Ismaïla Madior Fall ministre de la Justice attaque Ousman Sonko

Malgré son score plus qu’honorable (15,67%) pour sa première candidature à une élection présidentielle, Ousmane Sonko risque de ne jamais arriver à la tête de l’Etat. C’est du moins ce que prédit Pr Ismaïla Madior Fall qui estime que les Sénégalais ne sont pas prêts pour élire quelqu’un qui a «l’insulte à la bouche».

Les Sénégalais ne sont pas encore prêts pour installer Ousmane Sono au Palais Présidentielle. C’est l’analyse du Professeur Ismaïla Madior Fall, qui revenait sur la question dans un entretien accordé à L’Enquête.

«Pour Sonko, je pense qu’il a su cristalliser le vote contestataire. Comme dans toute démocratie, il y a l’opinion majoritaire qui est d’accord avec le système et une frange, souvent minoritaire de cette opinion qui croit que le système doit radicalement changer. Je pense qu’il a pu bénéficier de ce vote antisystème, si on peut l’appeler ainsi», a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter : «Mais à mon avis, il a atteint le plafond. Je ne crois pas qu’un candidat qui a l’insulte à la bouche, qui est radical et contradictoire dans ses positions, puisse un jour avoir la majorité des votes des Sénégalais».

Pr Fall, par ailleurs ministre de la Justice de marteler : «A mon avis, il va stagner ou dégringoler comme Idrissa Seck en 2007 et en 2012».

César Atoute Badiate : « ceux qui disent que Sonko a bénéficié du vote régionaliste sont les… « Ce que Macky Sall doit faire »

César Atoute Badiate : « ceux qui disent que Sonko a bénéficié du vote régionaliste sont les mêmes qui allument les braises de la haine »

César Atoute Badiate ne cautionne pas l’idée que Ousmane Sonko a bénéficié du vote régionaliste, qui lui aurait permis de devancer largement ses adversaires à l’élection présidentielle en Casamance. « Ceux qui disent cela sont les mêmes qui allument les braises de la haine entre sénégalais », a-t-il dit dans une interview accordée à Source A. « Il faut respecter le score de Ousmane Sonko qui d’ailleurs me rappelle un certain Emile Badiane », a encore déclaré le chef rebelle du MFDC.

César Atoute Badiate : « Ce que Macky Sall doit faire… »

Annoncé pour mort, César Atoute Badiate brise le silence. Admis à l’hôpital militaire Simao Mendés (Guinée-Bissau), il lance un appel à Macky Sall et prie pour quitter cet hôpital pour livrer sa part de vérité dans le conflit casamancais.

«Mon souhait est qu’il (Macky Sall) prenne en compte les aspirations de tous les Sénégalais. Me concernant, je ne sais pas si je serais encore en vie pour constater ce que le Président Sall fera, mais je crois sincèrement que la question de la paix globale en Casamance doit être inscrite dans son agenda. Certes, il existe une accalmie et nous nous en félicitons, même si je considère que ma faction fait l’objet d’un certain mépris. Autrement dit, on aurait rendu à César ce qui lui appartient », confie-t-il dans un entretien accordé à Source A.

Se prononçant sur les rumeurs de sa mort, César Atoute Badiate déclare : «Je n’ai pas peur de la mort car, en bon Chrétien, j’ai foi au Christ et je sais que mon tour viendra. Mais, pour le moment, je souhaite des prières de tous pour me lever de ce lit d’hôpital et dire à tous ma part de vérité dans le conflit casamançais ».

Ousman Sonko: Le président du Pastef rend un vibrant hommage à toutes les femmes du monde

La Journée mondiale de la femme est célébrée ce vendredi 08 mars 2019, partout au Sénégal et dans le monde. Le président du Pastef rend un vibrant hommage à toutes les femmes du monde et spécialement, à celles tombées au champ de l’honneur.

« Un seul jour pour le symbolisme.
Mais des années ne pourront suffire pour vous célébrer, femmes !
Une pensée affectueuse pour toutes les femmes du monde qui s’engagent pour le progrès.
Une pensée pieuse pour toutes celles qui sont tombées au champ de l’honneur. »

Sonko décline la main tendue de Macky

Ousmane Sonko décline l’appel au dialogue de Macky Sall. Le Pastef parle de « non-événement ».

El Hadji Malick Ndiaye : « Nous sommes passés à autre chose, parce que c’est un non-événement et nous ne souhaitons pas réagir. »

Pour l’instant, au sein de la coalition Idy2019, c’est motus et bouche cousue.

Le message de Macky à Idrissa, Sonko, Issa, Madické, après sa victoire!

Réélu pour un deuxième mandat par les Sénégalais, le président Macky Sall a adressé, un message de remerciements aux Sénégalais, à son directoire de campagne et à la coalition Bby.

Après s’être réjoui du bon déroulement du scrutin du 24 février 2019, Macky Sall a tenu , à assurer qu’il respectera le choix des Sénégalais, qui n’on’t pas voté pour lui.  » Il y a eu ni vainqueur ni vaincue, je considère qu’il n y a plus d’électeurs, ni de camps, je ne vois qu’un seul camp. C’est le Sénégalais qui a librement exercé son devoir citoyen . Je serai le président de tous les Sénégalais et toutes les Sénégalaises ».

Ainsi, il tend la main à toute l’opposition notamment à Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang, Issa Sall, à la société civile , pour un dialogue après sa prestation de serment, le 2 février 2019.

Les deux anciens présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade y sont aussi conviés

« Je salue les autres candidats à l’élection présidentielle. Après ma prestation de serment, je leur convie tous à un dialogue, y compris Abdoulaye Wade et Abdou Diouf. »

Tierno Monénembo: Je ne sais pas qui vous êtes, Monsieur Sonko, je ne sais pas ce que vous avez derrière la tête. Mais de grâce, ne vous éloignez pas trop. L’Afrique aspire à un nouvel air

Tierno Monénembo – « Sénégal : le syndrome Sonko »
CHRONIQUE. À la suite de la présidentielle, le célèbre écrivain franco-guinéen, Prix Renaudot 2008, s’interroge sur ce pays symbole de la démocratie en Afrique. « Qu’est-il arrivé au Sénégal ? » demande-t-il.

Mais où est donc passée cette société fluide et raffinée que nous a léguée le lettré Senghor  ? Relâchée, mal huilée, la société sénégalaise se met à grincer de partout et devient méconnaissable. Elle commence à imiter, à un rythme inquiétant, les gros défauts de ses voisins. Voilà que ce pays de juristes et de rhéteurs est pris en flagrant de dérapages. Les discours deviennent excessifs. Le débat politique, jusque-là civilisé, se transforme en une série de règlements de comptes où les rancunes et les haines tiennent lieu et place de méthodes et d’arguments. Me revient en tête ce que me disait mon défunt ami, l’anthropologue Mangoné Niang, alors qu’à la fin du siècle dernier nous remontions à pied le canal de la Gueule-Tapée : « Ici, les problèmes sont nombreux, mais ils sont surmontables. Tu sais pourquoi ? Parce qu’à tout moment, il surgit un espace de négociation. »

Une nouvelle culture en rupture avec le wakhtane  ?
La tolérance, la palabre, le wakhtane, l’espace de négociation, cette vertu cardinale de la société sénégalaise est en train de se rétrécir sous le double coup des mesquineries et des ambitions partisanes. Et par malheur, personne n’est innocent dans l’insoutenable dérive d’un système politique qui forçait l’admiration. On a du mal à comprendre la violence avec laquelle le président Macky Sall a traité Karim Wade et Khalifa Sall comme par hasard, deux potentiels adversaires. À tel point que l’on est en droit de se demander si dans ces deux cas le harcèlement politique ne prend pas le pas sur la rigueur judiciaire.

Président Wade, mais pourquoi cet appel inquiétant ?
Mais Macky Sall n’est pas le seul à blâmer, loin de là ! Le président Abdoulaye Wade – Gorgui, comme l’appellent affectueusement les gamins de Colobane ! – aurait dû faire preuve d’un peu plus de retenue. D’où lui vient ce discours inquisitorial  ? De son âme de père de famille blessé ou de son respectable statut d’ancien chef d’État ? L’Afrique actuelle est fragile, président Wade, très fragile. Une seule petite étincelle et c’est tout le continent qui brûle. Et vous, vous avez tout pour nous garder de la mésaventure : le talent, la maturité de l’âge et l’expérience de l’État. Usez-en, je vous en prie ! Si des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Ghana sombrent, que va-t-il nous rester ? Ce cirque est d’autant désespérant que les principaux acteurs sont issus du même moule : anciens du Parti démocratique sénégalais (PDS) et, pour la plupart en tout cas, anciens hauts fonctionnaires de l’État. Ce qui donne le beau rôle à Ousmane Sonko, le petit Poucet de cette incroyable présidentielle.

La surprise Sonko
Cet homme venu de nulle part a secoué le vieux cocotier des rentiers et des has been et a réussi à se poser comme le gage d’avenir des futures générations. Comment a-t-il fait ? Anonyme, démuni, sans passé et sans tutelle, il a raflé à son premier essai près de 16 % des voix, talonnant de près le très charismatique Idrissa Seck. À quoi attribuer sa prouesse : à sa jeunesse, à ses idées, à son programme politique ? Je n’en sais rien. Je ne l’ai que peu écouté, je n’ai même pas lu son livre, Solutions. Seulement, blasé et bourré de colère comme la plupart des Africains, je suis prêt à me jeter dans les bras du premier… nouveau-venu ne serait-ce que pour sa gueule et pour le timbre de sa voix. Je ne sais pas qui vous êtes, Monsieur Sonko, je ne sais pas ce que vous avez derrière la tête. Mais de grâce, ne vous éloignez pas trop. L’Afrique aspire à un nouvel air, à une nouvelle eau, à une nouvelle sève.

  • 1986, Grand prix littéraire d’Afrique noire ex-aequo, pour « Les Écailles du ciel »; 2008, prix Renaudot pour « Le Roi de Kahel » ; 2012, prix Erckmann-Chatrian et Grand prix du roman métis pour « Le Terroriste noir » ; 2013, Grand prix Palatine et prix Ahmadou-Kourouma pour « Le Terroriste noir » ; 2017, Grand prix de la francophonie pour l’ensemble de son œuvre.

Réconciliation avec Ousmane Sonko après le clash: Le Groupe de presse de Youssou Ndour rend hommage à Sonko

Une étoile est née. Il se nomme Ousmane Sonko. Il est, sans conteste, la révélation de cette 11eprésidentielle de l’histoire du Sénégal. Qu’on l’aime où qu’on le déteste, il a réussi à acquérir ses galons. Il mérite tout le respect du peuple Sénégalais.

Il est incontestablement l’une des vedettes montantes du Landerneau politique Sénégalais. Il a osé. Il s’est battu. Et il a gagné. Il a certes perdu le combat de cette présidentielle, mais il a gagné le cœur de beaucoup de Sénégalais et peut bien espérer gagner la bataille un jour, en accédant au Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor.

Anonyme inspecteur des Impôts et Domaines, il y a peu de temps, il est subitement devenu l’empêcheur de tourner en rond du régime de Macky Sall, au point de faire sortir le chef de l’Etat de ses gonds. Une procédure expéditive enclenchée et le voilà radié de la fonction publique, malgré l’excellente défense assurée par Me Bamba Cissé.

Dépouillé de sa fonction et de son gagne-pain, Sonko n’en pleure pas pour autant. Il en rigole même. Armé de courage et d’abnégation, il croit en ses chances de pouvoir changer les choses. Il muscle son discours, commet des abus de langage par moments, indispose certains, mais embarque beaucoup de monde dans sa manière de faire et d’être. Son discours sort de l’ordinaire, ses méthodes sont révolutionnaires. Il est un homme de son monde et sait comment contourner les médias classiques. Rien de tels que les réseaux sociaux pour atteindre ses cibles. Il s’en donnera à cœur joie, au point d’être surnommé «le candidat des réseaux sociaux».

Sa traversée du désert ne durera que le temps d’une rose. Lors de sa première participation à une élection législative, il devient député.  Qu’importe que ce soit grâce au plus fort reste. Le gouvernement de Macky Sall lui a fait perdre une fonction. Les populations l’ont réhabilité.

A l’Assemblée nationale, il éclipse les «politiciens de métier». Il se montre digne de sa mission de représentant du peuple. Eloquent,  parfois excessif, parfois posé, il séduit et indispose à la fois par un discours jugé très populiste par ses détracteurs. Mais c’est sa méthode, sa manière de faire. Et il s’en tient à cela. Lorsqu’on l’accuse d’être un salafiste, il n’en a cure. Il a une claire conscience de ce qu’il veut et ne va pas s’en départir.

Son parti Pastef grossit de jour en jour. Ses militants augmentent. Ses sympathisants n’ont d’œil que pour lui. La Diaspora lui déroule le tapis rouge. De quoi le requinquer. De quoi lui donner des ailes. Conscient de son aura, il prône une nouvelle forme de gouvernance et voue les politiciens professionnels aux gémonies.

Lorsque le code électoral est révisé pour y intégrer le parrainage, Sonko ne se laisse pas démonter. Il franchit ce filtre avec brio, là où de «grands partis» sont recalés. Le voilà qui fait partie des 5 candidats dont la candidature à la Présidentielle de 2019 a été validée par le Conseil constitutionnel.

Après une campagne épuisante, parsemé d’embuches, il finit 3e derrière le président sortant, Macky Sall, et l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, tous les deux anciens membres du Parti démocratique Sénégalais, tous les deux ayant capitalisé des années et des années de militantisme. Ousmane Sonko réussit à engranger 687.065 voix soit 15,67% des suffrages valablement exprimés.   Pour un «novice» de la présidentielle (c’est son baptême du feu), son score est honorable. La satisfaction de Sonko doit être d’autant plus grande qu’à Ziguinchor il a surclassé des « mammouths » comme Abdoulaye Baldé, devenant ainsi le nouveau roi de la Casamance. Mais sa grande réussite est d’avoir redonné goût à la politique à des gens qui s’en étaient détournés.

Finira-t-il un jour au palais ? L’avenir nous le dira.

Pour l’heure, il jouit d’une popularité phénoménale et d’un préjugé favorable à travers le pays. Sonko compte et il faudra désormais compter avec lui.

IGFM

Nit Doff : “Je remercie Ousmane sonko de m’avoir réconcilié ”

Sur sa page Facebook, le rappeur Mor Tallah Gueye alias Nit Doff, répond à ceux qui sont venus le corrompre. Voici l’intégralité de sa publication

Dafeu melni kou am guedj invisible nga niew di ko djiemeu corrompre ak sa paanou ndokh 
Ceux qui sont venu me voir pour me proposer de l’argent ils sont reparti en se disant ki ndeketé ap doff deugu leu 
Hé oui c’est vrais je suis un homme de conviction 
Rien chez moi n’est à vendre je suis un fou 
Je remercie le président Ousmane sonko de m’avoir réconcilier avec la politique 
Si seulement tout le monde le faisait comme lui il n’y aurait jamais d’élection truquée dans ce pays 
Je demande à toute la jeunesse de continuer à lui donner de la force 
Wallahi ce monsieur peut bcp apporter à notre pays dans l’avenir 
Tant qu’il y’aura des gens commme sonko je resterai toujours dans la scène politique pour donner de la force 
 pas dans la poche 
 mais dans le coeur avec fierté