L’apport de Khalifa et Karim à Idrissa Seck

Idrissa Seck est arrivé deuxième à la Présidentielle du 24 février avce 20,51% .

Selon une étude réalisée par Moubarack Lô, Amaye Sy et Moussa Diaw, le leader du parti Rewmi doit une grande partie de son score à Khalifa Sall et Karim Wade, c’est-à-dire 15,5%.

« Idrissa Seck aurait eu 5% des voix (au lieu de 20,51% au sortir du 24 février), dans le scénario d’une participation de Karim Wade et Khalifa à l’élection », peut-on lire dans le rapport.

Pour Moubarack Lô et ses partenaires, »Idrissa Seck a entamé une progression significative (dans les intentions de vote), après l’invalidation des candidatures de Khalifa Sall et Karim Wade, alors que pendant toute l’année 2018, il affichait un score quasi constant à 3% ».

Le rapport donne aussi à Idrissa Seck « 37% des électeurs d’Abdoulaye Wade lors des Législatives, contre un report de 16% en faveur de Macky Sall et 19% au bénéfice de Sonko ».

Si j’étais Idrissa Seck : «Consolider les acquis de 2019 pour asseoir une gouvernance locale…»

Arrivé deuxième à la dernière présidentielle, Idrissa Seck, ne doit nullement pas baissés les armes politiques. Il doit consolider les acquis de sa coalition de 2019, pour qu’au soir des élections locales, assoir une gouvernance locale une fois le maximum de collectivités remportées sur toute l’étendue du territoire national. Une chose qui fera de lui, incontestablement, le leader politique sur qui il faut compter pour les prochaines élections Législatives et la présidentielles de 2024. Parce que la coalition IDY 2019 estampillée XXL à polariser l’essentiel de l’opposition dans le respect du leadership éclaté.

Une ambition adossée à une vision claire…

Tout le long de la campagne électorale de la présidentielle du 24 février dernier qui a vu la victoire de Macky Sall dés le premier tour, la majorité des sénégalais semble désormais comprendre le sens véritable du combat politique et de l’engagement patriotique d’Idrissa Seck.

Parce que dans ses discours et son programme, il nourrit beaucoup d’ambition pour le Sénégal, une ambition adossée à une vision claire et sous-tendue par un projet politique à la fois inclusif et plausible.

Avec la coalition IDY 2019, comme l’a si bien libellé Abdallah Cissé, Sociologue, Diplômé en leadership politique, membre du cercle des cadres de Rewmi, dans une de ses publications, «la vision de Idy2019 est très claire et les actions dépendront du commun vouloir du peuple sénégalais, le seul à décider celui qui présidera à ses destinées. Toutefois, tout semble indiquer que ce dernier a pris l’option ferme, en cette élection présidentielle 2019, de renouer le parfait amour qui le liait jadis au Président de Rewmi, après que de fausses et ubuesques rumeurs savamment orchestrées, aient été véhiculées à son endroit».

Une coalition XXL…Publicité

L’une des plus grandes forces de cette coalition a été de réussir à polariser l’essentiel de l’opposition dans le respect du leadership éclaté. On y trouve selon toujours Abdallah Cissé, des talents prometteurs, connus pour leur patriotisme, leur cursus politique et/ou professionnel : Cheikh Bamba Dièye du FSD/BJ, Taxawu Sénégal de Khalifa Sall, Malick Gackou du Grand Parti, de Thierno Bokoum du mouvement AGIR, le Capitaine Dièye du mouvement NIT, Ababacar Diop des FDS, Mamadou Lamine Diallo, par ailleurs Président de Tekki, l’ancien Premier Ministre Abdou Mbaye, Moustapha Guirassy, Hélène Tine, Pr Amsatou Sow Sidibé, Cheikh Alassane Sène, l’entrepreneur Bougane Gueye, Mme Nafissatou Wade, pour ne citer que ceux-là, Idrissa Seck doit maintenir la dynamique.

C’est la coalition qui avait plus attiré l’attention des électeurs d’ici et d’ailleurs. La coalition IDY 2019 avait proposé aux sénégalais une offre programmatique solide, définie par des experts nationaux dans leurs domaines respectifs d’intervention.

Les Locales de décembre en point de mur…

Après la débâcle au soir du 24 février 2019, la coalition IDY 2019, qui a une somme d’expérience avec de hautes personnalités publiques ayant déjà fait leur preuve, doit résolument se tourner vers la préparation des élections locales prévues au mois de décembre prochain.

Et pour se faire, le leader, Idrissa Seck doit maintenir les membres de cette coalition hétérogène pour une victoire aux élections locales. Car, contrôler les collectivités locales est une avance considérable. Cela a permis à Macky Sall qui contrôle plus de 517 collectivités locales du pays, à faire largement la différence dans nombres de départements et régions du pays, le 24 février dernier.

Laisser cette coalition s’effriter serait une erreur fatale pour le candidat malheureux arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle.

C’est avec un bon score aux prochaines joutes locales, que le leader de Idy 2019, va espérer avoir un bon résultat aux prochaines Législatives, pour envisager la Présidentielle de 2024 avec beaucoup d’espoir, même si y aura lieu de faire confiance aux plus jeunes.

Le message de Macky à Idrissa, Sonko, Issa, Madické, après sa victoire!

Réélu pour un deuxième mandat par les Sénégalais, le président Macky Sall a adressé, un message de remerciements aux Sénégalais, à son directoire de campagne et à la coalition Bby.

Après s’être réjoui du bon déroulement du scrutin du 24 février 2019, Macky Sall a tenu , à assurer qu’il respectera le choix des Sénégalais, qui n’on’t pas voté pour lui.  » Il y a eu ni vainqueur ni vaincue, je considère qu’il n y a plus d’électeurs, ni de camps, je ne vois qu’un seul camp. C’est le Sénégalais qui a librement exercé son devoir citoyen . Je serai le président de tous les Sénégalais et toutes les Sénégalaises ».

Ainsi, il tend la main à toute l’opposition notamment à Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang, Issa Sall, à la société civile , pour un dialogue après sa prestation de serment, le 2 février 2019.

Les deux anciens présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade y sont aussi conviés

« Je salue les autres candidats à l’élection présidentielle. Après ma prestation de serment, je leur convie tous à un dialogue, y compris Abdoulaye Wade et Abdou Diouf. »

Me Mamadou Kory Sène de désolidarise de l’attitude de «Idy 2019»

L’opposition n’avait pas à refuser d’introduire un recours auprès du Conseil Constitutionnel après la publication des résultats officiels provisoires de la Présidentielle. C’est la position d’un des alliés de la coalition «Idy 2019», Me Mamadou Kory Sène. 

«Je me désolidarise de cette attitude pour la raison simple qu’en politique, je me dis qu’il ne faut jamais dire non au combat, à la bataille juridique. Il faut aller jusqu’au bout surtout quand on s’engouffre dans un processus », a déclaré Me Mamadou Kory Sène. Ce dernier, membre de la coalition «Idy 2019», s’insurgeait contre la décision du leader de ladite coalition de ne pas introduire de recours auprès du Conseil Constitutionnel pour contester les résultats officiels provisoires publiés par la Commission nationale de recensement des votes. 

«Nous avons accepté les parrainages, nous avons accepté de battre campagne, d’aller aux urnes, il faut accepter d’aborder les étapes qui viennent après les urnes c’est-à-dire si nous estimons qu’il y a des griefs», ajoute-t-il. Et concernant ces griefs, l’avocat estime qu’il n’en manque pas. Ce qui rend, relève-t-il, plus incompréhensible le fait de ne pas introduire de recours. 

A l’en croire, cette posture de son candidat comporte deux risques. La première c’est «la facilitation de la victoire de l’autre camps». Et l’autre risque c’est de susciter l’incompréhension de leurs électeurs face à cette situation. 

La coalition «Idy 2019» est arrivée 2ième de l’élection présidentielle du 24 février dernier avec 20,5%, loin derrière le président sortant qui a récolté 58,27% du suffrage.


Arrestation des femmes de « Idy 2019 » après leur conférence de presse

Juste après leur conférence de presse où elles ont annoncé un  deuxième tour entre Macky Sall et Idrissa Seck, les femmes de la coalition « Idy2019 »  ont été arrêtées par les forces de l’ordre.

Véritable cafouillage devant le siège de Bokk Gis Gis, cette arrestation a déclenché la  colère et la contestation des membres de la coalition « Idy 2019 » à l’instar de Déthié Fall qui estime « le Sénégal risque de tomber dans un désordre qui ne dira pas son nom si le pouvoir persiste dans le forcing ».

Animée par Amsatou Sow Sidibé, cette conférence de presse des femmes de « Idy 2019 » a révélé les résultats obtenus,par des candidats lors de la dernière présidentielle.

Présidentielle 2019 : la guerre des chiffres se poursuit

Chacun ses chiffres ! C’est le constat fait 72 heures après la tenue de l’élection présidentielle au Sénégal. En effet, si les affidés au président sortant Macky Sall se sont adjugés 58% des électeurs, place à la coalition «Idy2019» de brandir ses chiffres, lesquels indiquent un deuxième tour inéluctable. 

58% ! C’est le chiffre qu’aurait obtenu la coalition Benno bokk yakaar (Bby), à l’issue du scrutin qui s’est tenu le dimanche 24 février 2019. C’est du moins, l’avis de certains membres de ladite coalition qui ont publiés des chiffres qui proviendraient des différentes commissions départementales de recensement des votes.  

En effet, à en croire Moustapha Diakhaté, Abdoul Mbow, entre autres, la coalition présidentielle aurait largement dépassé le pourcentage requis (50%+1 voix), nécessaire pour concéder à leur champion Macky Sall, un second mandat. 

Mais, c’est sans compter avec l’intransigeance de l’opposition quant à la tenue d’un second tour. De l’avis de membres de la coalition «Idy 2019» qui ont brandi eux aussi des chiffres issus, selon eux, des procès-verbaux, Idrissa Seck aurait récolté près de 27% des suffrages qui se sont valablement exprimés contre 46% pour Macky Sall. Ce qui  ne laisse aucun doute sur la tenue d’un second tour pour les départager. 

Dans cette guerre larvée entre différentes écuries politiques, les observateurs de la société civile, de l’Union européenne (Ue), de l’Union africaine (Ua), entre autres tentent de calmer le jeu en invitant les acteurs à garder le calme et à faire confiance aux institutions lesquelles sont les seules habilitées à publier les résultats officielles. 

La Commission nationale de collecte des résultats (Cncr) dont le président, le juge Demba Kandji avait animé un point de presse au lendemain du scrutin (lundi 25 février), a promis de rendre public les résultats avant vendredi prochain à minuit, comme le stipule la Constitution. 

Mais, cet appel des observateurs risque de ne pas être entendu puisque la position des différents états-majors reste figée.