Condamnation de Khalifa Sall: La justice de notre pays roule à deux vitesses par Babacar Sow

« Pour une justice équitable…

Après la confirmation de la condamnation de Khalifa Ababacar Sall, force est de constater que la justice de notre pays roule à deux vitesses.
Nous ne sommes pas entrain de dédouaner Kaf car nous savons pertinent qu’ils a usé des fonds publics sont aucunes justifications. Donc il est coupable quoi qu’on puisse dire. 
A mes yeux,le traduire en justice c’est une logique mais,pourquoi ne le fait-on pas pour les autres ?
Le maire de Dakar est poursuivi pour 1,5 milliards alors que d’autres ont pris ou été accusés d’avoir détourné plusieurs dizaines de milliards. Maintenant,pourquoi dame justice ne s’est pas encore proclamée sur ces dossiers ?
L’éthique et l’équité voudront qu’on traite tous les citoyens du pays de la même manière. 
Voilà le point noir dans ce dossier.
Oui nous pouvons défendre K.A.S. 
Oui il est jugé de façon politique. 
Mais,acceptons aussi qu’il a pris des milliards de nos maigres francs sans pouvoir les justifier. »

Par Babacar Sow, enseignant et activiste.

Mali: après la tuerie de Koulogon l’émotion est forte dans le pays

Au Mali, l’émotion est encore forte dans le centre du pays, après la tuerie de Koulogon. Ce village peul du cercle de Bankass a été attaqué, le mardi 1er janvier, par des chasseurs dogons traditionnels, les « dozos », qui ont tué 37 personnes dont trois femmes et des enfants. Dans la soirée même, le gouvernement a publié un communiqué pour condamner ces violences. Dans le centre du Mali, les conflits intercommunautaires se multiplient depuis plus d’un an et demi. La communauté peule demande une action plus ferme du gouvernement.

Une vingtaine d’arrestations, des militaires déployés dans tout le cercle de Bankass… la réaction des autorités, hier, après le massacre de Koulogon, ne s’est pas fait attendre, selon Amadou Koïta, porte-parole du gouvernement : « Tous ceux qui seront impliqués dans cet acte ignoble seront condamnés conformément à la loi. Le procureur d’ailleurs a été saisi pour ouvrir des enquêtes. Le gouvernement condamne et ne saurait tolérer de tels actes. Le gouvernement de la République du Mali, à travers le Premier ministre qui a effectué plusieurs voyages dans le centre, s’emploie à amorcer une dynamique de dialogue intercommunautaire. »

« Mort certaine »

Mais la communauté peule n’a pas la même vision de la situation. Depuis plus d’un an, l’association culturelle Tabital Pulaaku tire la sonnette d’alarme, sans la moindre réaction des autorités, selon Abdul Aziz Diallo, l’un de ses membres : « Nous avons dit de procéder au désarmement immédiat de toutes les milices. Nous avons demandé de débloquer les marchés, parce qu’aujourd’hui vous ne pouvez acheter ni le riz, ni le mil, ni les condiments, ni vous rendre sur les points d’eau pour abreuver votre bétail ou aller dans les pâturages. C’est la mort certaine. »

« Et nous demandons au gouvernement d’appliquer les mêmes mesures pour toutes les communautés, poursuit-il. Il y a eu des mesures qui ont été éditées pour interdire la circulation à moto, la détention d’armes. Les Dogons circulent impunément avec leurs armes. Nous n’avons eu aucun résultat. Aucun »

Selon les Nations unies, en 2018, au moins 195 civils ont été tués lors d’attaques commises par des chasseurs dozos.

Le retour Karim Wade à Dakar est-il hypothéqué ?

Le candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds) à l’élection présidentielle tarde encore à fouler, en dépit de la foultitude d’annonces, le sol sénégalais. Et, croit savoir Tribune, il ne serait pas hasardeux de dire que le retour de Karim Wade au bercail est tout ce qu’il y a d’hypothétique. En effet, révèle le quotidien du groupe D-Média, le procureur du Qatar, qui avait négocié son exil, a séjourné discrètement, les 24 et 25 décembre derniers, à Dakar.

Dr Ali Bin Fetais Al-Masri avait pour mission de convaincre les autorités sénégalaises de laisser revenir Wade fils sans faire peser sur sa tête l’éventualité d’un retour en prison. Mais, il s’avère que l’émissaire qatari s’est vu répondre, après une audience spéciale que lui a accordée Macky Sall, que Karim Wade n’est désirable au Sénégal qu’au lendemain de l’élection présidentielle et pas avant. Contacté par Tribune, Mayoro Faye du Pds tranche : «Karim sera bel et bien à Dakar».

seneweb

Parrainage : voici les 5 candidats retenus par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel vient de boucler l’examen des parrainages des candidats déclarés à la présidentielle du 24 février prochain. Selon des informations obtenues par Emedia, au total, ce ne sont que 5 des 27 candidats qui ont rempli les conditions des parrainages d’électeurs récoltés.

Il s’agit de Macky Sall, président sortant et candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, qui a validé 62 689 parrains, Ousmane Sonko, candidat de Pastef qui passe avec 61 791 signatures, El Hadji Issa Sall, du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), qui valide 63 262 signatures, Khalifa Sall, candidat de la coalition « Taxawu Senegaal ak Khalifa », qui récolte 57 758 signatures et enfin Karim Meissa Wade, « Karim Président 2019 » qui obtient 55 047 signatures valides.

Idy, Madické et Gakou bénéficient d’une seconde chance.

Les candidats Idrissa Seck, leader de Rewmi,( 57125 parrainages validés) Madické Niang (51 217) et Malick Gakou (45 834), sont autorisés à apporter des corrections pour régulariser leurs dossiers de parrainages. Ils ont 48 heures pour s’y mettre. Les autres candidats ont vu leurs dossiers rejetés pour divers motifs.
Le nombre de parrainages d’électeurs récoltés et validés « ne préjuge pas de la recevabilité des candidatures », soulignait le Conseil constitutionnel dans un communiqué publié le 29 décembre 2018. Lequel expliquait que le candidat doit avoir 53 457 parrains validés soit 0, 8% du fichier électoral après traitement et au moins 7 régions qui totalisent 2000 parrains validés ou plus.
Pour rappel, vingt-trois candidats déclarés à l’élection présidentielle ont décidé de se réunir autour d’un collectif pour rejeter les résultats du Conseil constitutionnel et dénoncer le coup de force de « Macky Sall ».
emediasn

Mali: sept arrestations après le massacre de 37 personnes dans un village peul

Bamako, – Le gouvernement malien a annoncé mercredi soir l’arrestation de sept « suspects » au lendemain du massacre de 37 habitants d’un village peul et promis des « opérations de grande envergure », alors que Paris appelait Bamako à une « réaction forte ».

« Suite au massacre du 1er janvier 2019 dans le village de Koulogon, dans le cercle de Bankass (centre), une mission des Forces armées maliennes (Famas) a été dépêchée sur les lieux. Elle y a interpellé sept suspects », a indiqué dans un communiqué le ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

Mercredi matin, la même mission s’est rendue dans le village de Bobosso, proche de la frontière avec le Burkina Faso, où des « invididus armés ont brûlé des cases », selon la même source. 
Un « assaillant » a été tué et 24 personnes interpellées lors de cette 

seconde opération, précise le ministère, selon qui des « opérations de grande envergure » sont en préparation avec le ministère de la Défense afin de « mettre hors d’état de nuire tous les fauteurs de trouble » dans cette région où le conflit entre les communautés dogons et peules s’est exacerbé dans un contexte de lutte contre les jihadistes.

L’attaque du jour à Koulogon a été attribuée par les autorités à des « hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos », reconnaissables à leur tenue et à leurs fétiches, qui prétendent protéger les Dogons contre les Peuls. 

Le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, qui a fait de la sécurisation du centre l’une de ses priorités, a fait part de sa « consternation » sur Twitter. « Nous traquerons les auteurs de ces actes ignobles », a-t-il promis.

« La France est préoccupée par l’augmentation des meurtres et violences graves à l’encontre des civils dans le centre du Mali depuis quelques mois, qui a connu un nouveau pic hier (mardi) avec plusieurs dizaines de morts », a fait savoir mercredi le ministère français des Affaires étrangères.

Paris « appelle à une réaction forte des autorités maliennes pour que ces crimes fassent l’objet sans délai d’enquêtes et que leurs auteurs soient poursuivis et sanctionnés », a ajouté le quai d’Orsay, en prônant une « approche associant action judiciaire, prévention de nouvelles violations des droits de l’Homme et désarmement de toutes les milices, comme le gouvernement s’y est engagé ».

Dans un communiqué, le groupe d’autodéfense affilié aux chasseurs dozo Dan Nan Ambassagou a « condamné cet acte barbare » mercredi et affirmé que ses combattants n’étaient « ni de loin, ni de près impliqués » dans l’attaque contre le village de Koulogon.

Sous pression, le gouvernement malien enterre un projet de manuel scolaire abordant l’homosexualité

Malgré le renoncement des autorités, plusieurs milliers de personnes ont manifesté fin décembre au Mali afin de protester contre un projet de manuel scolaire d’éducation sexuelle, pourtant avorté, qui devait traiter de la question de l’homosexualité.

A l’appel de l’imam Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique au Mali, plusieurs milliers de personnes ont battu le pavé de la capitale Bamako le 23 décembre, afin d’exprimer leur opposition à un projet de manuel éducatif, pourtant abandonné. Celui-ci évoquait la question de l’homosexualité (qui n’est pas illégale dans le pays). L’influent représentant religieux était intervenu à plusieurs reprises dans les médias pour dénoncer «un texte qui veut enseigner l’homosexualité aux enfants à l’école». 

«Nous ne voulons pas de l’enseignement de l’homosexualité dans nos écoles. Le gouvernement doit faire attention !», a déclaré à l’AFP un manifestant, Oumar Kanté, 24 ans, étudiant en sociologie à l’université de Bamako. «Nous soutenons Mahmoud Dicko. Il a bien fait de refuser ce projet. Nous sommes des musulmans et nous sommes contre ces déviances», a abondé Moussa Diallo, un chômeur de 37 ans, interrogé par l’agence de presse française.

Bénéficiant de l’appui financier des Pays-Bas, l’initiative gouvernementale, lancée il y a moins de trois mois, avait finalement été abandonné le 19 décembre par le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga. «En raison de la polémique en cours autour de l’adoption de manuels sur l’éducation sexuelle au Mali, nous avons décidé de renoncer à son élaboration», avait-il écrit sur Twitter. Par la suite, le président malien Ibrahim Boubacar Keita avait enfoncé le clou : «Le gouvernement a renoncé à poursuivre l’élaboration du programme controversé. Là-dessus, il a mon approbation pleine et entière».

Le manuel d’une dizaine de pages, contenait un programme d’éducation sexuelle qualifiée de «complète» et dont l’objectif affiché était d’informer des élèves scolarisés en école primaire sur ce thème.

Présidentielle: 530 sur les 557 maires que compte le Sénégal investissent Macky Sall

Macky Sall a le sourire aux lèvres. Hier, au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio, sa candidature a été porté par des centaines de maires du Sénégal, appartenant à la coalition Benno Bokk Yaakar.

Il s’agit exactement de 530 maires. Il s’agit d’une écrasante majorité des maires que compte le Sénégal. En effet il sont 557 sur le plan national. D’ailleurs Macky Sall ne s’y est pas trompé. Il a étalé toute sa satisfaction et s’est même permis de railler l’opposition. 

« Si on avait donné aux experts la carte électorale pour qu’ils fassent les statistiques, l’opposition ne verrait rien du tout, mais ils peuvent venir rejoindre la majorité présidentielle pour un Sénégal meilleur », a dit Macky Sall.

METRODAKAR

Education sexuelle complète au Mali : Le programme annulé définitivement par le gouvernement

La mesure a été annoncée, ce mercredi après-midi, par le ministre des Affaires religieuses et du Culte, M. Thierno Amadou Omar Hass DIALLO, dans la salle de conférence dudit département. Pour la circonstance, le ministre DIALLO avait à ses côtés son collègue de l’Education nationale, le Pr Abinou TEME, et celui de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Porte-parole du Gouvernement, M. Amadou KOITA.

C’était à la faveur d’une rencontre avec l’ensemble des leaders religieux, musulmans, catholiques et protestants, toutes tendances et obédiences confondues.

Dès l’entame de son propos, le ministre DIALLO a levé l’équivoque et le suspense sur l’objet même de cette rencontre, à savoir : l’abandon pur, simple et total du programme scolaire dénommé « Education sexuelle complète », dans le cycle primaire, sujet de controverse dans le pays.

« Pas plus que 20 mn avant d’entrée en salle pour cette rencontre, mes collègues et moi avons reçu un appel téléphonique du Premier ministre, Chef du Gouvernement, M. Soumeylou Boubèye MAIGA, pour confirmer l’abandon total et sans réserve de « l’Education sexuelle complète » comme programme scolaire dans le cycle primaire de notre pays. Ce, en conformité avec l’annonce faite par le Président de la République, Chef de l’Etat, lors de son adresse solennelle à la Nation pour le nouvel An 2019», a révélé le ministre des Affaires religieuses et du Culte.

Il ne saurait en être autrement si l’on sait la foi qui anime les plus hautes autorités de notre pays et l’attachement du Gouvernement aux valeurs morales et sociétales de notre vielle Nation, a argumenté le ministre DIALLO, saluant au passage la clairvoyance et la sagesse du Président KEITA, mais aussi, le courage du Premier ministre MAIGA, pour être à l’écoute des leaders religieux et de leurs concitoyens sur tous les sujets d’intérêt majeur.

Aussi, a-t-il invité les leaders religieux à relayer le message pour apaiser le climat social en ébullition à cause de ce sujet controversé de l’Education sexuelle complète, « qui jure avec nos religions et nos valeurs sociétales ».

Le Secrétaire général du Haut conseil islamique et porte-parole de la communauté musulmane, le Pr Mamadou DIAMOUTANI, a salué cette annonce comme un grand soulagement pour le bonheur de toutes les personnes attachées à notre religion et à nos valeurs sociétales.

« L’annonce du ministre DIALLO nous a heureusement coupé l’herbe sous le pied parce que nous avions rédigé une lettre à son attention pour demander aux plus hautes autorités, à travers lui, l’abandon pur et simple de ce programme dont nous ne voulons même pas entendre parler », a-t-il confié.

Le porte-parole du monde chrétien, le Délégué général Adjoint de l’Association des Groupements d’Eglises et Missions protestantes évangéliques au Mali (AGEMPEM), Soriba Joseph CAMARA, a abondé dans le même sens pour rendre grâce à Dieu pour cette bonne nouvelle annonçant l’abandon de ce programme scolaire, avant de saluer le courage et la sagesse des plus hautes autorités du pays pour cette mesure.