Fadel Barro et 4 de ses camarades, dont 2 dames, arrêtés puis libérés dans la soirée

Fadel Barro, coordonnateur du mouvement «Y’en a marre», et quatre de ses camarades ont fini la journée d’hier, dans les locaux du commissariat de police du plateau. Ce, après avoir été interpellés au centre-ville de Dakar pour participation à une manifestation non autorisée, au moment où ils distribuaient des flyers et scandaient des slogans hostiles au régime en place.

C’est précisément aux environs de 22 heures que le coordonnateur du mouvement «Y’en a marre», Fadel Barro, et quatre de ses camarades, ont recouvré la liberté. Ce, confient des sources autorisées, «sur instruction du procureur de la République».

Un dénouement heureux qui survient après plusieurs heures passées dans les locaux du commissariat de police du Plateau. Quid alors des faits qui leur ont valu d’avoir maille à partir avec la Police ? De sources avisées, il ressort que le Coordonnateur du mouvement «Y’en a marre» et plusieurs de ses camarades avaient «improvisé, et sans autorisation», une manifestation à travers les rues du centre-ville. Déroulant à l’occasion leur programme, Fadel Barro et Cie brandissaient des drapeaux du Sénégal, signe de leur engagement citoyen.

À leurs cibles (des passants), ils leur distribuaient un stock de flyers mentionnant des messages fidèles à l’esprit de leur mouvement. Ce n’est pas tout, notent nos interlocuteurs, le leader du mouvement «Y’en a marre» et ses camarades scandaient des slogans hostiles au régime en place. Une manifestation aussitôt repérée pdt les limiers du commissariat de police de Dakar-Plateau, lesquels sont promptement intervenus. Les manifestants sont ainsi sommés de mettre un terme à leur activité. «Ce qu’ils n’ont pas accepté.»

Sur ce, les hommes du Commissaire Diouf sont passés à la vitesse supérieure et quatre des manifestants sont interpellés sur l’avenue Pompidou. Il s’agit de Fadel Barro et quatre autres de ses camarades, dont deux damés. Tout ce beau monde est de suite acheminé dans les locaux du commissariat du Plateau, où ils ont été retenus pour nécessités (l’enquête Fadel et Cie y passeront plusieurs heures et ce n’est que dans la soirée, aux environs de 22 heures, qu’ils ont été libérés. Ce, sur instruction du maître des poursuites.

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