«Macky Sall ne sera pas reconnu comme Président proclamé par le Conseil constitutionnel»

Sur les pas de leurs leaders, les jeunes de l’opposition comptent faire la guerre à Macky Sall. La section jeunesse du Front de résistance nationale (Frn) et du Collectif des 25 candidats (C25), face à la presse hier, a déversé sa bile sur le chef de l’Etat et le Conseil constitutionnel, non sans annoncer une série de manifestations jusqu’au 24 février.

L’opposition n’a pas fini de vouer aux gémonies le Conseil constitutionnel, suite à la publication de la liste des candidats admis à briguer le suffrage des Sénégalais pour la Présidentielle à venir. Si les leaders entendent invalider la candidature du Président Macky Sall et l’empêcher de battre campagne, les jeunes jurent que son élection ne sera pas reconnue.

«En assignant au Conseil constitutionnel de nouvelles prérogatives, telles que la fonction de conseil de boîte à lettres, de conseil d’enregistrement de doléances, de conseil d’exécution des complots contre les opposants, Macky Sall perd d’ores et ‘déjà toute légitimité et toute légalité après le scrutin. Il ne sera pas reconnu comme Président du Sénégal proclamé par ce Conseil constitutionnel.»

Pour les jeunes du Front de résistance nationale (Frn) et du Collectif des 25 candidats (C25), il est évident que notre pays va inévitablement vers un contentieux post électoral sans précédent, qui mettra en danger la vie des Sénégalais et installera le chaos dans le pays. Selon eux, il y a eu une «opération de tricherie dénommée Sathieu élection», et destinée à satisfaire les exigences et caprices du candidat Macky Sall.

«Conscient de la pauvreté du bilan de son septennat, de l’impertinence de sa vision politique avec son Pse, de son désaveu par les Sénégalais, à cause de son manque de morale et d’éthique, suite à ses multiples reniements et du marasme économique dans lequel se trouve actuellement le pays, Macky Sall veut obtenir un second mandat par tous les moyens, quitte à confisquer la liberté de choix et d’expression des citoyens», dénoncent-ils.

L’heure est donc à la résistance et à la mobilisation de tous. «Nous, jeunesse du Sénégal, conscients de la gravité de la situation du pays, estimons que la seule attitude qui vaille est de sonner la mobilisation et la résistance générale des patriotes, républicains et démocrates pour faire face à la forfaiture du pouvoir absolutiste et royal de Macky Sall et du Conseil constitutionnel. Au regard de la situation précaire du pays, ne pas choisir c’est choisir et toute neutralité malveillante serait coupable ou complice». Unie pour le même combat, la jeunesse de l’opposition lance un appel à tous ceux qui veulent une alternative véritable et qui aspirent à la paix, à la stabilité et à la préservation des intérêts du Sénégal, à se joindre à elle ce vendredi 25 janvier, pour prendre activement part aux différentes marches de contestations qui seront organisées simultanément à Dakar, Guédiawaye, Rufisque et Saint-Louis.

Et le Préfet de Dakar est mis en garde par Toussaint Manga. «Nous avons déposé une déclaration de marche en bonne et due forme, et nous avons défini notre itinéraire (Rond-point Ucad à Rts), indique-t-il. Que le Préfet de Dakar n’essaie pas de nous imposer un autre itinéraire, ce n’est pas à lui de nous choisir un itinéraire, nous marcherons là où nous avons choisi de marcher», pré-vient-il. Et suivant le député libéral, les jeunes de l’opposition continueront à manifester jusqu’aux élections. S’agissant des nervis qui auraient été recrutés par le camp du pouvoir, l’opposition West pas impressionnée et dénonce le silence coupable des forces de l’ordre. «Nous sommes plus que jamais déterminés à mener le combat», martèle Toussaint Manga. Qui ajoute: «Nous disons à la Police et à la Gendarmera qu’elles ont mieux à faire que de traquer des opposants. Seuls les peureux recrutent des nervis, nous avons tous les moyens pour leur tare face et nous leur ferons face.

C.25 contre Macky Sall -Pape Gorgui Ndong : « Amoul Been force bou meneu déstabilisé rewmi »

Le ministre de la Jeunesse, de la construction citoyenne et de la promotion du volontariat. n’y va pas par le dos de la cuillère pour rabattre le caquet au Collectif des 25 candidats à l’élection Présidentielle (C25). Qui menace  d’empêcher la campagne du président de la République, Macky Sall.
Pape Gorgui Ndong et la mouvance présidentielle  disent faire face à cet « appel à l’insurrection » pour que force reste à la loi. Appelant à la sérénité et au calme,  le responsable apériste à Pikine invite le Gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité des personnes et des biens.

Regardez au micro de Khalil Kamara et Birahime Sylla


Présidentielle 2019 : Lettre ouverte de Serigne Fallou Fall Mbaor à Me Abdoulaye Wade

Touba le 09 Janvier 2019 : A Maitre Abdoulaye Wade ancien Président de la république du Sénégal

Monsieur le President,

Je fais suite aux échanges que nous avons eus, il y a quelques semaines, relatifs à l’ élection présidentielle du 19 Mars prochain, pour me permettre de vous adresser, à nouveau, un message dont l’ objectif est de vous réaffirmer mon souhait de voir la candidature de mon frère, Karim Wade, validée par le conseil constitutionnel. En effet, je vous avais déjà fait comprendre, dans ma précédente correspondance, que le peuple Sénégalais, qui avait été abusé, est maintenant conscient du rôle primordial que vous pouvez encore jouer pour aider ce Pays à se mettre dans la voie du développement en tirant profit de l’ exploitation de ses richesses bradées au profit de la France par le régime actuel.

Tout le monde sait que toutes les réalisations de l’ actuel président sont des projets que vous aviez conçus, fuselés; certains réalisés en partie: c’ est le cas du MCA, rebaptisé Sénégal émergeant, qui est en train de voir le jour sur le site de Diamnadio que vous aviez vous mêmes retenu

Cela dit, dans le cas, non souhaitable, où la candidature de Karim Wade ne serait pas validée ( si elle est validée Me Madicke renonce à sa candidature), je vous saurai gré, Monsieur le président, de bien vouloir réexaminer l’ idée que j’ avais émise de vous voir soutenir votre jeune frère, votre condisciple, collaborateur et compagnon de tous les jours, Maître Madické Niang. Connaissant bien, maintenant, les sentiments profonds d’ estime et de gratitude qu’ il nourrit à l’ égard de votre famille et à vous mêmes, Je suis en mesure de dire que, si vous décidiez de soutenir une coalition, ce qui plus que probable, l’ idéal serait de choisir Madicke 2019, candidat de substitution naturel du PDS, pour diverses raisons dont je citerai:

1 – Macky SALL verrait, toujours, d’ un mauvais œil l’ accession au pouvoir de Karim de son vivant, car l’ injustice qu’ il lui a fait subir reste gravée dans les mémoires, de ce fait, une décision qui blanchisse Karim à 100% et le rende eligible et difficilement envisageable.

2 – Idrissa SECK aussi peut ne pas avoir digéré son écartement du pouvoir et ses déboires judiciaires.

3 – Sonko qui a dit à qui voulait l’ entendre qu’ il veut enterrer ce système “pourri” qui a prévalu du Président Senghor au Président Macky SALL. On l’a même entendu dire que tout ceux qui ont eu à diriger ce Pays méritent d’ être fusiller. Même s’ il a par la suite relativisé, de tels propos venant d’ un Salafiste réel ou supposé, doivent être considérer avec tout le sérieux nécessaire.

Il reste maintenant le PUR, Khalifa et votre ami et frère Madicke dont le vœux le plus cher c’est de vous traiter avec toute la considération due à votre rang et vous honorer pour tous les sacrifices que vous avez consentis pour l’ intérêt du peuple Sénégalais. Il l’ a publiquement dit lors de l’ inauguration de sa permanence à Mbacke.

J’ espère, Monsieur le Président, que vous entendrez ce cri du cœur de la part d’ une personne consciente de votre inestimable valeur qui voit en vous l’ homme providentiel, le seul capable de sauver le navire Sénégal en détresse. J’ en appelle donc à votre indulgence légendaire et à vos capacités de dépassement et de pardon pour répondre à cet appel.

Puisse Allah vous garder, en bonne santé, des décennies encore parmi nous.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’ expression de mes salutations empressés.

Serigne Fallou Fall Mbaor

Le president Abdou Diouf félicite Macky Sall…

Apres l’inauguration du pont Sénégal-Gambie, l’ancien président de la République a adressé ce lundi, un message de félicitation au président Macky Sall pour la construction de cet ouvrage dénommé «Senegambia Bridge».

A en croire l’Obs, Abdou Diouf a reconnu que Macky Sall a réussi là où Léopold Sédar Senghor, lui et Abdoulaye Wade ont échoué.

Menaces du C25 : Ame/2019 invite l’Etat à rester ferme pour le maintien des acquis…

Le mouvement Alliance Macky Encore 2019 (Ame /2019) s’offusque de la dernière sortie du collectif des 25, menaçant d’empêcher la campagne du président de la République, Macky Sall.

Dans un Communiqué rendu public, El Hadji Diamé Dansokho et Cie invitent le gouvernement de la République du Sénégal à être sur ses gardes pour maintenir la paix sociale :

« La dernière sortie des responsables de l’opposition réunis autour du Collectif des 25 ou C25 est vraiment malencontreuse. Elle n’honore nullement leur rang. Comment des gens qui veulent diriger ce pays vont jusqu’à se comporter de la sorte. C’est minable, c’est insipide. Notre structure, par ma voix, invite l’Etat à ne jamais fléchir devant ces semeurs de bordel. Que force restera à la loi « , s’est expliqué M. Dansokho.

 » Ces responsables de l’opposition sont, aujourd’hui, éblouis par les belles réalisations du Président Macky au point de se lancer dans un jeu d’inepties. Ils savent plus que quiconque que Macky est imbattable. Mais, qu’ils sachent qu’on ne peut pas arrêter la mer avec ses bras « , ajoutera le Chef de file d’Ame /2019.

Mes réponses à la séquence “le Président vous répond”

Chers concitoyens, chers internautes,Je vous remercie pour votre participation active à cette session de questions-réponses. Je vous félicite pour votre dynamisme et la qualité de nos échanges. Voici mes réponses à vos interrogations. Tout d’abord, vous avez été nombreux à m’interroger sur les collectivités territoriales et le désenclavement : Plusieurs programmes ont été mis en œuvre pour accélérer le désenclavement des zones rurales et assurer le développement de l’ensemble de notre territoire : PROMOVILLES, le PUDC ou encore le PUMA. Ces programmes œuvrent ainsi à favoriser l’inclusion des populations et l’émergence de l’ensemble des régions. Au cours de mes nombreuses tournées, notamment dans le Sénégal oriental ou en Casamance, j’ai eu la joie de poursuivre cet important travail de désenclavement, tout en constatant les résultats des premières phases des nombreux programmes et en lançant les phases suivantes. Nous avons lancé ainsi Promovilles à Tambacounda, inauguré des infrastructures routières, entre autres. En plus de sa vocation d’équité territoriale et de justice sociale, le PUDC est devenu un catalyseur d’activités génératrices de revenus. Des milliers d’emplois durables ont été créés grâce à ces réalisations en infrastructures et équipements. Je suis heureux de constater comment les conditions de vie des populations bénéficiaires du PUDC et du PUMA changent radicalement la vie de millions de sénégalais pour le meilleur. Concernant les questions sur l’habitat : garantir à chacun le droit de disposer d’un lieu où vivre dans le confort et la sécurité, est une attribution de tout Etat démocratique moderne. C’est la raison pour laquelle notre pays a placé au cœur du PSE l’Aménagement du territoire, la Décentralisation et l’Habitat, en vue d’assurer un développement équilibré et harmonieux. C’est le sens de la Réforme de la politique de décentralisation dite “Acte III” qui incarne la refondation de l’action territoriale de l’Etat, en vue d’organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. Dans ce cadre, les nouveaux sites aménagés doivent donner opportunité à chaque Sénégalais de disposer d’un toit. Il en est ainsi de Diamniadio et du Lac Rose en sus de ma volonté d’impulser une politique de logement dans tout le pays.Aux internautes, compatriotes de la région du Nord, ayant posé des questions sur la région de Matam : Les réalisations de nos programmes de développement, visibles partout dans le pays et dans tous les secteurs vitaux : Agriculture, Elevage, Energie, Santé, Éducation, Économie… le sont aussi à Matam. Ces actions concrètes vont au-delà des engagements pris lors du Conseil des ministres délocalisé de mars 2013 où je confiais déjà mon ambition de relever le défi de faire de Matam un véritable pôle économique d’envergure. La région de Matam est au coeur de l’émergence. Rien que pour les travaux hydrauliques, l’objectif du PUDC était de réaliser, dans la région de Matam, 14 systèmes d’alimentation pour un coût global de plus de 4 006 millions de Francs CFA et d’aménager 14 périmètres maraîchers.Pour ce qui est de l’électrification : Consolider le réseau électrique sur l’ensemble de notre territoire pour participer à un développement égalitaire entre milieux urbains et ruraux a toujours été au coeur de mes priorités. C’est pourquoi j’ai lancé un programme prioritaire, qui a déjà permis, entre 2012 et 2016, d’électrifier plus de 92% de villages.Au sujet de l’accès à l’eau : Pour favoriser un accès équitable à l’eau sur l’ensemble du territoire, le Gouvernement a investi dans les territoires ruraux afin d’approfondir la réforme hydraulique, forer et exploiter nos ressources hydrauliques et ainsi, permettre l’accès à une eau potable pour tous. Pour les questions autour du TER, je rappelle que le TER doit permettre aux citoyens sénégalais de la région de Dakar de pouvoir relier plus facilement la capitale ainsi que le pôle de Diamniadio. Un nouveau volet va poursuivre l’étendue des arrêts desservis par le TER qui contribue ainsi à désengorger Dakar où les difficultés en matière de mobilité coûte plus de 100 milliards par an. Avec le TER, il devient possible d’habiter Diamniadio, Mbour, Diass, Thiès ou ailleurs dans toute cette zone et travailler ou étudier à Dakar. Abordant la question du développement économique, le PSE a fait l’objet de nombreuses questions de votre part. L’objectif du Plan Sénégal Émergent est d’amener le Sénégal sur le chemin de l’émergence : avec le développement de programmes de formation et d’emploi ainsi que la construction de multiples infrastructures pour désenclaver nos régions rurales, nous œuvrons chaque jour à sortir de la catégorie des Pays les Moins Avancés. Nos efforts sont reconnus par la communauté internationale et régulièrement salués. L’Industrie, sujet que j’ai retrouvé dans nombres de vos questions, est un pilier essentiel du PSE : le parc industriel de Diamniadio et les zones économiques spéciales sont quelques exemples de réalisations concrètes. Nous poursuivons le développement d’une industrie créatrice d’emplois et levier de croissance du Sénégal, notamment en continuant à développer les partenariats public-privé.L’environnement et le développement durable sont au cœur de mes préoccupations, et des vôtres. Nous ne laisserons pas les générations futures payer la facture de notre émergence. C’est pourquoi nous allons poursuivre l’ensemble du travail mené avec le Plan Sénégal Émergent, en l’augmentant d’un volet environnemental encore plus conséquent. Pour notre notre croissance économique : il n’y a pas de secret ! Tout est dans le Plan Sénégal Émergent : de nombreux investissements infrastructurels et des programmes de grande ampleur répondant aux besoins des citoyens sénégalais. Depuis 2012, notre croissance est dans une trajectoire soutenue. Elle tourne autour de 7% par an et devrait, dans la prochaine phase du PSE, monter à 2 chiffres. Sur la question des droits des citoyens, la réforme de la Constitution que j’ai portée en 2016 a permis la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droit à l’environnement sain, sur leur patrimoine foncier, et leurs ressources naturelles. Ces nouveaux droits, inscrits dans la Constitution, sont ainsi pleinement reconnus comme droits de la personne humaine. Pour répondre à vos questions concernant les mesures de justice sociale, je tiens à rappeler qu’elles représentent une grande composante du PSE. J’ai agi sur les questions de l’accès à la santé, avec la mise en place de la CMU ou encore la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans pour ne citer que ces exemples. J’ai accéléré la politique d’accès à l’eau potable dans le monde rural. J’ai institué les Bourses de sécurité familiale pour sortir plus de 400 000 ménages de la précarité, la carte d’égalité des chances en faveur des personnes vivant avec un handicap, entre autres mesures.Sur les questions relatives aux médias, et plus largement la liberté de la presse, j’ai participé lors du Forum de la Paix, à Paris, en novembre, à un panel organisé par Reporters Sans Frontières, dédié à la liberté de la presse. Il y a été rappelé, par mes homologues et moi-même, que l’espace mondial de l’information et de la communication doit être considéré comme un bien commun de l’humanité, dans lequel doivent être garantis la liberté, le pluralisme et l’intégrité des informations.Internet a révolutionné nos usages de consommation des médias : il n’y a plus de différences, de distinction entre presse nationale et presse internationale, puisque l’ensemble des entretiens que j’accorde sont toujours retranscrits sur la toile et accessibles à tous. C’est comme cela que je veux porter la voix du Sénégal au cœur du concert des Nations. S’agissant du Franc CFA : il s’agit, certes, d’une monnaie mise en place à la période coloniale. A l’indépendance, il a changé de nom mais les mécanismes sont restés les mêmes. Aujourd’hui, nous allons naturellement évoluer vers une prise en charge totale de notre monnaie. Mais ce qu’il faut surtout éviter, c’est la précipitation, qui peut être extrêmement grave et dangereuse. Notre zone monétaire, l’UEMOA, comprend 8 pays avec lesquels nous partageons cette monnaie et une politique commune avec des paramètres qui concourent à asseoir la force de notre monnaie et sa convertibilité. Nous avons, en outre, un tarif extérieur commun adopté au niveau de la CEDEAO : cela concerne les 15 Etats d’Afrique de l’Ouest. Nous travaillons d’arrache-pied pour aller vers une harmonisation monétaire totale. Ensuite, nombreux sont ceux qui ont abordé le sujet de Jeunesse et l’Emploi des jeunes…En développant de nouveaux secteurs de notre économie, nous avons permis de créer de nouveaux emplois et des nouvelles formations : ces derniers mois ont été inaugurés la plateforme industrielle de Diamniadio, représentant à elle seule 23 000 emplois, l’Institut National du Pétrole et du Gaz, qui formera nos jeunes à travailler à l’exploitation de nos richesses. Par ailleurs, avec la DER, nous soutenons le développement de nombreuses startups fondées par les femmes et les jeunes : le Sénégal est de plus en plus reconnu à l’international comme une terre d’innovation et fer de lance des startups en Afrique de l’Ouest. Je continuerai, avec l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) et la Der, entre autres mécanismes, à développer nos talents et les conditions nécessaires à leur épanouissement, car il s’agit là des créateurs d’emplois et de richesse. … Mais aussi de l’Éducation et de la Formation professionnelle.Plusieurs projets ont déjà été mis en place, afin de faire évoluer les programmes scolaires : l’ouverture des daaras modernes et des académies (une première au Sénégal) permet à l’enfant d’acquérir un enseignement religieux et d’autres compétences, l’introduction des langues nationales sur les 3 premières années de l’élémentaire, les projets Lecture pour tous, le projet d’amélioration de l’apprentissage en mathématiques à l’élémentaire… Mon objectif est bien de continuer à développer l’offre d’enseignement pour les adapter à la réalité économique, ce que nous avons réalisé avec l’ouverture récente de l’INPG (Institut National du Pétrole et du Gaz). Concernant la formation professionnelle, nous avons déjà investi 81 milliards FCFA pour pousser la formation professionnelle des jeunes : réadaptation des lycées techniques, construction de nouvelles structures de formation, renforcement de l’employabilité des jeunes, développement de programmes d’apprentissage… car les métiers techniques et artisanaux représentent de nombreux débouchés et le pilier de toute économie. Malgré les contraintes et grâce aux réformes ambitieuses depuis 2012, nos programmes d’équité et d’inclusion ont sorti des millions de sénégalais du dénuement total. Il reste beaucoup à faire et je peux compter sur l’élan enthousiaste de notre peuple, qui sait relever les défis grâce à son génie et au labeur quotidien.Chers Internautes, je me réjouis de nos interactions vives et dynamiques. Je vous encourage à rester engagés. Sachez que je suis à vos côtés, à votre écoute et que toute mon équipe digitale est à votre disposition si vous avez davantage de questions. Restons connectés. Vive le Sénégal !Macky Sall

Résister ou se résigner?

La liste provisoire des candidats retenus à la prochaine élection présidentielle est connue. Sans beaucoup de surprise, Khalifa Sall et Karim Wade, deux sérieux prétendants au fauteuil présidentiel ont été écartés de la course. Par des subterfuges juridiques,  les uns plus arbitraires que les autres, la volonté du président-candidat Macky Sall  de choisir ses adversaires politiques a ainsi été insidieusement exécutée et faussement légitimée par les sages du Conseil constitutionnel. 

La plus haute instance de notre système judiciaire  a encore courbé l’échine devant la pression et les desiderata du pouvoir exécutif, incarné par un président qui  n’en a cure des  blâmes  des avis livrés par des juridictions sous régionales et internationales dont le Sénégal est pourtant membre.

Élire Macky Sall en 2012 a été une des erreurs les  plus impardonnables  que le peuple ait commise dans son évolution. Il est arrivé au pouvoir de façon démocratique par la confiance et l’espoir que la majorité des électeurs avaient placés en lui, mais il est prêt à perpétuer son règne par  les défauts les plus abjects des tyrans.

 Voilà un homme qui n’a ni la grandeur des sages habités continuellement par le doute raisonnable, ni la transcendance des chefs magnanimes  et encore moins la noblesse des visionnaires soucieux des souvenirs de la postérité. Des qualités nécessaires aux leaders qui ont marqué positivement l’histoire de l’humanité.

Lorsque tous   les pouvoirs quasi divins sont remis  entre les mains d’un seul homme, il faut que ce dernier ait suffisamment de qualités humaines pour ne pas  en abuser.  La tentation est forte d’opprimer son peuple s’il vous suffit d’un  simple coup de fil pour museler dans la violence toute contestation populaire. La tentation est grande d’instrumentaliser la justice en votre faveur si les hommes qui doivent dire le droit lient leur destin au vôtre. Entouré de courtisans et de laudateurs, il vous sera aussi difficile  de  tendre une oreille attentive à ceux qui vous contredisent et rament à contre-courant de votre vision.

Le président–candidat, Maky Sall, a  une conception diabolique et deshumanisante de la politique. Une  vision binaire de la réalité politique selon laquelle les alliés méritent tous les privilèges indus et les adversaires : l’humiliation, la privation et le déshonneur. La contradiction l’indispose et l’opposition l’offense. Revoyez ses réactions épidermiques et colériques  lorsque son interlocuteur ne flatte pas son égo. Il n’argumente pas, mais étouffe intérieurement d’autoritarisme. C’est à peine s’il répond.

Avec la complicité d’une justice politisée, il a gravi tous les échelons de l’humiliation humaine envers l’opposant  et ancien maire de Dakar, Khalifa Sall. Il ressemble bien à ce tortionnaire qui prend un énorme plaisir devant chaque décharge électrique que reçoit la victime dont tout le corps est enchainé. C’est lorsque sa victime est à terre, désarmée et sans secours qu’il se montre davantage impitoyable.

Pensez, chers lecteurs,  à la torture morale du prisonnier  politique dans  sa  cellule au moment où d’autres personnes ayant commis des crimes plus graves que les siens se pavanent impunément  à l’air libre… Personne n’aimerait être à sa place.

Certes, l’ancien président Abdoulaye Wade n’était nullement exempt de reproches dans sa gouvernance politique, cependant il s’est toujours comporté en gentleman avec ses adversaires. La rivalité ne lui faisait pas peur et il savait battre ses plus farouches opposants par la ruse et par des manœuvres raffinées. Derrière le politicien futé, l’élégance de l’Homme n’était jamais loin dans les propos et les gestes. Il était difficile de percevoir  une once de haine viscérale ou de méchanceté gratuite dans les coups qu’il savait donner intelligemment.

On ne regrette pas son départ, car nous l’avions combattu pour les bonnes raisons lorsque sa gouvernance, gagnée par  les aléas de l’usure du pouvoir, l’arrogance des fidèles et les caprices d’un fils trop aimé, dérivait dangereusement.

Malgré tout, il a été  un leader avec ses grandes qualités et ses défauts intrinsèquement humains,  et c’est ce qui explique encore cette marque de sympathie inaltérable et d’affection  candide qui habite toujours  la plupart d’entre nous à l’évocation de son nom.

Après le chaos du système de parrainages des candidats que tous les observateurs avertis de la scène politique ont dénoncé, on peut dire qu’un simulacre d’élection se profile ainsi à l’horizon. Une compétition dans laquelle les règles primaires d’égalité  des chances et des droits des compétiteurs n’ont pas été respectées au départ. De l’exclusion délibérée et planifiée de potentiels candidats à la course  aux soupçons fondés de l’existence d’un double fichier électoral, en passant par la rétention ciblée des cartes d’électeurs, tout indique que le plan de confiscation du pouvoir par la triche et le vol est en train d’être lâchement exécuté.

Néanmoins, la plus grande erreur que le peuple pourrait commettre est d’abdiquer, se résoudre fatalement à l’idée que les élections sont gagnées d’avance et qu’il ne sert à rien de se battre pour garder l’héritage démocratique pour lequel des hommes et des femmes se sont battus au péril de leur vie.  Le passage au premier tour du candidat-président reste encore   une vue de l’esprit malgré tout le tintamarre médiatique de propagande politique autours des scores préfabriqués.

S’il était assuré de sa victoire, il ne procéderait pas aux inaugurations tous azimuts  d’infrastructures incomplètes à quelques jours du début de la campagne électorale. S’il était convaincu de l’infaillibilité des machinations administratives et judiciaires pour rester au pouvoir, il se montrerait plus  serein dans les propos et les gestes.

Une démocratie n’est jamais complètement achevée. Les actions dictatoriales d’un chef, obsédé par l’obtention d’un second mandat, suffisent à la fragiliser. Il est alors de la responsabilité de chaque citoyen  de se battre farouchement pour la conserver, non pas pour les beau yeux  de personnalités politiques spécifiques,  mais pour les principes de respect d’un État de droits.

Lamine Niang


Présidentielle 2019: Le mouvement « Jukki Jariñu » s’allie avec le PUR

Le mouvement « Jukki Jariñu » que dirige le Dr Daouda Diop, participera activement à la prochaine présidentielle. Ce mouvement vient de signer une alliance avec le candidat du PUR, El Hadji Issa Sall.

« L’architecture politique sénégalaise ne saurait triompher sans ménager toutes les passerelles nécessaires à une saine collaboration entre les pouvoirs séculiers fondés sur la légitimité d’un président élu démocratiquement, et les pouvoirs locaux, socles de nos diversités enrichissantes qui mettent en avant le citoyen. Ce que la nouvelle génération n’a pas pu réussir jusque là, c’est l’abnégation à transcender les idéologies classiques et les querelles partisanes afin de donner à la politique, une connotation nouvelle » précise le président du mouvement accompagné d’une forte délégation . 

Il s’agissait pour Jukki Jariñu de faire un bon choix et d’accompagner un candidat qui, par le canal du savoir, de la droiture, de la sincérité et de l’endurance, est prêt à redonner l’espoir à ces millions de citoyens sénégalais. » Avec le parti PUR, nous cavalerons ensemble dans ce combat d’une politique saine pour un Sénégal meilleur. » 
 Pour rappel l’alliance a été signée hier par les deux organisations , qui œuvrent désormais pour un changement « total » à la tete du pays. 

Présidentielle 2019: Le mouvement "Jukki Jariñu" s'allie avec le PUR