 au même titre que celui de 2019, conformément au disposition de la Loi organique 2011-15 du 08 Juillet 2011, modifiée par la Loi organique 2016-34 du 23 décembre 2016, relative aux Lois des finances», ajoute-t-il.

Avant de poursuivre que l’article 62 de cette loi prévoit que le projet de loi et règlement doit être déposé sur le bureau du Parlement et distribué au plus tard le jour de l’ouverture de la session de l’année de l’exécution du budget auquel il se rapporte. Et présentement, les dispositions nécessaires sont prises pour l’élaboration du projet de règlement 2018 et de son dépôt au Parlement et à la Cour des comptes avant la date limite du 30 juin 2019.

Le ministre de l’Economie conclut en indiquant les perspectives d’établissement de la situation patrimoniale de l’Etat visant, à moins terme, le département des Finances pour les chantiers à venir. «On inclut le secteur des sociétés publiques et leur impact sur la situation macro-économique du secteur réel et de la balance des paiements. Cela devra permettre au Sénégal de poursuivre sereinement ses avancées en matière de transparence budgétaire», dit-il.

NDEYE SEYNABOU DIEYF (STAGIAIRE)

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