Fiorentina : Abdou Diakhaté file à Parme

En manque de temps de jeu à la Fiorentina, Abdou Diakhaté est parti se relancer du côté de Parme. Le milieu sénégalais de 20 ans a paraphé un contrat de 4 ans. Il est lié au club jusqu’en 2023. Parme occupe actuellement la place du championnat italien avec 28 points, à 3 longueurs des places européennes.

Nancy : Santy Ngom encore décisif

Deux jours après son premier but sous les couleurs de Nancy qu’il a rejoint il y a une semaine, Santy Ngom s’est montré décisif lors de la victoire de Nancy contre Auxerre (1-0). Il a délivré une passe à destination de Vinni Triboulet, qui a inscrit l’unique but de la partie (12′).

Matar Ba veut «la CAN de 2023 ou 2027»

Après le président de la Fédération sénégalaise de Football, Augustin Sen-ghor, c’est au tour du ministre des Sports de dévoiler la volonté du Sénégal d’organiser une CAN. «Même avant 2027, si on a une opportunité, on est par-tant. On a toujours dit qu’en 2023, on serait prit. Il y peut y avoir des désistements. On ne sait jamais ce qu’il va se passer», affirme Matar Ba à l’occasion d’un entretien avec RFI.

«J’ai été surpris qu’une voix officielle rejette une collaboration pour organiser une Coupe d’Afrique. Car ce sont deux présidents de Fédération qui ont émis çette idée de co-organisation. Cette idée n’a jamais été formelle, ni officielle», a-t-il ajouté.

«Aujourd’hui, tout le pays est témoin des agressions graves du pouvoir en direction de l’opposition»

Le leader du parti Rewni, Idrissa Seck, s’est rendu chez l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye. Une visite de courtoisie pour solliciter des prières afin de préserver la stabilité et la paix pour la Présidentielle du 24 février.

Dans le cadre des visites régulières que le leader de Rewmi effectue chez les différents chefs religieux, Idrissa Seck a rencontré hier, l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye. Cette visite s’inscrit dans le contexte de l’élection présidentielle du 21 février. «Cette visite s’inscrit dans le cadre des visites régulières que nous rendons aux différentes autorités religieuses du pays. Donc, nous sommes venus naturellement cette fois-ci, dans un contexte assez particulier, rencontrer l’archevêque de Dakar, pour solliciter d’abord, ses prières à l’occasion des prochaines échéances vers lesquelles nous allons, pour que la paix et la stabilité soient préservées.

Et que nos pensées et nos actions aillent en direction de servir le pays au mieux. Mais aussi, nous avons échangé sur les préoccupations des populations que naturellement, l’Eglise met un soin particulier à promouvoir auprès des dirigeants du pays. C’est le sens de cette visite», a déclaré le président de Rewmi, candidat à la Présidentielle du 24 février prochain. Et de poursuivre : ,,Je n’ai pas d’inquiétudes personnelles, niais nous savons que l’injustice et la non-transparence sont le facteur générateur de tensions et de violences.

Je pense que la stabilité et la sécurité du pays, une bonne administration et une Justice de qualité sont les tâches premières de tout Etat. Aujourd’hui, tout le pays est témoin des agressions particulière-ment graves (physiques et judiciaires) du pouvoir en direction des acteurs de l’opposition» ldrissa Seck est d’avis que les membres de l’opposition feront tout, en leur sein, pot sr hi préservation de la paix au Sénégal.

Et pour que le choix des citoyens ne soit ni altéré ni litlsilié ni entravé. Et selon lui, cela nécessite un processus électoral où la règle de droit sera garantie.

Daf raconté par ses anciens coéquipiers à Brest.

Cet après-midi, Omar Daf retourne à Brest, un club où il a évolué en tant que joueur de 2009 à 2012. Ses anciens coéquipiers et son ancien coach ne sont pas surpris de le voir réussir sur le banc sochalien.
La direction de Sochaux vient de prolonger Omar Daf jusqu’en 2021. Cet après-midi, l’ancien défenseur des Lions effectue un déplacement particulier à Brest, pour le compte de la 22e journée de Ligue 2.

«C’est un patron»
Ses anciens coéquipiers et son ancien entraîneur se souviennent de ses trois années passées en Bretagne (2009 à 2012), tout en estimant que le costume d’entraîneur lui va si bien. Pour l’ancien milieu de terrain brestois, Bruno Grougi, une prise de parole a d’entrée attiré son attention sur Omar Daf «C’était à la mi-temps, on n’était pas dedans, et le coach (Alex Dupont) nous passait un savon. Omar a demandé au coach s’il pouvait prendre la parole.

Et là, on a senti qu’il était le patron du vestiaire. Il avait eu une analyse si juste tactiquement, il avait vu ce qu’il fallait qu’on fasse,ce qu’attendait Rennes (adversaire du jour) et il avait eu le cran de couper le coach. ll nous avait positionnés alors qu’il n’était que joueur», se souvient-il dans Ouest France. «Je le vois sélectionneur du Sénégal» Autre coéquipier à Brest, le Congolais Oscar Ewolo raconte : «Même en fin de carrière, il travaillait plus que les jeunes.

J’étais même obligé de lui dire: Eh, calme un petit peu le vieux ! Il était toujours au taquet». Pour son ancien entraîneur Alex Dupont, Daf faisait sa fierté. «II ne trichait pas, ne calculait pas. Il a eu une carrière exemplaire et c’est aussi pour ça qu’il était écouté», confie Dupont. «Tactiquement, Daf avait déjà une réflexion largement au dessus de la moyenne. Des discussions tactiques, on en a eues et il était pertinent», ajoute l’ancien coach de Brest. Si Daf est un sage, il sait aussi monter le ton.

Ewolo déroule « Omar, je l’ai très rarement vu s’énerver. Mais, quand il fallait mettre les points sur les i, et les barres sur les t, il le faisait. Il a du caractère même si, quand il communique et dans l’image qu’il renvoie, c’est plutôt quelqu’un de très calme. On a l’impression qu’il n’a pas la personnalité pour toper du poing sur la table, mais ce n’est pas le cas». Ce n’est donc pas une surprise pour tout ce petit monde de voir Omar Daf embrasser la carrière d’entraîneur, selon son ancien partenaire et actuel coach adjoint d’Amiens, Romain Poyet. «À l’époque, on s’était dit tous les deux qu’on allait rester dans le foot parce qu’on adorait ça. J’es-père qu’il va réussir à Sochaux». dit-il.

Ce dernier voit même Omar Daf s’asseoir sur le banc du Séné-gal dans les années à venir.. «Personnellement, je le vois devenir, dans quelques années, sélectionneur du Sénégal. Il a les compétences pour guider son pays».

Fadel Barro et 4 de ses camarades, dont 2 dames, arrêtés puis libérés dans la soirée

Fadel Barro, coordonnateur du mouvement «Y’en a marre», et quatre de ses camarades ont fini la journée d’hier, dans les locaux du commissariat de police du plateau. Ce, après avoir été interpellés au centre-ville de Dakar pour participation à une manifestation non autorisée, au moment où ils distribuaient des flyers et scandaient des slogans hostiles au régime en place.

C’est précisément aux environs de 22 heures que le coordonnateur du mouvement «Y’en a marre», Fadel Barro, et quatre de ses camarades, ont recouvré la liberté. Ce, confient des sources autorisées, «sur instruction du procureur de la République».

Un dénouement heureux qui survient après plusieurs heures passées dans les locaux du commissariat de police du Plateau. Quid alors des faits qui leur ont valu d’avoir maille à partir avec la Police ? De sources avisées, il ressort que le Coordonnateur du mouvement «Y’en a marre» et plusieurs de ses camarades avaient «improvisé, et sans autorisation», une manifestation à travers les rues du centre-ville. Déroulant à l’occasion leur programme, Fadel Barro et Cie brandissaient des drapeaux du Sénégal, signe de leur engagement citoyen.

À leurs cibles (des passants), ils leur distribuaient un stock de flyers mentionnant des messages fidèles à l’esprit de leur mouvement. Ce n’est pas tout, notent nos interlocuteurs, le leader du mouvement «Y’en a marre» et ses camarades scandaient des slogans hostiles au régime en place. Une manifestation aussitôt repérée pdt les limiers du commissariat de police de Dakar-Plateau, lesquels sont promptement intervenus. Les manifestants sont ainsi sommés de mettre un terme à leur activité. «Ce qu’ils n’ont pas accepté.»

Sur ce, les hommes du Commissaire Diouf sont passés à la vitesse supérieure et quatre des manifestants sont interpellés sur l’avenue Pompidou. Il s’agit de Fadel Barro et quatre autres de ses camarades, dont deux damés. Tout ce beau monde est de suite acheminé dans les locaux du commissariat du Plateau, où ils ont été retenus pour nécessités (l’enquête Fadel et Cie y passeront plusieurs heures et ce n’est que dans la soirée, aux environs de 22 heures, qu’ils ont été libérés. Ce, sur instruction du maître des poursuites.

(05 Photos) Macky Sall recueille des prières pour sa réélection.

Dans la sobriété et une organisation presque parfaite, le Président Macky Sall a procédé à l’inauguration de la Grande Mosquée de Pikine, vieille de 67 ans. L’occasion a donné lieu à la formulation, par l’Imam Ratib, de prières pour que le candidat rempile au soir du 24 février.

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A l’image de Guédiawaye, il y a une semaine, Pikine a officiellement étrenné sa Grande Mosquée inaugurée par le Président Macky Sallqui a été accueilli par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.

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Aussitôt après la prière, précédée par la lecture du «khatmul Qur’an» (Prières dites à la fin de chaque lecture intégrale du Saint Coran), l’Imam Ratib El Ousmane Diop a pris à témoins les fidèles pour se réjouir de l’acte posé par le chef de l’Etat : «Si tu passes la nuit chez quelqu’un qui, au réveil, te donne un petit-déjeuner royal. En milieu de matinée, il vous sert un déjeuner princier, il faut bien s’attendre, le soir, à un dîner copieux à même de vous rassasier pour plusieurs jours. Tu as prêté à Dieu un bon mouton de Tabaski, il vous paiera le graal de la Tamkharite et au moment opportun, au soir du 24 février 2019.

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Pour ce bijou, qui rend encore beaucoup plus reduisant le visage de Pikine, tous ceux qui ont prié dans cette mosquée vont certainement formuler d’ardentes prières pour vous», s’est réjoui l’Imam après avoir fait part au Président de sa satisfaction à l’endroit de Thierno Ndome Bâ, à Awa Niang et à Abdoulaye Thimbo. Le premier magistrat de la ville de Pikine qui, à l’image de son collègue de Guédiawaye, capitalise les retombées sociales et morales de l’édifice, a adoubé le Président Sall en ces termes : «Même si c’est avec l’argent du contribuable et dans un contexte de précampagne électorale, il faut concéder au Président Macky Sall le mérite d’avoir réalisé ce que ses prédécesseurs n’ont pas pu faire, en permettant aux populations de Pikine de disposer de la 3e Grande mosquée du Sénégal dont la construction a nécessité un financement de 1,1 milliard de FCfa.

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Avec toutes les réalisations qu’il a impulsées et la promesse de l’érection des cimetières de Pikine qui seront érigés dans la forêt clssée de Mbao, Pikine lui est grandement redevable.»

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Démarrage imminent des travaux du cimetière de Pikine, du marché «Sandica» et de la maison de Serigne Touba
Visiblement satisfait de l’osmose entre le pouvoir temporel et celui spirituel, le Président Macky Sall a réitéré l’attention qu’il accorde au rayonnement des religions, avant d’annoncer d’autres réalisations : «Le Sénégal est un pays où la religion joue un rôle prépondérant de régulateur social et de moralisateur des mœurs et comportements.

C’est ce qui nous a amenés à impulser la construction de cet édifice dans le cadre d’un programme d’édification de mosquées dont sont bénéficiaires des localités telles que Guédiawaye, Kolda, Tambacounda et Fatick. Il n’y a que l’Etat qui a les moyens de faire de telles réalisations qui sont à ranger dans le registre de la nécessaire répartition des richesses. En dehors de l’érection du marché «Sandica» dont le financement est déjà acquis, j’ai instruit le maire de la ville de Pikine d’explorer les voies et moyens de la réalisation de la Maison de Serigne Touba qui est une doléance légitime de la communauté mouride et que nous avons le dessein honorifique de réaliser au plus vite pour tout ce que le fondateur du Mouridisme représente dans le monde musulman.

Pikine aura bientôt son cimetière dans la zone de celui des victimes du Joola», a promis Macky Sall, avant que Serigne Mansour Djamil ne prononce la prière de la fin, au nom de tous les foyers religieux du Sénégal fortement représentés.

Retour de Konaté et Koulibaly, Sarr défie PSG.

Après avoir purgé ses deux matchs de suspension, le défenseur de Naples, Kalidou Koulibaly, effectue son retour sur les pelouses de Serie A. Hasard du calendrier : il se rend à San Siro, où il avait été victime de cris racistes. Cette fois, pour défier l’AC Milan, dans le choc de ce week-end en Italie.

Niang et Sarr veulent s’offrir le scalp du PSG
En perte de vitesse depuis le début de la saison, Mbaye Niang retrouve petit à petit la forme. Sous Stéphan, il a marqué un but et délivré une passe décisive en 5 matchs. La semaine dernière face à Montpellier (0-0), il a été titularisé pour la première fois depuis la 2ème journée.

En début de semaine, l’ancien du Torino avait clos le débat sur des rumeurs de transfert à Schalke 04 en déclarant vouloir rester en Bretagne et de s’y imposer. Une belle performance face à Paris lui donnerait un peu plus de crédit aux yeux de son coach.

De son côté, Ismaïla Sarr, qui a manqué les 16èmes de finale de Coupe de France, mardi, pour cause de plaie à la bouche, est attendu au Parc. Meilleur buteur des Bretons avec 9 réalisations toutes compétitions confondues, le N°7 devrait porter les espoirs des Bretons pour donner du répondant aux Parisiens.

À Guingamp, Papy Djilobodji, qui a joué ses premières minutes en championnat, le week-end dernier, et buteur en Coupe dé France, en milieu de semaine contre Nancy (2-1), pourrait connaître sa toute fin de saison dernière. Ce sera face au Stade Reims d’Edouard Mendy, intraitable dans ses cages.

Koulibaly de retour à San Siro
La rencontre Milan / Naples de ce samedi à San Siro, lors de la 21ème journée de Serie A, marque le retour de Kalidou Koulibaly, après deux matchs de suspension pour son expulsion face à l’Inter, dans le stade où il avait été la cible d’insultes racistes.

«D’une certaine façon, cela me fait plaisir d’être devenu le symbole de la lutte contre le racisme. Mais d’une autre façon, pas du tout. C’est pénible de devoir à nouveau affronter ça.. Le foot est un sport populaire, à nous de faire un pas de plus contre les discriminations et le racisme», a déclaré «KK», hier, dans une interview sur le site officiel de son club. Au classement, Naples (2ème, 47 pts) accuse 9 longueurs de retard sur le leader, Juventus (1er, 56 pts).

TURQUIE PAN à l’assaut de Gassama
Buteur le week-end dernier contre Ankaragucu (6-0), Pape Alioune Ndiaye se déplace avec Galatasaray à Goztepe de Lamine Gassama. Le défenseur latéral, qui a débuté la journée précédente journée sur le banc contre Malatyaspor (défaite 3-2), devrait retrouver sa place de titulaire. Mbaye Diagne, dont le sort reste inconnu après son crachat sur un joueur d’Alanyaspor, reprend sa chasse au Soulier d’Or. Kasimpasa (4e, 29 pts) se déplacera, lundi, sur la pelouse du leader, Basaksehir (1er, 38 pts).

Un maçon de 30 ans arrêté pour viols multiples sur trois sœurs âgées respectivement de 11, 08 et 07 ans.

Une affaire qui fait grand bruit à Pikine à la cité Icotaf 3 où un maçon du nom d’Amadou. B âgé de 30 ans a été arrêté par la police et déféré au parquet hier vendredi 25 janvier 2019 pour des faits de viols multiples commis sur trois sœurs mineures et élèves. Devant les enquêteurs, Amadou. B a d’abord nié les faits avant de craquer pour reconnaître qu’il n’a abusé que de l’une des trois filles, en l’occurrence, rainée, âgée de 11 ans.

La plainte : Le 23 janvier dernier un vieux retraité du nom d’Alpha A. B débarque au commissariat de police pour se plaindre des agissements de son cousin, Amadou. B, qu’il accuse d’avoir violé rainée de ses trois filles et d’avoir procédé à des attouchements sexuels sur les deux autres.

Devant les enquêteurs, le vieux retraité raconte que les faits lui ont été rapportés par la tante des trois filles. Puis le vieux dépose sur la table des enquêteurs un certificat médical délivré par le centre de santé «Talla Diop» (ex : Dominique) situé à Pikine-Tally Boumack, accompagnée d’une plainte contre son cousin Amadou B. Après l’audition du vieux, le commissaire Adramé Sarr, patron de la police de Pikine, instruit ses éléments d’aller cueillir le mis en cause et de faire venir au commissariat les trois filles mineures victimes des agissements d’Amadou B.

Entendue en premier lieu par les enquêteurs, A…, née en 2008 et aisée des trois filles, raconte : «Je ne peux compter le nombre de fois que Amadou. B m’a fait ça. Nous habitons dans la même maison. Il me fait chaque fois venir dans sa chambre pour m’envoyer à la boutique et à mon retour, il me déshabille et me… Il me menaçait chaque fois, c’est pourquoi je n’ai jamais osé le dénoncer».

Quant à B…, née en 2011, élève en classe de Ci, elle a expliqué qu’avec elle, cela s’est passé une seule fois. «J’ai ressenti de vives douleurs et quand j’ai crié, tonton Amadou a menacé de ml tuer». M., née en 2012, dernière à être entendue par les enquêteurs, elle explique en avoir une fois parlé avec sa mère. «11 me l’a fait une fois. J’en ai parlé à ma mère».

Comment tout cela a été découvert ? Tout est parti des remarques d’un instituteur, qui a constaté qu’A…, élève dans sa classe, a des envies fréquentes d’aller aux toilettes, qu’elle vomit souvent et qu’à son retour des toilettes, elle se tord de douleurs. Intrigué par un tel comportement, l’instituteur a alors demandé à A… de faire venir sa mère, en vain. Jusqu’au 23 janvier dernier lorsque la tante d’A… décide d’aller la chercher à-l’école.

C’était à la descente. C’est alors que l’instituteur a saisi cette occasion pour faire part de ses remarques à la tante d’A… Interrogée par sa tante en présence de l’instituteur, l’élève de 11 ans s’est mise à pleurer, avant de tout raconter, en ajoutant que ses deux sœurs lui ont également dit avoir fait l’objet d’attouchements sexuels de la part d’Amadou B. le cousin de leur pater.

Amadou B. : Arrêté puis entendu par les enquêteurs, il a d’abord nié les faits en parlant d’une cabale montée de toutes pièces. Puis confondu par les témoignages des trois fillettes et les certificats médicaux fournis par un gynécologue réquisitionné par la police, Amadou a finalement craqué pour reconnaître les faits. Il a été déféré au parquet hier vendredi 25 janvier 2019 pour viols multiples et attouchements sur des filles mineures âgées de moins de treize ans

Aly Ngouille met le couvert sur le scrutin

A quelques jours du début de la campagne électorale, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a échangé avec la presse sur le processus électoral. Au cours d’un déjeuner, Aly Ngouille Ndiaye, accompagné du Directeur général des élections (Dge), du Directeur de l’automatisation des fichiers (Daf), de membres de la Cena (Commission électorale nationale autonome) et d’autres agents de son département, a abordé plusieurs questions.

L’objectif était de «discuter de l’ensemble des actes posés relativement à l’organisation des élections, passer en revue les discussions avec l’opposition, l’audit du fichier électoral, la modification de la Constitution, du Code électoral jusqu’à la mise à disposition de la carte électorale aux plénipotentiaires des candidats». Le ministre de l’Intérieur assure que le processus se déroule on ne peut mieux, avec un taux de distribution des cartes d’électeurs jamais atteint de plus de 97%. «Mon département est à pied d’oeuvre pour relever le défi de l’organisation matérielle et de la sécurisation de ce scrutin.» Par ailleurs, Aly Ngouille Ndiaye a annoncé l’implantation d’une compagnie de police au niveau de l’Arène nationale, pour renforcer la sécurité.

Près de 14 milliards pour organiser la Présidentielle

Budget. «Pour l’organisation de cette élection, nous sommes autour de 14 milliards FCfa, si on y introduit la part des cartes d’électeurs qui fait à peu près 5 milliards. Mais mis à part les cartes d’électeurs, nous sommes à environ 9 milliards. L’impression des bulletins, qui a démarré, a été confiée à des sociétés nationales, aucune société étrangère. En principe, à partir de lundi, nous devrons envoyer les bulletins à l’extérieur, et d’ici à la fin de la semaine, les bulletins devraient être prêts pour être distribués à l’intérieur du pays. Nous voulons prendre suffisamment de recul pour que les bulletins soient acheminés dans les circonscriptions à temps.»

Retrait des cartes d’électeurs. «Nous n’avons jamais atteint ce niveau de distribution de cartes à la veille d’élections. Globalement, nous sommes à 95,26%, si nous prenons la refonte et la révision. A l’élection présidentielle de 2007, nous étions à moins de 26% de taux de distribution, au début de la campagne électorale. J’avais constaté qu’il y avait un problème de dispatching, nous avons demandé à toutes les Sous-préfectures de faire un inventaire physique de l’ensemble des cartes, et d’envoyer à la Daf toutes les cartes qui ne sont pas de leur circonscription. Cela a été fait et la Daf a reventilé ces cartes. Il n’y a pas de rétention de cartes, sur les 6 050 075 cartes issues de la refonte du fichier, plus de 5,9 millions ont été distribuées, ce qui représente un taux de 97,56%. Ce qui est différent des cartes issues de la révision, qui s’élèvent à plus de 416 889, et qui ont été distribuées à hauteur de 61,74%.

Si on fait l’addition des cartes issues de la révision et celles de la refonte, on arrive à 6 466 964. Et sur ces cartes, 6 160 000 ont été distribuées, soit 95,26%, et les cartes restantes représentent 4,64%, soit 306 839 cartes. Vu qu’au niveau de la refonte, nous avons atteint 97%, et pour la révision, dont nous venons de démarrer la distribution, nous sommes à 61%, avec les 3 semaines qui nous reste d’ici à l’élection, nous pensons pouvoir atteindre le taux de 97% ou plus. Cela veut dire que c’est un bon taux de distribution jamais atteint.

«Ce qui explique les changements sur la carte électorale»
Modifications carte électorale. Les modifications ne se font généralement pas sur décision du ministre ou de la Dge, c’est fait généralement de façon concertée avec les acteurs sur le terrain. Pour le cas de Touba, nous avons beaucoup de personnes qui sont très éloignées des lieux de vote, il y a une partie de la ville où il n’y a pas de bureaux de vote. Rien qu’à l’Université, il y avait 150 bureaux dans 3 lieux de vote, là on les délocalise physiquement, mais ça n’entraîne pas d’édition de cartes.

Il y a aussi beaucoup de gens qui habitaient pratiquement la périphérie et qui allaient voter au niveau de la sous-préfecture de Ndame, pour ces gens, nous avons créé des bureaux à Sicap-Touba. Sur les plus de 200 000 inscrits dans la commune de Touba-mosquée, il n’y a que 15 000 qui sont concernés par la modification de la carte électorale. Toutes les dispositions seront prises pour que le vote se déroule normalement, il n’y aura pas de problème à Touba, on votera correctement. En France également, les Sénégalais de Nantes, Creil, Mantes-la-jolie, Mulhouse, Lille, Strasbourg… devaient aller jusqu’à Paris pour voter, on leur a créé de nouveaux bureaux, cela va forcément demander l’édition de nouvelles cartes, qui seront distribuées jusqu’au 23 février.

C’est donc ce qui justifie les changements, et à chaque fois que l’on fait cela, les autorités communiquent. Pour Touba par exemple, dans tous les centres de vote, nous avons mis une commission, différente de la celle communale, pour distribuer les cartes. Il est possible que des électeurs se retrouvent dans un bureau de vote différent. Quand il y a refonte, il y a de nouvelles inscriptions, et entretemps, il y a la loi qui limite le nombre d’inscrits par bureau de vote à 600, alors que c’était 900. J’ai moi-même été changé de bureau à Linguère. On est obligés de reventiler ou de créer de nouveaux bureaux de vote, quand il y a plus de 600 inscrits. Il est possible que l’on change de lieu de vote, mais la motivation n’est rien d’autre que de rapprocher l’électeur de son lieu de vote.

Dans le monde rural, les gens font parfois plus de 15km pour aller voter, et s’ils sont au nombre de 200 généralement, on leur crée un nouveau lieu de vote, plus proche, qui polarise également les villages environnants. Et une fois que c’est fait, ils sont informés,» Fichier électoral. «J’ai jusqu’au 8 février au plus tard, pour remettre le fichier aux candidats, je ne suis pas obligé de le faire avant.»

«Rien ne justifie le recrutement de nervis»
Sécurité, «Avez-vous déjà vu un candidat à une élection, même locale, qui n’organise pas sa sécurité ? Les gens organisent leur sécurité, mais l’objectif, ce n’est pas de recruter des gros bras. Pour ce qui est d’assigner des agents de sécurité à chacun des cinq candidats, nous n’avons pas encore pris la décision de le faire. Nous sommes un pays bien organisé,avec des lois et des textes. Et ce n’est même pas évident que ce soit accepté, les candidats ne sont pas tenus d’accepter qu’on leur colle des policiers..

Parce que la sécurité, c’est avant tout une question de confiance, et d’ailleurs, personne d’entre eux n’en a fait la demande. Dans certains pays, l’offre a existé et a été refusée. Nous appelons les gens à la retenue, cette élection présidentielle sera la onzième au Sénégal, et tout devrait bien se passer. C’est vrai qu’il y a toujours beaucoup de bruit, mais jusque-là, nous avons des comportements meilleurs que ce que nous avons eu en 2012, où il y avait beaucoup de morts. Il faut que les gens sachent raison garder, rien ne justifie le recrutement de nervis et autres pour assurer la sécurité. Il y a suffisamment d’espace dans ce pays pour cinq candidats.»

«En 2018, nous avons un taux de manifestations interdites de 2,2% sur l’ensemble du territoire»
Manifestations interdites. «En 2018, nous avons un taux de manifestations interdites de 2,2% sur l’ensemble du territoire. C’est cela la vérité et pas ce que les gens disent. Pour Dakar, nous avons reçu 2155 demandes de manifestations sur la voie publique, 36 ont été refusées, soit 1,67%. Pour les réunions publiques, 501 demandes ont été reçues et 23 refusées. Au total, en 2018, à Dakar, 2 6% demandes ont été reçues et seulement, 59 interdites.

Pour aujourd’hui (hier), les jeunes (de l’opposition) ont déposé pour faire une marche, le Préfet leur a demandé de changer d’itinéraire, mais ils ont refusé et ont renoncé. Donc, ce n’est pas le dia-logue qui a manqué, s’ils voulaient marcher, ils pouvaient le faire, mais c’est peut-être parce qu’il y avait d’autres intentions derrière. Quand il y a une demande de manifestation, c’est la police qui instruit et qui, tenant compte des informations dont elle dispose, donne un avis au Préfet. Et dès fois, ce dernier va même à l’en-contre de ces avis pour autoriser la manifestation. Pour cette fois, le Préfet leur a demandé de changer d’itinéraire pour éviter qu’ils ne pas-sent devant l’Hôpital Abass Ndao.»

Bureaux fictifs. «Nous avons publié la répartition de tous les bureaux, il n’y a pas de bureau fictif, cela n’existe nulle part. La carte électorale est publiée et tout le monde peut savoir ce qu’il en est. Et même si par extra-ordinaire, il y a un bureau fictif, au niveau de la Commission de recense-ment, on ne décompte pas un bureau, s’il n’est pas signé par le président de la Cena. Et même pour les bureaux qui existent réellement, si pour une raison ou une autre, la délocalisation est faite et que ce n’est pas sur la carte électorale signée par le ministre de l’Intérieur, ce bureau n’est pas comptabilisé. Donc il ne peut pas y avoir de bureaux fictifs.»