Démission de Madické Niang du PDS : Abdoul Aziz Diop va le remplacer à l’Hémicycle

La démission de Me Madické Niang du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) entraine de facto la perte de son siège à l’Assemblée nationale. Le coordonnateur des cadres libéraux, Abdou Aziz Diop devrait le remplacer.

Le règlement intérieur de l’Assemblée nationale est sans équivoque. Un député qui démissionne de son parti perd ipso facto son mandat et est remplacé et par son suivant direct dans la liste de son parti ou de sa coalition. Le candidat de la Coalition Madické Président a rompu les amarres avec le Parti démocratique Sénégalais (PDS) la semaine passée. 

Abdoul Aziz Diop coordonnateur des cadres libéraux est son suivant immédiat sur la liste proportionnelle du PDS. Par conséquent, il va hériter du siège de Madické Niang qui annoncé sa démission suite à des bisbilles avec le secrétaire général national du PDS qui lui a refusé tout soutien et l’a voué aux gémonies. 

Abdoulaye Wilane : « Objectivement, l’opposant de Macky Sall, c’est Abdoulaye Wade »

Abdoulaye Wilane, maire de Kaffrine, est longuement revenu, dans un entretien avec le Quotidien, sur la situation politique du pays.

Le porte-parole du Parti socialiste a parlé du statut du chef de l’opposition. Pour lui, « ceux qui parlent de statut de l’opposition gagneraient à explorer d’autres voies, à savoir l’Assemblée nationale où le parti d’opposition avec le plus grand nombre de députés devrait aspirer à occuper ce statut ».

« Objectivement, l’opposant de Macky Sall, c’est Abdoulaye Wade », juge-t-il.

Le conseil du Khalife général de Ndiassanne à Macky  » Ne te venge pas de tes adversaires politiques »

Dans une déclaration faite à Ndiassane, le Khalife Général Cheikh Becaye Kounta par la voix de son porte-parole Abdrourahmane Kounta a appellé le chef de l’Etat Macky Sall, qui d’ailleurs est à son deuxième mandat à pardonner, et à ne pas se venger de ses adversaires politiques.   

« C’est une lourde charge d’avoir des responsabilités, une charge qui émane de la volonté de Dieu, donc c’est à lui qu’il faut s’en remettre pour l’exercer dignement », conseille t-il. Prenant l’exemple du Prophète Mouhamed  (PSL) il ajoute : «le Prophète nous a dit qu’on a toujours des adversaires, si Dieu nous donne la force de nous venger de nos ennemis il faut privilégier le pardon et Lui rendre grâce. » 

Par contre, le Khalife dans son discours a invité les Sénégalais et toux ceux qui sont investis de responsabilités à soigner leur comportement et à préserver la paix sociale qui a toujours prévalu dans ce pays.  «Que tout un chacun soigne son comportement dans ce pays qui est indivisible et qui nous appartient à tous, car le Sénégal ne mérite que la paix. »

Couplage Législatives/Locales : choc des impératifs politiques et étatiques

L’éventuelle dissolution de l’Assemble nationale, après la Présidentielle qui a sacré Macky Sall vainqueur avec 58,26%, fait débat.

Est-ce utile de passer à une élection législative dans 7 mois ? Le Président Sall souhaite-t-il dissoudre l’Assemblée nationale, réglée par l’article 87 de la constitution, dont la 13e Législature remonte à 2017 ? Pour s’extirper d’un coûteux cycle électoral, en couplant les Législatives aux Locales prévues en décembre ?

Plus que des questions, des propositions de couplage des élections législatives aux locales sont agitées depuis la proclamation des résultats officiels de la Présidentielle par le Conseil constitutionnel.

Le jeu n »en vaut pas la chandelle, disent d’aucuns, la plupart du bord pouvoir qui arguent la confortable majorité de plus de 129 députés dont dispose Benno sur les 165 existants. Seraient-ils timorés par l’opposition significative chapeauté par Idrissa Seck et Ousmane Sonko qui avaient déjà émis la dissolution de l’Assemblée nationale pour redéfinir une majorité, du moins, un Parlement plus conforme à la distribution des suffrages issue de la Présidentielle ?

Il est vrai qu’un calendrier électoral, pour épouser les contours délégataires du pouvoir des populations, pour qui et par qui, les articulations démocratiques sont instaurées, se devrait de s’adapter aux aspirations démographiques qui s’expriment d’un scrutin présidentiel. Car, à scanner le message lancé par le peuple sénégalais dans les urnes présidentielles, il y a une configuration parlementaire et de pouvoir local qui est ébauchée et qui devrait se lire dans l’écart des voix distribuées entre le pouvoir et l’opposition.

Et, il semble que de plébiscite est loin le vote du 24 février dernier qui serait plus proche d’une exigence de continuité des réalisations étatiques mais de certaines réformes, dont le bannissement du gaspillage électoral.

Même sans présumer du souhait d’élections regroupées par les populations, rationaliser le calendrier électoral, pour moins destiner nos maigres ressources, seraient-elle des milliards, à un lassant enchaînement des scrutins, sorte de traite des politiques, est un impératif.

Et la levée de boucliers observée contre cette thèse de la part des partisans de Benno nous conforte dans l’idée que la permanence élective entretient ce personnel politicien, dont veut se départir le pourcentage assez représentatif de la population qui s’est logé dans le suffrage exprimé pour l’opposition.

Car dissoudre l’Assemblée nationale, pour le pouvoir, c’est courir le risque de perdre sa majorité, vu la percée de l’opposition en Casamance et à Thiès.

Mais, l’appel du président de la République qui prête serment le 2 avril prochain, doit se refléter dans des actes républicains pour lire cette exigence populaire. Et l’homme d’Etat veut supplanter l’homme politique, l’élégance voudrait que Macky Sall, président réélu, soit plus poreux à ce qui sert l’Etat et non seulement son parti. Ce, pour être, comme dit dans sa prestation de serment en 2012, le président de tous les Sénégalais.

Démission du gouvernement de Boune Abdallah Dionne

C’est le 27 mars prochain, qu’aura lieu le dernier conseil des ministres du gouvernement dirigé par Boune Abdallah Dionne. En ce jour, le traditionnel conseil des ministres du premier mandat de sept ans de Macky Sall à la tête du pays prendra fin.

Au sortir de cette rencontre, Macky Sall réélu, va s’atteler à la mise en place d’un nouveau gouvernement pour un mandat de cinq ans.

Et c’est après le serment qu’il va prêter le 2 avril 2019, que le candidat réélu à sa propre succession va dévoiler le nom de son tout nouveau chef de gouvernement, avant le choix des ministres qui vont le composer.

Déjà, des rumeurs ont fini de soutenir que «Boune Abdallah Dionne ne sera pas reconduit à son poste.

Pourquoi Madické Niang tourne la page Pds ?

Présenté à l’élection présidentielle du 24 février sans l’assentiment du parti de l’ex président, Abdoulaye Wade, mais qui n’en était pas exclu, 
Madické Niang a annoncé ce weekend, qu’il va quitter le Pds.

Ce samedi, Madické Niang a réuni ses militants et a décidé de tourner la page Pds. Durant la campagne électorale, l’ancien ministre a fait cavalier seul, sans les moyens ou le maillage territorial du Pds et sans le soutien de Me Wade.

Alors que la candidature de Karim Wade n’est pas reconnue, la ligne du Pds est restée intangible : Karim ou rien.

Cette démission doit être officialisée au niveau des instances de son ancien parti.

Appel du Président Macky Sall : Messieurs les politiques, dialoguez ! (Par Souleymane Ly)

Après la publication des résultats des présidentielles par le conseil constitutionnel confirmant la réélection du candidat Macky SALL au 1er tour, ce dernier a fait une adresse à la nation afin de saluer la maturité du peuple.

Ce qu’on retient le plus dans son discours c’est l’appel à un dialogue politique inclusif. Il va même plus loin en invitant ses prédécesseurs DIOUF et WADE à s’impliquer pour la réussite de ce dialogue. 

Cet appel a été diversement accueilli par les différents leaders politiques mais a été salué par tous. On y sent un élan de dépassement des clivages mais aussi une envie d’apaiser le climat politique et social. Ces dernières années, notre pays a vécu des moments d’incertitudes faits d’invectives, de déclarations incendiaires, d’insultes… à tous les niveaux. 

La vérité est que tout le monde a eu peur et personne n’est prête à revivre ce stress une seconde fois. Personne ne pensait un seul instant qu’on irait à ses élections et nous en sortir sans enterrer des centaines de morts et panser des milliers de blessures.

La communauté internationale était aussi très inquiète quant à l’issu de
ces élections. Le peuple est allé massivement voté dans le calme et à la proclamation des résultats celui ci est passé à autres choses refusant de jouer les prolongations pour qui que ce soit.

Ce peuple qu’on disait mature est devenu RÉPUBLICAIN. Qu’il en soit
infiniment remercié ! C’est ce peuple magnifique qui mérite que les politiques se mettent autour de la table.

Les egos surdimensionnés doivent être mis de côté au nom de l’intérêt
supérieur de la Nation. On ne peut plus continuer à l’approche de chaque élection vivre l’enfer du stress de lendemains troubles. Nous ne pouvons plus nous permettre de jouer avec le feu comme on le fait surtout quand on a du pétrole sous les pieds : ça peut exploser à tout moment !

Pour réussir ce dialogue il faut que la confiance entre l’opposition dite représentative et le pouvoir s’installe. Sans cela on continuera à avoir des
discussions boycottées par cette opposition qui rejettera inéluctablement toutes les conclusions qui y seront issues. Ainsi on retombera dans un éternel recommencement avec un rejet de tout le processus électoral.

Messieurs de l’opposition ! Vous dites que le fichier électoral est piégé et que le système de parrainage doit être revu alors vous avez l’occasion rêvée de mettre tout ceci sur la tables des discussions.

La politique de la chaise vide n’a jamais prospéré. Il faut accepter la main tendue du Président de la République afin d’éviter demain que ce peuple républicain ne se détourne de vous. Quand on a des choses à dire et qu’on vous en donne l’occasion il ne faut pas s’en priver.

L’opposition ne peut aujourd’hui plus se permettre de boycotter toutes les
tables de dialogue et vouloir continuer à dénoncer. C’est contre productif !
Maintenant si l’on veut que la confiance s’installe il ne serait pas superflu de confier l’organisation de ce dialogue à une structure ou une personne indépendante.

Cette dernière aura la charge de tracer les lignes directrices des discussions en restant équidistante entre les différentes parties prenantes. Les termes de références et la feuille de route pourront aussi faire l’objet d’une élaboration participative et inclusive avant de chercher une large validation. 

C’est avec cette démarche que notre pays a eu le code électoral consensuel dit « code Keba Mbaye » de 1992 ainsi que la création de l’Observatoire Nationale des Élections (ONEL) devenue CENA. 

Les hommes politiques ne peuvent pas continuer à s’ignorer et à dialoguer par presse interposée. Ce que vous faites tous les jours à travers les médias, c’est cela même que l’on vous demande autour d’une table. On ne vous demande pas d’être d’accord mais de donner votre avis et d’écouter
ceux des autres.

Ensuite en adultes et responsables du devenir de ce pays, vous chercherez à trouver des consensus forts afin de préserver notre pays du diable de la division et de la violence inutile. Ce n’est pas trop vous demander si réellement l’amour que vous déclarez pour le pays est sincère. 

Permettez au Sénégal de continuer à donner la plus belle image d’une démocratie achevée au monde entier. Ce mandat ci qui sera le second et le dernier pour le Président en exercice vous donne à tous l’occasion rêvée d’aider ce dernier à écrire l’une des plus belles pages de notre histoire. 

Les élections locales approchent à grands pas et vous n’avez plus le temps des petites bouderies. Il faut que chacun accepte Le Bras tendu de l’autre et de faire des concessions.

Nous le méritons vraiment !
Dialoguez Messieurs !
Merci au PEUPLE!

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Le spectre d’un 3ième mandat : Une grosse épine dans le pied de Macky II !

Ce n’est pas que les Sénégalais ne savent pas se défaire d’un président de la République qu’ils ont élis. Loin s’en faut. Le problème, c’est que c’est l’élu à la tête du pays qui, grisé par le pouvoir, refuse au final de débarrasser le plancher. Pour la plupart en Afrique, c’est l’épineux problème auquel les Chefs d’Etat Africains  restent confrontés.

Je me garderai bien de ne pas nommer le nom du chef de l’Etat et de me limiter qu’au périmètre de l’institution présidentielle. Le Chef de l’Etat  vient de décrocher un second mandat de cinq ans à la tête du pays avec un taux de 58,26% des suffrages exprimés par nos compatriotes. Tant il est vrai que beaucoup de zones d’ombre ont entaché cette élection mais la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel aura  mis fin au spectre d’un second tour.

Le vin est désormais tiré, il s’agira à présent de le boire et de la plus belle des manières d’ailleurs. Au demeurant, il importe de s’inquiéter sur la propension des gens du pouvoir à entretenir un débat de fortune sur un 3ième  mandat du Chef de l’Etat qui, légitimement n’a droit qu’à deux mandats consécutifs. Les spécialistes en droit et les observateurs les plus avertis nous écoutent et/ou nous lisent. Ils ont eux aussi la lourde responsabilité de se lever de bonne heure afin que cette question qui commence à tarauder l’esprit des Sénégalais soit évacuée pour de bon.

Car, l’on ne peut s’empêcher de penser à juste raison que sous nos cieux, le Chef de l’Etat accède facilement au pouvoir mais  quitter en fin de mandat, est une autre paire de manche soumise à tout un monde de manigances. Parce que l’on craint toujours la chasse aux sorciers de son éventuel successeur. Pour cette raison, l’on est prêt à tout pour biaiser la légitimité populaire des sénégalais. Qu’importe les stratégies politiques à mettre en œuvre .L’essentiel étant de couvrir ses arriérés. Aujourd’hui, le Chef de l’Etat maintient le suspens et ses proches s’emploient à un travail de fourmis pour faire avaler aux Sénégalais la pilule de la légalité susceptible d’être tirée  sur les dispositions régissant la mandat présidentiel.

La question d’un troisième mandat risque de polluer les cinq ans de magistère du Chef de l’Etat. Reste à savoir s’il urge à son niveau de donner des gages aux Sénégalais où laisser ses proches lui baliser ce terrain de plus en plus  glissant. Une problématique qui n’est pas des moindres pour les Sénégalais qui voudraient que le pouvoir se transmette en dehors de toute manipulations partisanes. Pour l’heure, un troisième mandat du Chef de l’Etat reste une grosse épine dans le pied du Macky II. Et ses proches y travaillent désormais d’arrache-pied !

Me Moussa Sarr sur un éventuel 3e mandat du Président Sall : «Pour ceux qui l’ont tenté, ça a toujours été un échec »

Me Moussa Sarr s’indigne du débat qui est en train d’être agité relativement à un troisième mandat du Chef de l’Etat alors que ce dernier n’a pas même pas encore prêté serment pour son second mandat.

Spécialiste du contentieux des affaires, Me Moussa Sarr, avocat à la Cour, n’est pas du moins un observateur averti de la Scène politique Sénégalaise. Dans un entretien qu’il a eu à faire avec nos confrères du journal Vox Populi, relativement à la question du troisième mandat du Président Macky Sall, pour la robe noire, « c’est indécent qu’au sortir de la proclamation des résultats définitifs proclamés par le Conseil constitutionnel, alors que le chef de l’Etat n’a pas même encore prêté serment que ce débat soit agité.

Ça me parait non seulement indécent mais aussi inopportun et inapproprié », a-t-il dit. Au regard de Me Moussa Sarr, « même si c’est possible uniquement ça me parait politiquement improductif(…),rapporte Léral. Et partout dans le monde, où on a vu certains acteurs tenter un troisième mandat, ça a toujours été un échec. Et je pense que politiquement, le chef de l’Etat ne va pas tenter cela et qu’il aura pour priorité de se défaire des contingences politiques et politiciennes, pour s’attaquer résolument aux problèmes des Sénégalais et du Sénégal, pour sortir par la grande porte ».