Dialogue politique – Me Moussa Sarr: « Je ne désespère pas… »

Au lendemain de l’élection présidentielle du 24 février 2019, l’opposition a refusé de féliciter le président Macky Sall réélu dés le premier tour avec 58,26% des voix.

Une situation qui est similaire à celle de 2007 et qui avait conduit au boycotte des législatives, par l’opposition.

Mais, Me Moussa Sarr, avocat à la Cour n’est pas de cet avis. « Parce qu’en politique, un boycott ne produit jamais de résultat positif. Le boycott est contre-productif« , laisse-t-il entendre.

Très optimiste, l’invité de l’émission « Lr du Temps » diffusée sur les ondes de i radio, Me Moussa Sarr garde toujours l’espoir d’un dialogue entre les acteurs politiques.

« Dans les semaines à venir, on pourrait se retrouver autour de la table. Je ne désespère pas parce que c’est une tradition bien sénégalaise de discuter« , renchérit-il.

Retour de Khalifa Sall au Ps : Tanor dit oui

Après des années de brouille entre les frères socialistes, l’heure est elle maintenant à la paix ? En tout cas, si l’on se fie aux déclarations du porte parole du parti socialiste Abdoulaye Wilane, cette option n’est pas à exclure.Publicité

Depuis des années leur rivalité a fait les choux gras de la presse. Cette guerre fratricide avait provoqué l’exclusion de Khalifa Sall et Cie du Parti socialiste. Ces derniers payaient ainsi leur décision de se démarquer de la majorité présidentielle. L’emprisonnement de Khalifa Sall avait finit d’achever la fracture au sein des socialistes avec son lot de coups bas et d’attaques verbales. Malgré tout, il y a toujours possibilité de retrouvailles assure Abdoulaye Wilane, « Cheminons ensemble et tendons la main à ceux qui, un moment donné se sont séparés avec nous parce qu’il ya eu des divergences ponctuelles et factuelles, mais ils garde avec eux, l’idéal, l’ambition socialiste et le projet de société socialiste ». Cette main tendue a été saisie par l’ancien Khalifiste  et Maire de la Patte d’oie Banda Diop.Publicité

Reste à savoir si Khalifa Sall et ses plus fidèles lieutenants (Barthélémy Dias, Bamba Fall…) sont dans une dynamique d’enterrer la hache de guerre.

Le S.E.P de Bby sur la Présidentielle 2019, le couplage des élections, la « mauvaise foi de Idrissa Seck et ses affabulations… »

Le Secrétariat exécutif permanent (SEP) de la coalition Bby, dans un communiqué parvenu à senego s’est prononcé sur la polémique entourant le troisième mandat du président Macky Sall, le couplage des élections locales et législatives mais aussi sur ce qu’il qualifie de « mauvaise foi de Idrissa Seck et ses affabulations…« 

 » ‘Le 3ème mandat pour Macky’, une lubie brandie avant et durant la campagne comme un épouvantail, un repoussoir pour sanctionner Macky Sall. Elle continue à être agitée pour polluer à dessein les esprits aux fins de noircir la victoire de BBY et d’armer l’opinion contre BBY pour les échéances à venir, malgré l’expression nette et univoque de la Constitution en son article 27 disposant que ‘Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs’. De surcroît, le Président Macky Sall, lui-même, en conférence de presse, le 31 décembre 2018, a déclaré publiquement qu’il ne lui est pas possible de briguer un troisième mandat », a tenu à préciser le SEP.

Baldé et Aïssata : La dualité des fortunes politiques du Sud et du Nord

Deux extrêmes, du fait de leur zone de résidence et bases politiques – Nord et Sud du pays-, Aïssata Tall Sall et Abdoulaye Baldé sont deux identités remarquables qui partagent, outre la fonction de maire, celle de membre de la coalition Benno bokk yaakar qu’ils ont rejointe à la veille de la Présidentielle que vient de remporter Macky Sall. Comme dit dans notre jargon politique, ils ont transhumé, pour assurer au candidat sortant le suffrage régionaliste de deux zones géographiques accusées à tort ou à raison de vote identitaire.

Ils sont ainsi deux politiques intéressants, du fait de leur motivation à rejoindre le pouvoir, alors qu’ils en étaient d’indécrottables détracteurs, de leurs fortunes électorales dans le scrutin du 24 février dernier et de leur offre politique.

Alors que personne ne s’y attendait, Abdoulaye Baldé a fait virer son centrisme dans la cage marron, arguant se mettre en réserve de l’Etat pour plus de performance, là où Aïssata Tall Sall arguera des convergences de vues politiques qu’elle n’avait curieusement pas vues, quand elle brocardait son ex secrétaire national de parti, Ousmane Tanor Dieng coupable, à ses yeux de dissoudre le Ps dans l’Apr/Benno.

Toujours est-il que l’homme, selon la chronique populaire, a fui le glaive de la Crei et la femme qui a brandi des pressions maraboutiques, aurait suivi une boulimie de pouvoir.

Vrai ou faux, la gloire dont ils étaient auréolés, dans leurs habits d’opposants, fondra comme beurre au soleil, dans le web-lynchage qui les a écaillés dans les réseaux sociaux. Et les deux nouveaux amis de Macky Sall sont sortis du scrutin présidentiel avec des fortunes diverses, ponctuées de profondes déchirures dans leurs rangs.

Si Aïssata Tall Sall est, avec une belle maestria, restée prophète dans son Podor, Abdoulaye Baldé a subi une honteuse déculottée face au jeune Ousmane Sonko. Et leur posture après l’élection est éloquente : la Podoroise plastronne et ose même des propositions politiques -couplage des Législatives aux Locales- qui ont le mérite de relever un débat politique qui était assez maigrichonne, alors que le Ziguinchorois se mure dans un silence défaitiste, dirait-on.

Quelle fortune à ces fortunes électorales, est-on tenté de se demander, après la victoire de Benno à la Présidentielle du 24 février. Si la politique, c’est comme disaient les Marxistes, la masse, le Nord a plébiscité l’édile socialiste et le Sud a flagellé l’édile libéral ou centriste. Quelle sera l’appréciation du réélu président Macky Sall, actuel maître du futur politique de ses deux alliés. Attendons devoir…Partagez cet article sur les réseaux sociaux

Couplage Locales/Législatives : Valdiodio Ndiaye épouse Aïssata Tall Sall…

Valdiodio Ndiaye trouve l’idée de couplage des élections législatives et locales « pertinente ». L’expert électoral a ainsi rappelé, sur les ondes de Sud fm, que ce débat a déjà été soulevé en 2017.

« Il est pertinent d’envisager la dissolution de cette assemblée en 2019 et de coupler les Législatives avec les élections locales…« , dit-il, rappelant qu’ « au lendemain du scrutin de 2017 et après la décision du Conseil Constitutionnel de maintenir le mandat du Président Macky Sall à 7 ans, l’idée de coupler les élections locales et législatives avait été agitée par certains qui plaidaient pour une cohérence institutionnelle…« 

« Ce couplage, s’il a lieu, va permettre, en dehors de la cohérence institutionnelle, de remettre le pays au travail pour les années suivantes (…) Ce qu’a dit Me Aïssata Tall Sall, au delà de toute considération, me semble pertinent…« , assure l’expert électoral.

Amnistie de Karim et Khalifa : Le mode opératoire qui se joue des Sénégalais

Le caractère politique des dossiers de Karim Wade et Khalifa Sall  décrié par l’opposition a été toujours rejeté par la majorité qui soutenait urbi orbi que ces dossiers procédaient de la reddition des comptes.

Mais aujourd’hui à la croisée des chemins, le Président de la République qui entame son premier mandat de cinq ans dont il a bataillé ferme pour l’obtenir au prix de l’agitation de tous ces dossiers judiciaires table désormais sur l’apaisement du climat politique national. Un apaisement corrélé aux dossiers très controversé de Karim Wade et Khalifa Sall.

L’on parle d’amnistie de ces deux principaux adversaires pour calmer le jeu. Se joue-t-on des Sénégalais qui sont manipulés à souhait par un pouvoir qui ne s’en prend qu’à sa tête ? En tous les cas pour corroborer cette thèse nous citons le Professeur Iba Barry Camara qui lève un coin du voile sur ces feuilletons burlesques : ««Maintenant, avec l’amnistie, on vote une loi pour dire que les personnes qui ont eu à commettre de telles infractions ne peuvent pas être poursuivies dans un délai déterminé, etc.», a fait savoir le Pr. Camara. Avant de souligner : «C’est une remise en cause justement de ce qui existait avant et ceci peut fragiliser effectivement notre arsenal juridique, notamment pénal. Et surtout lorsque ce sont des questions relatives comme les questions pécuniaires telles que le détournement ou bien l’enrichissement illicite», a-t-il expliqué sur iRadio.

C’est dire que s’il est facile de trainer des opposants devant la barre pour assouvir des intentions inavouées, aujourd’hui, la tournure des événements démontrent à suffisance que c’est le peuple Sénégalais qui devient au final le dindon de la farce d’un pouvoir qui est prêt à tout pour faire passer ses desseins.

Premier Gouvernement du 2e mandat de Macky : Le quota des alliés, le nœud cornélien…

Les choses semblent être plus compliquées que prévu. Les alliés de Macky Sall, et ses souteneurs ne comptent pas lui rendre les choses faciles. De sources concordantes, ils parlent de retour d’ascenseur. C’est-à-dire, ni plus ni moins, ils s’attendent à un partage de gâteau.

Macky Sall qui a enrôlé les frustrés du Pds, sans oublier ses alliés stratégiques qui sont le parti socialiste et l’Afp de Moustapha Niass, a du pain sur la planche.

Aux exigences des membres de l’Alliance pour la République (Apr) et de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby), viennent se grever les sollicitations des transhumants.

… Dionne rappelé d’urgence

La psychose de mettre en place un nouveau gouvernement, fait rage au sommet de l’Apr.Publicité
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Tellement sérieux, au point que le Premier ministre qui s’était rendu à Paris le 7 mars dernier pour profiter de quelques jours de repos, a été rappelé d’urgence à Dakar. Cela montre une fois de plus, la complexité de mettre sur place un gouvernement à partir du 2 avril prochain, date à laquelle le président réélu pour un mandat de cinq ans, prêtera serment.

Les mêmes sources précisent que «l’actuel Premier ministre revenu d’urgence, a repris le travail pour effectivement éplucher les questions brulantes de l’heure. Notamment la mise en place prochaine d’un nouveau gouvernement, avec une force participation des alliés et des souteneurs de la 25e heure.

Urgent: Algérie – Bouteflika renonce à un cinquième mandat

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui voulait briguer un cinquième mandat, vient de céder face à la pression de la rue. Et son premier ministre a aussi remis sa démission.

Bouteflika vient de renoncer officiellement à sa volonté de diriger l’Algérie pour la cinquième fois. Il a par la suite repoussé l’élection présidentielle qui devait se tenir le 18 Avril 2019.

Pour rappel, depuis que Bouteflika à annoncer vouloir participer à la présidentielle, beaucoup de manifestants se sont rassemblés dans les rues du pays et cela n’a pas cessé pas ce lundi. Parmi eux, des magistrats qui ont menacé de ne pas siéger lors des élections.

Après presque deux semaines d’hospitalisation à Genève, Abdelaziz Bouteflika est donc rentré en Algérie ce dimanche en fin de journée, sans qu’il ne s’exprime auprès de ses compatriotes.  Sans doute, il a écouté la volonté du peuple pendant tout ce temps pour prendre cette sage décision.

Jean Fall: « Si Macky Sall cherche un troisième mandat, il va sortir par la petite porte »

Au moment où des Sénégalais craignent que le président Macky Sall brigue un troisième mandat en 2024, Jean Fall lui prévient du danger qu’il risque d’encourir.

« ILe Président Sall a terminé sa mission et s’il cherche à avoir un troisième mandat, il va sortir par la petite porte », a prévenu l’astrologue et psycho-sociologue du travail, ce lundi dans les locaux de Senego.

Regardez…